Note de lecture

La boite à outils de l’intelligence économique

Jeudi 16 février 2012 | Actualité de l'IE, Note de lecture, Outils pratiques PME/PMI | Pas de commentaire

L’intelligence économique souffre encore parfois d’un défaut de réalisme (sérieux paradoxe en vérité pour une matière qui entend précisément éclairer la prise de décision stratégique). Les débats académiques sont encore traversés épisodiquement par des guerres picrocholines entre les tenants de la veille stratégique, du knowledge management et de l’intelligence concurrentielle…  Les échanges intellectuels sont enflammés et nourris par des controverses »stratosphériques ». Les plus optimistes voient dans ces penchants le signal faible d’une absence de maturité scientifique (qui ne demande pour ainsi dire qu’à s’améliorer). Les plus pessimistes semblent percevoir une manifestation plus profonde d’inutilité (considérant in fine que « l’IE ne sert à rien »…).

De leur coté, les chefs d’entreprise  des PME/PMI demeurent pour le moins circonspects. Ils attendent des réponses opérationnelles pour appuyer utilement leurs projets: détection de nouveaux marchés, filière d’exportation, lancement de nouveaux produits,  positionnement de marque, protection de l’image ou de la réputation de l’entreprise…

Dans ce contexte, l’ouvrage de Nicolas Moinet et Christophe Deschamps: « La boîte à outils de l’intelligence économique » paru aux éditions Dunod comble assurément un vide éditorial. Les auteurs proposent 59 fiches outils indispensables pour implémenter, concrétiser ou pérenniser une démarche d’intelligence économique en entreprise. Chaque outil est décrit sur 2 ou 4 pages, à partir d’un schéma de synthèse, d’un contexte d’utilisation, d’une description des étapes de mise en œuvre, de conseils et de précautions à prendre.On peut donc piocher librement dans cette boite à outils en fonction de ses objectifs: intégrer la démarche d’intelligence économique, surveiller son environnement, traiter et analyser l’information stratégique, protéger son patrimoine immatériel, influencer son environnement… A titre purement personnel, j’avoue que j’ai particulièrement apprécié l »outil N°22 sur la E-Réputation, l’outil N°36 sur l’analyse Red hat (permettant d’anticiper sur les choix d’un concurrent) et l’outil N°50 sur l’ingénierie sociale 2.0.

A lire donc et surtout à relire en fonction de votre situation du moment… mais toujours sans modération.

 

 

Post to Twitter

Tags: , , , , , ,

L’entreprise dans son environnement démocratique

Mercredi 3 novembre 2010 | Note de lecture | Pas de commentaire

Pierre-Marie de Berny, co-auteur du blog Démocratie d’influence, vient de publier un e-book intitulé « Communication d’influence – Manuel de survie à l’usage des entreprises ». Il s’agit d’un travail approfondi avec des références sérieuses, très orienté “sciences po”. Le document présente ce qu’est la nouvelle démocratie d’influence, et quelle place peut prendre l’entreprise dans ce nouveau contexte. L’auteur souligne bien les difficultés que rencontrent les entreprises, avec le règne de l’information et de l’immédiateté qui amènent le règne de l’émotion. Les problématiques d’image et de communication qui en découlent sont de ce fait nouvelles pour les entreprises, qui doivent pourtant trouver leur place dans cette société de l’information…

Le document est disponible dans son intégralité sur le blog de son auteur ou sur Isuu, et l’on retiendra tout particulièrement sa deuxième partie, « Faire entendre la voix de l’entreprise ». Voici le sommaire du document :

› Lire la suite

Post to Twitter

Tags: ,

« Le renseignement en France d’hier à aujourd’hui : permanences, mutations et réformes »

Mercredi 24 mars 2010 | Note de lecture, Politique publique | 3 commentaires

Nous avons rencontré Sébastien Laurent, Historien et Maître de conférence à l’Université Michel de Montaigne Bordeaux 3. Sébastien Laurent est un spécialiste de l’histoire du renseignement. Nous vous proposons ce « regard croisé » sous forme d’entretien à propos de son dernier livre « Politiques de l’ombre ».

JB : Sébastien Laurent, dans votre ouvrage intitulé « Politiques de l’ombre, État, renseignement et surveillance en France » (Fayard, 2009), vous nous livrez une généalogie passionnante des rapports entre le renseignement et l’Etat. Cet « Etat secret » vous le définissez comme « la composante de l’Etat soustraite à la publicité » (page 13). Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Sébastien Laurent : Il s’agit en fait d’un point de départ. C’est une observation : ce qui est secret n’est pas rendu public. Ce qui est valable dans les relations entres individus l’est aussi lorsque l’on regarde l’Etat. Celui-ci demeure encore en très grande partie masqué au XIXe siècle que ce soit dans son organisation ou dans ses pratiques. Je me suis appuyé sur cette approche pour démarrer la longue recherche dont ce livre est issu.

› Lire la suite

Post to Twitter

Tags: , , ,

A lire : L’animation de la veille stratégique

Vendredi 5 mars 2010 | Note de lecture, Veille stratégique | Un commentaire

L’ouvrage « L’animation de la veille stratégique » écrit par Humbert Lesca et Salima Kriaa Medhaffer vient de paraître aux éditions Lavoisier. La veille anticipative stratégique permet à l’entreprise d’acquérir des informations destinées à la prise de décisions stratégiques. Conçu comme un guide pratique, cet ouvrage présente les différents éléments nécessaires à la conception d’un projet de veille stratégique réussi. Il accompagne pas à pas les responsables de veille, bien souvent novices dans l’élaboration de leur projet.

L’animation de la veille stratégique propose des recommandations pour la mise en place du dispositif de veille (méthode L.E.Scanning) mais aussi concernant l’animation et l’optimisation de ce processus. Le dispositif de veille anticipative inclut des personnes réparties dans différents services de l’entreprise. C’est pourquoi ce livre introduit ici des critères pour identifier un animateur veille potentiel, dont le rôle est de structurer ce dispositif en forme de réseau et de coordonner les efforts individuels pour ne pas s’éloigner des objectifs de l’entreprise. Autant de conseils pratiques utiles aux professionnels qui souhaitent amorcer un dispositif de veille en entreprise. A lire donc… et à appliquer sans modération…

Post to Twitter

Tags: , , , ,

A lire : « Entre l’Etat et le marché »

Samedi 27 février 2010 | Note de lecture | Pas de commentaire

« Entre l’Etat et les marchés : l’information et l’intelligence économique en France » vient de paraître aux éditions du nouveau monde, sous la Direction de mon collègue Sébastien Laurent, Maître de conférences à l’Université de Bordeaux et spécialiste reconnu de l’histoire du renseignement.  L’ouvrage collectif regroupe des contributions universitaires permettant la mise en perspective historique et sociale de l’intelligence économique. J’ai participé à cet ouvrage par un article consacré à  « L’intelligence économique à l’épreuve de la déontologie ».

La crise financière de 2008 et la récession économique ont rappelé le rôle majeur que les États conservent à l’égard des phénomènes économiques même s’ils n’en maîtrisent pas les rythmes. Bien que le marché et ses règles l’emportent, il serait imprudent de conclure pour notre temps au déclin absolu de l’Etat. Le regard panoramique proposé dans ce volume sur l’information et l’intelligence économique amène à constater que l’Etat s’est progressivement construit une capacité d’information économique indépendante du privé, mais sans pour autant s’affranchir des réseaux privés. Le capitalisme mondial évolue : à l’heure de la formation d’oligopoles mondiaux dans certains secteurs, de processus de fusions-acquisitions à l’échelle internationale, c’est la question de la nationalité du capital qui est posée. Ce ne sont plus alors les moyens techniques, juridiques ou financiers de l’Etat qui sont en cause, mais le principe même de son intervention qui n’est plus possible. On peut aujourd’hui se demander si celui-ci n’est pas condamné à centrer l’intelligence économique sur les petites et moyennes entreprises et si les anciens  » grands fleurons  » construits dans la France des Trente Glorieuses, tournés vers les marchés extérieurs, ne sont pas amenés à ne plus compter que sur leurs propres forces. Ce sont les transformations actuelles du capitalisme mondial qui fixent désormais en grande partie les enjeux de l’information et du renseignement économique.

A lire pour alimenter vos réflexions…

Post to Twitter

Tags: , , , ,

Intelligence économique – Enquête dans 100 PME

Lundi 20 avril 2009 | Note de lecture | Pas de commentaire

Connaître les pratiques d’Intelligence économique des PME est important et nécessaire pour les acteurs de l’IE. Le livre de Sophie Larivet, Intelligence économique – Enquête dans 100 PME (L’Harmattan, 2009, 245 p.), vient renforcer les connaissances que l’on peut avoir sur le sujet.

Intelligence économique - Enquête dans 100 PME - Sophie Larivet

› Lire la suite

Post to Twitter

Tags: , , ,

Etat, entreprises, Intelligence économique, quel rôle pour la puissance publique ?

Vendredi 20 mars 2009 | Intelligence territoriale, Note de lecture, Politique publique | Pas de commentaire

Les tenants du libéralisme absolu ont cru que le développement économique et politique de nos sociétés marquerait la disparition de l’Etat. Or, l’économie n’a pas connu et ne connaît pas le développement universel et sans limite que ces intellectuels imaginaient. Au contraire, le développement économique peut déboucher sur des situations chaotiques, comme la crise actuelle nous le rappelle, et cela de manière imprévisible. Dans ce contexte, l’information relative à l’économie revêt un rôle capital.

C’est en se basant sur ce constat que Xavier Leonetti a écrit sa thèse, « Etat, entreprises, Intelligence économique, quel rôle pour la puissance publique ? », présentée et soutenue le 7 novembre 2008. Il perçoit l’Intelligence économique (IE) comme un levier de renouveau de la politique publique, levier qui participe à la réforme de l’Etat. De plus en plus, ce dernier passe de la défense nationale (militaire) à la sécurité nationale (économique), l’économie étant devenue le facteur principal de la puissance.

› Lire la suite

Post to Twitter

Tags: , , , , , , , , , , ,

Contributions de l’IE à « l’immatériel de rassurance »

Mercredi 4 mars 2009 | Lobbying, Note de lecture, Veille stratégique | 2 commentaires

Les présentes réflexions s’appuient sur la lecture de l’ouvrage de R. Rochefort, La société des consommateurs, et notamment sur le concept « d’immatériel de rassurance ». L’article explore les relations ténues entre « Intelligence économique » et « immatériel de rassurance ».

Depuis le début des années 1990,  la société de consommation a pris un tournant important, celui du « marketing des nouveaux besoins ». Le prix des produits et des services n’est plus directement lié à la structure des  coûts de production, comme dans la phase industrielle classique précédente. La corrélation  entre le prix de vente et le coût de production se distend, se disjoint et finit même par se dissiper. La question fondamentale désormais est bien de mesurer combien le consommateur est prêt à payer. En fait, chaque nouvelle offre commerciale « vaut ce qu’elle se vend » et le consommateur fixe in fine le niveau de certains prix sur le marché.

Selon ce mouvement, les caractéristiques fonctionnelles du produit (utilité, fiabilité, qualité, sécurité) sont étroitement imbriquées dans des caractéristiques plus immatérielles. La consommation est devenue, selon l’expression de Robert Rochefort, un enjeu « de besoin, de plaisir et de désir » [R. Rochefort, 2001, p. 25]. Les spécialistes de la publicité, ceux du marketing et du social learning, s’allient pour sublimer les vertus symboliques induites des produits et des services. La consommation est devenue une affaire complexe d’aspiration, d’envie, mais aussi de reconnaissance. Suivant cette tendance, la composante immatérielle de chaque objet de consommation n’a plus rien à voir avec l’utilisation concrète et directe qu’en fait le consommateur. Il s’agit d’inclure et d’incorporer l’imaginaire du consommateur dans la composition du nouveau bien ou du nouveau service. « La composante immatérielle a toujours une réalité mais ce qui la définit avant tout, c’est sa potentialité » [R. Rochefort, 2001, p. 34]. Il va donc falloir « sonder les cœurs et les âmes » des consommateurs pour pénétrer leur psychisme et décoder la structuration des imaginaires. L’objectif reste bien sûr de manipuler ces codes pour séduire les appétits, flatter les besoins, et déclencher l’acte d’achat. La communication immatérielle procède donc fondamentalement de cette « parole manipulée » qui vise à produire « un message, dans sa dimension cognitive, ou sous sa forme affective (…) conçu pour tromper, induire en erreur, faire croire ce qui n’est pas » [P. Breton,2000, p. 25].

› Lire la suite

Post to Twitter

Tags: , , , , , , , , ,

Le risque opinion

Lundi 2 mars 2009 | Bibliographie, Formation, Lobbying, Note de lecture | Pas de commentaire

L’intelligence économique (IE) vise à la protection des informations stratégiques en entreprise. C’est l’IE  qui déploie des outils permettant de protéger le patrimoine immatériel des entreprises. Parmi les risques encourus, il en est un que l’on nomme le « risque opinion ». En effet, nous vivons dans une société dans laquelle la transparence est devenue une obligation de gestion. Rien n’échappe aux regards de l’opinion qui n’hésite plus à mettre en cause la responsabilité de l’entreprise, son attitude et son comportement. L’image de l’entreprise et sa politique commerciale peuvent être durablement affectées par les jugements négatifs de l’opinion publique. Les chefs d’entreprise doivent donc prêter une oreille attentive aux inquiétudes manifestées par l’opinion : respect de l’environnement, des normes sanitaires, équité financière et responsabilité sociale sont autant de questions sensibles.

L’opinion est donc un risque pour l’entreprise, mais c’est un risque maîtrisable. On pourra développer une politique de communication corporate englobant l’influence auprès de l’ensemble des parties prenantes (salariés, actionnaires, clients, fournisseurs, pouvoirs publics, concurrents…). On mettra en place une veille stratégique qui permettra de détecter en amont le moindre bruit de l’opinion. Alertée très tôt par un signal faible, l’entreprise conserve des marges de manœuvre pour réagir et défendre son image. Mais si elle s’installe dans le déni et l’autisme, elle se condamne d’avance aux justifications les plus maladroites…

Article paru dans Aquitaine Presse Service (APS), Rubrique « Les Clés de l’intelligence économique »,    Vendredi 28 février 2009

Post to Twitter

Tags: , , ,

Intelligence économique et crise économique

Dimanche 22 février 2009 | Note de lecture | Pas de commentaire

Jean-Michel Reynaud, Président de la Section des Finances du Conseil Economique et Social et Président délégué de l’ICOSI (Institut de Coopération Sociale Internationale) a publié en janvier 2009 un document sur la Démarche d’intelligence économique dans le contexte de la crise de 2008. Il y affirme la nécessité de l’intervention de l’Etat et du développement d’une nouvelle régulation, tout en prônant la prise en compte de l’Intelligence économique.

1. Une « guerre froide » économique

L’auteur situe d’abord la situation actuelle, la qualifiant de « guerre froide » économique : réduction des ressources énergétiques, croissance de nouveaux pays continents (Chine et Inde, Brésil et Russie), problème des énergies de substitution (nucléaire, énergies vertes avec la problématique énergie ou nourriture), et l’intensification des conflits culturels (religion, laïcité, liberté de conscience) et sociaux (« dumping salarial et social », différences de niveau de vie,…).

› Lire la suite

Post to Twitter

Tags: , , , , , , ,

Follow jb2point0 on Twitter Follow jb2point0 on Twitter

Calendrier

février 2012
L Ma Me J V S D
« jan    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829  

Archives

  • 2012 (6)
  • 2011 (34)
  • 2010 (63)
  • 2009 (88)
  • 2008 (47)
  • 2007 (6)

Archives par mois