Publication des comptes : l’heureuse fin de la transparence

Dimanche 28 avril 2013 | Actualité de l'IE, Protection des informations, Renseignement commercial | Pas de commentaire

Le 18 avril dernier, le Premier ministre a annoncé la suppression de l’obligation de publication des comptes pour 1,4 million de Très Petites Entreprises (TPE) françaises. Ainsi, l’obligation de publication disparaîtra pour les entreprises de moins de 10 salariés et réalisant moins de 700.000 euros de chiffre d’affaires. Elle sera aussi allégée pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires jusqu’à 8 millions d’euros.
L’objectif de cette mesure est double. Premièrement, il s’agit de simplifier et d’alléger les procédures administratives pour les TPE. Deuxièmement, il s’agit d’éviter des distorsions de concurrence entre les PME françaises et leurs concurrentes. Rappelons que jusque-là, les PME françaises étaient astreintes à des obligations de publication nettement plus contraignantes que celles auxquelles sont assujetties les autres entreprises des Etats membres de l’Union européenne. Rappelons aussi que, dans les principaux Etats situés en dehors de l’Europe, il n’existe quasiment aucune obligation de publication des comptes pour les entreprises non cotées.
Ces mesures de simplification permettront ainsi aux « start-ups » et TPE françaises de préserver la confidentialité de leurs activités. Elles éviteront ainsi la prédation financière de nos pépites technologiques. Dans une logique de réciprocité, ces mesures visent à rétablir un équilibre face aux concurrents internationaux. Dans une période où l’on parle beaucoup de transparence, il n’est pas inutile de rappeler que la vie économique se nourrit aussi de secrets légitimes. La confidentialité et la discrétion sont de nature à protéger les avantages concurrentiels.

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Intelligence économique, mode d’emploi

Dimanche 21 avril 2013 | Actualité de l'IE, Note de lecture | Pas de commentaire

Aux antipodes de l’intelligence économique «stratosphérique» Arnaud Pelletier et Patrick Cuenot nous proposent « Intelligence économique, mode d’emploi » pour « Maîtriser l’information stratégique de votre entreprise » aux éditions Pearson. J’ai trouvé cet ouvrage agréable à lire, accessible aux néophytes et surtout… pratique.
L’intelligence économique encourage « la maîtrise et la protection des informations stratégique utiles aux décideurs publics et privés » (Alain Juillet). Le livre de Pelletier et Cuenot présente quatorze outils fondamentaux et des applications concrètes pour implémenter un processus d’intelligence économique en entreprise. La première partie de l’ouvrage présente la veille, la protection de l’information, la gestion des risques et l’audit en IE. La deuxième partie se polarise sur le renseignement en entreprise, la visibilité sur internet, le rôle des réseaux, la gestion de projet, la normalisation et le knowledge management. La troisième partie développe les aspects du lobbying et de l’influence, le benchmarking, la stratégique d’entreprise et la gestion de crise.
On le voit, aucune facette de l’intelligence économique n’est ici oubliée. Au fil des pages, le lecteur se laisse entrainer dans un vaste tour d’horizon et comprend que l’intelligence économique est devenue  indispensable dans une économie ouverte. Car l’information n’est plus simplement un carburant pour créer des richesses… Elle est devenue LA richesse. Les avantages concurrentiels se cristallisent sur des « rapports asymétriques » à l’information (Porter), la différenciation se construit entre ceux qui savent (avant les autres ?) et ceux qui ne savent pas.
Arnaud Pelletier dirige l’agence « Le privé » spécialisée en renseignement, investigations, et information sensible d’entreprise. Ce professionnel sait mettre en exergue et illustrer concrètement la dimension défensive de l’Intelligence économique. Pour sa part, Patrick Cuenot en tant que spécialiste des questions d’E-Réputation et de la présence des entreprises sur le web enrichit utilement une vision plus « technocentrée » des systèmes informationnels. Au final, le binôme nous livre un ouvrage équilibré dans lequel les enjeux humains, organisationnels et systémiques nourrissent l’analyse globale. Nous avons particulièrement apprécié la présentation d’une grille d’audit opérationnelle en intelligence économique (page 239 à 272), ainsi que les nombreux schémas explicatifs et la webographie ouvrant sur de nouvelles ressources en ligne.

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Qualiting : du mystère au miroir

Vendredi 12 avril 2013 | Concepts et conceptions, Veille stratégique | Pas de commentaire

L’intelligence économique encourage « la maîtrise et la protection d’informations stratégiques utiles aux décideurs publics et privés ». Parmi ces informations utiles, certaines visent à assurer un retour sur la relation client. Dans un contexte commercial ou la fidélisation devient un enjeu majeur, de plus en plus d’organisations pratiquent le qualiting. Il s’agit de mettre en place des actions permettant d’évaluer la qualité d’un service pour apporter des actions correctrices dans une logique d’amélioration continue.
Le client mystère est un enquêteur qui, sous couvert d’anonymat, se rend dans un point de vente pour tester la qualité d’accueil et de service. Ce client mystère cherche à mesurer les écarts entre la procédure définie par la direction commerciale et la réalité de l’accueil sur le terrain. La démarche vise aussi à comparer le niveau de performance entre plusieurs magasins au sein d’une enseigne de distribution. L’appel mystère est réalisé auprès d’un centre d’appel pour mesurer la qualité téléphonique apportée aux clients. Cette démarche permet de juger de la compétence technique et relationnelle des équipes, pour répondre aux questions des clients.
Au final, le qualiting établit une distinction essentielle entre la qualité voulue par l’organisation, la qualité réelle et la qualité perçue par les clients ou les usagers. Ce type de diagnostic dressé à partir de points de contrôle cherche à mesurer et à objectiver la performance d’un service commercial. Il permet aussi de recueillir des matériaux plus subjectifs (sous forme de verbatim). Les informations recueillies par le client mystère ou par l’appel mystère offrent ainsi un miroir aux décideurs publics et privés…

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Web 2.0 : ces micro-pouvoirs d’informer…

Jeudi 21 mars 2013 | E-Reputation, Web 2.0 | Pas de commentaire

Autour de chaque dirigeant et de chaque entreprise se cristallise désormais un halo de connaissances et d’échanges d’opinions sur le web qui finissent par caractériser chaque acteur et chaque organisation, tout en lui échappant. Du coup, chaque entreprise devient progressivement dépendante d’une batterie de contenus dont les conditions de production lui sont en grande partie étrangères. En bref, elle ne maîtrise plus sa communication institutionnelle « par le haut ». L’approche strictement verticale consistant à administrer le message, incluant plan de comm, budget annonceur et cible vacille. J’avais annoncé en son temps, sans grand  ménagement « le corporate est mort ».
Pour caractériser ce mouvement de fond, François Bernard Huygue évoque significativement la constitution de « micro-pouvoirs d’informer » : « non seulement commenter publiquement, mais aussi la possibilité de citer (y compris en images), de recommander, de suggérer (ceux qui s’intéressent à X devraient aussi s’intéresser à Y), de contribuer à l’indexation, de voter ou d’évaluer, de créer de nouveaux lieux d’expression sur un thème (forum par exemple), de faire circuler une information, de rendre plus visible un autre média, de propager dans les réseaux sociaux (on parle par exemple de la twittosphère), de créer des rassemblements éphémères de passionnés du même sujet ou de partisans de la même cause, de susciter des manifestations virtuelles ou des mobilisations en ligne, de consulter le peuple ou d’en mettre en scène l’apparence » .
Désormais, il est impossible à une entreprise de verrouiller totalement son image et de contrôler sa propre réputation. Chaque organisation doit s’en remettre à ses parties prenantes, à la fois ambassadeurs et « tiers de confiance » pour porter son image sur un mode allusif. Certes, le web 2.0 induit une régulation des avis et des opinions, mais une régulation douce, distante et indirecte… une sorte régulation du « lâcher prise » qui nécessite tact et mesure.

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Développer une influence normative internationale

Mercredi 13 mars 2013 | Actualité de l'IE, Lobbying | Pas de commentaire

Mme Claude REVEL fut chargée en septembre dernier, par Mme Nicole BRICQ, ministre du Commerce extérieur, d’une mission sur le développement de l’influence française en matière de normes. Elle vient de rendre son rapport qui est en ligne.
Le rapport rappelle tout d’abord à quel point l’élaboration des normes, entendu dans son sens le plus large de régulations internationales de toutes natures et de noms divers – qui orientent, structurent ou contraignent notre environnement concurrentiel – est devenu un enjeu majeur. En effet, comme le souligne son rapport, les régulations internationales ne sont jamais innocentes, elles déterminent des marchés, fixent des modes de gouvernance, permettent à leurs auteurs de devancer la concurrence, ou de la freiner, ou d’exporter leurs contraintes. Ainsi la norme et la règle, y compris très techniques, portent des stratégies non seulement commerciales, mais aussi de puissance, des politiques et des modèles, notamment venus, depuis une trentaine d’années, de conceptions dites libérales anglo-saxonnes qui relèvent plus de la culture que de la nationalité. Contrairement à l’Allemagne ou au Royaume-Uni, les responsables d’entreprises françaises ne se sont pas dans l’ensemble saisis au plus haut niveau de ces sujets, se reposant souvent sur l’État. Or l’État ne peut tout faire et doit se concentrer sur sa valeur ajoutée. Il faut en revanche apprendre à travailler en partenariat public-privé sur les sujets d’intérêt commun. Le rapport suggère « d’aligner le crédit d’impôt normalisation sur le crédit d’impôt recherche », la normalisation étant, comme la recherche, un investissement immatériel pour des marchés futurs ; ou encore « des mesures emblématiques comme la participation de représentants de la normalisation ou du droit à des voyages officiels pour appuyer des actions en cours ». A  plus long terme, il s’agirait d’accroître la lisibilité du dispositif de normalisation français en favorisant les regroupements et en rapprochant les fédérations des instances centrales de la normalisation.
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Clients de tous pays…

Vendredi 8 mars 2013 | E-Reputation, Lobbying, Web 2.0 | Pas de commentaire

Chacun connait la pétition dite « classique », cet acte qui permet de signifier par écrit une position politique sociale à une institution ou à un décideur. Plus les signataires de la pétition sont nombreux, plus l’impact médiatique sera élevé et la pression importante sur la prise de décision. Ce que l’on sait moins c’est que les clients n’hésitent plus à faire appel aux signataires sur internet en lançant des pétitions on line.
La pétition on line expose rapidement les faits puis formule généralement une demande d’adhésion comprenant l’e-mail ou les coordonnées de l’internaute. Il existe quatre types de pétitions on line : la pétition avec envoi d’un courrier simple (l’internaute doit recopier une lettre type à envoyer) ; la pétition en push de type bouche à oreille (l’internaute va relayer le message par mail) ; la pétition directe avec inscription sur un site web (on voit alors le nombre de soutiens s’accumuler) et la pétition avec des liens hyper textes permettant l’accès à la boîte aux lettres électronique des personnalités (dirigeants, chefs d’entreprise…).
Désormais lorsqu’un client est mécontent il n’hésite plus à le faire savoir sur le web. Comme le dit le PDG d’Amazon Jeff Bezos: « Si vous rendez vos clients mécontents dans le monde réel, ils sont susceptibles d’en parler chacun à 6 amis. Sur internet, vos clients mécontents peuvent en parler chacun à 6000 amis ». La pétition on line est donc entrée dans les modes d’action des consommateurs car elle favorise la coalition d’intérêts immédiate. Le rapport du faible au fort a changé et les entreprises ne peuvent l’ignorer… Clients de tous pays unissez-vous !

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Veille sociétale

Vendredi 22 février 2013 | Veille stratégique | Pas de commentaire

La veille stratégique est une activité continue, en grande partie itérative visant à surveiller l’environnement de l’entreprise pour anticiper les changements, prévenir les menaces et saisir les opportunités. Cette activité permet aux décideurs et chefs d’entreprise de maitriser l’information dans tous les compartiments de l’organisation (commercial, R et D…) pour enrichir une logique de projet ou nourrir une prise de décision stratégique.

Depuis quelques années, on voit se déployer de nouveaux types de veille comme la veille sociétale, qui vise à surveiller les évolutions de fond de la société à travers de signaux faibles concernant l’évolution des valeurs, les modes de vie, les comportements… Ce type de veille permet par exemple aux industriels de l’agro-alimentaire d’adapter leurs produits aux évolutions de la société. L’augmentation du nombre de familles monoparentales, du nombre de divorces ou de célibataires sont autant d’indicateurs intéressants pour décrypter les nouveaux contextes de consommation familiale. Les indicateurs sociétaux révèlent ainsi que l’on passe d’un repas partagé en commun, à un repas ou chacun souhaite choisir son plat. Cette individualisation des comportements mise en exergue par la veille sociétale incitera les producteurs à proposer toute une gamme de produits en portion unique.

On le voit, les tendances de fond et les nouvelles tendances de la société, qu’elles soient sociologiques ou démographiques, intéressent l’entreprise. Dans un monde ouvert, l’entreprise doit manager son système d’information et privilégier la transversalité pour créer de la valeur.

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Redoutable ingénierie sociale

Dimanche 17 février 2013 | Protection des informations, Renseignement commercial | Pas de commentaire

L’ingénierie sociale (social engineering) compte parmi les pratiques dites « offensives » de l’intelligence économique, visant acquérir des informations sur une organisation ou sur un décideur public ou privé. L’ingénierie sociale consiste à mettre en œuvre des méthodes de captation d’information qui permettent à un décideur de se renseigner sur une cible, entreprise concurrente ou dirigeant clé. Cette méthode est souvent critiquée sur le plan éthique car elle consiste précisément à accéder à l’information en abusant de la crédulité de personnes situées dans l’entourage de la cible. Des partenaires, collaborateurs et salariés sont ainsi approchés discrètement, physiquement ou via les réseaux sociaux, sous de faux prétextes et avec de « faux nez » (le contact ne dit pas toujours qui il est). Sous couvert de relations sociales en apparence anodines et désintéressées, l’objectif est d’encourager des individus à délivrer des informations sensibles par malveillance, par imprudence ou par négligence.

Une action d’ingénierie sociale nécessite une préparation longue et minutieuse consistant à localiser les informations utiles, identifier les cibles (personnes ressources) et analyser leurs motivations. Il faut ensuite élaborer un scénario détaillé pour approcher la source, la mettre en confiance et recueillir ses confidences. La plupart des opérations d’ingénierie sociale sont donc fondées sur la duperie, le mensonge et le camouflage d’identité. Certains  n’hésitent pas à parler de « renseignement conversationnel » pour montrer que ces processus d’échanges informels peuvent permettre le collationnement, le recoupement et la synthèse d’informations à forte valeur ajoutée. L’ingénierie sociale est donc un processus aussi redoutable qu’indolore dont chaque entreprise doit apprendre à se protéger.

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Circuit de visite et pôt de miel

Jeudi 10 janvier 2013 | Concepts et conceptions, Protection des informations, Renseignement commercial | Pas de commentaire

L’intelligence économique (IE) s’intéresse à la maitrise et à la protection des informations stratégiques en entreprise. Certaines techniques d’IE répondent ainsi à la fois à la nécessité de protéger les savoir-faire de l’entreprise et d’influencer les concurrents. C’est le cas d’une pratique issue de l’industrie aéronautique appelée trivialement le « circuit de visite ».

Cette procédure consiste à filtrer les visiteurs en vérifiant en amont leur identité et leur nationalité d’origine afin d’évaluer les risques d’ingérence. Avant tout accès sur un site de  production industrielle, la qualité de chaque visiteur doit être connue pour évaluer la sensibilité au risque concurrentiel. Le jour de la visite, chaque visiteur est directement pris en charge, chaperonné dès son entrée dans l’entreprise. On le guide ensuite selon un « circuit de visite » adapté comportant un cheminement pré établi et des étapes très précises. Selon la nationalité ou la sensibilité concurrentielle de notre visiteur, on ne lui montrera évidemment pas la même chose. Le circuit de visite permet de ne pas laisser une personne étrangère à l’entreprise déambuler librement sur un site de production et d’éviter le pillage des savoir-faire par captation d’informations sensibles ou de photos indiscrètes dans les ateliers.

Mais cette technique peut aussi permettre le déploiement (plus subtil) d’une communication d’influence reposant sur la duperie et la mystification de l’adversaire. Selon le même schéma que le précédent, on recevra les visiteurs pour les guider et les polariser vers une zone dite de « pot de miel ». On leur montrera alors sur des posters d’information, sur des animations powerpoint ou par une visite d’atelier, des réalisations « représentatives » des priorités stratégiques ou emblématiques des avancées technologiques de l’entreprise. Le visiteur se régale alors… Sauf que les priorités exposées ne sont vraiment pas les bonnes et que les réalisations présentées comme exemplaires s’avèrent carrément imaginaires. Avec la technique du pot de miel : « qui donne à voir, donne à croire ». Et chaque visiteur ou concurrent potentiel repartira ainsi chez lui avec une idée très claire des caps stratégiques… à partir d’une feuille de route intégralement erronée.

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Bonne année de crise… et d’opportunité !

Samedi 5 janvier 2013 | Actualité de l'IE | Pas de commentaire

Chers lecteurs et abonnés,

En ce début d’année, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année. Le contexte de morosité ambiante et de crise économique rend plus que jamais indispensable, le recours aux outils et méthodes de l’intelligence économique pour saisir chaque opprtunité. Dans un environnement mondialisé et hyper concurrentiel, chaque décideur économique se rend compte que l’information n’est plus simplement un carburant pour alimenter le moteur décisionnel. L’information et l’E-Réputation deviennent une véritable richesse pour l’entreprise ou pour l’organisation publique, une richesse qu’il faut savoir cultiver, entretenir et protéger. Les 160.000 visites enregistrées par ce blog en 2012 laissent augurer d’une prise de conscience générale…

Merci pour vos encouragements, votre fidélité et votre assiduité.

 

 

 

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