Méthode

« Veiller futé à l’international » (tome 2)

Vendredi 20 mai 2011 | Méthode, Outils pratiques PME/PMI, Veille stratégique | Pas de commentaire

La Commission Intelligence économique (IE) des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) a publié le deuxième tome du guide « Veiller futé à l’international ». Ce guide a pour but, une fois encore, d’aider les dirigeants de PME françaises dans leurs démarches à l’international, surtout en ces temps de crise généralisée, sources à la fois de menaces et d’opportunités.
Ce guide basé sur des exemples vécus et concrets a été élaboré par des responsables d’entreprises en charge de l’export et du développement international, véritables acteurs de terrain et praticiens au quotidien de l’intelligence économique tant en France qu’à l’étranger.
Dans un précédent post, nous avions présenté le premier tome qui  se concentrait sur les aspects plus « défensifs » et mettait en garde les PME contre les nombreux pièges à éviter, le deuxième tome insiste sur la nécessité d’observer son adversaire, déceler ses points forts et faiblesses pour aller à la conquête des marchés étrangers, tel le Judoka qui utiliserait la force de son adversaire pour mieux le surprendre et le contrer :

  • Préparer et organiser sa mission à l’étranger
  • Maîtriser les risques liés aux outils de communication et de stockage de l’information
  • Utiliser la propriété intellectuelle
  • Exposer sans s’exposer : du bon usage des salons et colloques à l’étranger
  • Trouver un partenaire fiable à l’étranger
  • Les techniques particulières d’obtention et d’exploitation de l’information
  • Financer son développement en évitant les pièges

 

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Tyrannie des e-mails

Lundi 19 avril 2010 | Actualité de l'IE, Méthode | Un commentaire

Alain Afflelou a annoncé récemment qu’il souhaitait interdire l’utilisation du Black Berry pour l’ensemble de ses collaborateurs. Il faut dire que l’incursion des flux d’information dans les entreprises finit par parasiter tous les échanges interpersonnels. Des salariés qui pianotent des textos discrètement avec les mains sous la table.  Des collaborateurs dont le regard est rivé à l’écran du téléphone portable et qui répondent au téléphone en pleine réunion. Cette tendance généralisée à la gestion on line de l’information fait décidément des ravages.

On constate que l’’information entrante est immédiatement réceptionnée et traitée sans discrimination, ni discernement. Sans prise de recul, ces messages ne sont plus classés par ordre de priorité. Les réponses sont désormais délivrées « au fil de l’eau ». Dans un tel système de (non) management de l’information, tout devient à la fois urgent et important.  Chaque destinataire de message se soumet à l’injonction de joignabilité permanente et à l’obligation de réactivité. La liste des courses pour le supermarché, le dossier stratégique pour l’export, le message à un ami cher pour son anniversaire, la réponse qualité au client… Tout est inscrit sur le même plan, c’est-à-dire sur le plan de l’horizontalité. Et nos journées se morcellent ainsi à l’infini, polluées par l’accumulation des micros taches, la juxtaposition de micros faits et l’explosion des micros réponses.

On commence à s’interroger sérieusement sur les gaspillages d’un tel système. Une récente étude américaine démontre que l’usage intempestif et décalé des e-mails a coûté  900 milliards de dollars à l’économie américaine en 2009. On redécouvre ainsi que « toute information a un coût » : le temps passé à traiter des mails futiles, le temps de remobilisation nécessaire après chaque coupure dans le travail. Nous sommes littéralement « bombardés » de messages. En moyenne dans le monde, chaque salarié recevrait 93 courriels et en enverrait 38 (et il s’agit d’une moyenne !). Qui peut vraiment dire qu’il porte de l’attention à autant de messages ?

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Collecte d’informations par Internet : utiliser le Dublin Core

Samedi 22 août 2009 | Méthode | Pas de commentaire

Chercher sur Internet est une chose, trouver en est une autre… Face à la quantité exponentielle de documents et à la grande variété de contenus (sons, textes, données chiffrées, podcast, images…), le traqueur d’informations sur Internet doit désormais savoir utiliser des méthodes de segmentation permettant de sélectionner le type de fichier recherché. Les spécialistes considèrent que cette démarche de segmentation doit s’appuyer sur « l’interopérabilité structurelle des métadonnées », c’est-à-dire sur l’existence de dénominations et de standards permettant de trier les sources avec pertinence (voir en ce sens Gilles Balmisse, La recherche d’information en entreprise, ed.Lavoisier, 2007, p.76 et suiv.). Au sein de ces standards, la norme de Dublin Core présente 15 éléments utiles faisant l’objet d’un certain consensus.

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Evaluer ses sources

Vendredi 24 juillet 2009 | Méthode | 2 commentaires

Les spécialistes de l’Intelligence économique (IE) sont confrontés à une difficulté majeure : « Comment évaluer la pertinence et la crédibilité d’une source ? ». En effet, il convient d’adopter systématiquement un recul critique sur toute information recueillie. Cette posture s’impose lorsque l’on travaille sur Internet, car le meilleur côtoie le pire… D’un côté, on trouvera le point de vue scientifique de l’expert ou l’étude de marché réalisée dans les règles de l’art. De l’autre, l’opinion du quidam, la rumeur (Hoax) et le mauvais exposé du mauvais étudiant…

Par rapport à l’évaluation des sources, on pourra commencer par analyser les qualités intrinsèques du document recueilli. Des éléments comme la date, l’auteur ou l’organisation peuvent fournir de précieuses indications.

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Un plan de recherche pour trouver

Mardi 12 mai 2009 | Méthode | Pas de commentaire

Quel que soit l’objectif d’une démarche d’Intelligence économique (IE), pour se révéler efficiente, la recherche des informations commerciales doit être articulée rigoureusement à partir d’un « plan de recherche ». Avant de se lancer dans des opérations de collecte d’informations, il est primordial de définir : « Qu’est-ce que je veux savoir ? », « Qu’est-ce que je dois savoir ? ». Ces deux questions basiques sont trop souvent éludées en amont. Elles conditionnent pourtant le succès de la démarche d’IE dans le respect des objectifs stratégiques et des moyens alloués. Pas de maîtrise des délais, des coûts et de la qualité sans véritable définition d’un plan de recherche.

L’axe de recherche permet de caractériser la demande exprimée. Qui est le commanditaire ? Quelle est sa place dans l’organigramme de l’entreprise ? Quels sont les enjeux stratégiques pour l’organisation ? S’agit-il d’acquérir des informations nouvelles, ou de valider des informations déjà existantes ?  Comment cette recherche va-t-elle impacter l’environnement de l’entreprise (forces, faiblesses, opportunités, menaces) ? Enfin, quels sont les objectifs qualitatifs et quantitatifs de la démarche d’IE ? Ces questions s’avèrent essentielles, que la recherche s’effectue en interne ou en externe avec un prestataire.

Le plan de recherche va ensuite méthodiquement « mettre en musique » la recherche. On définira une série de questions en les regroupant par thèmes et en précisant le type de sources sollicitées, qu’elles soient « formelles » (presse, Internet, documents commerciaux) ou plus « informelles » (réseaux humains et sociaux). On le voit, l’Intelligence économique n’est pas simplement une affaire de bonne volonté. Il n’est point suffisant de vouloir chercher pour pouvoir trouver…

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