Remise des prix 2010 à l’ISEL

Jeudi 26 août 2010 | Evènement, Lobbying | Pas de commentaire

Accueillie par la députée Arlette Grosskost, co-présidente du Groupe d’études sur les pouvoirs publics et les groupes d’intérêt, la promotion 2009-2010 de l’ISEL (Institut Supérieur Européen du Lobbying) a clos une année de formation par la remise des prix dans les locaux de l’Assemblée Nationale. L’ISEL propose une formation en lobbying et communication d’influence destinée aux professionnels français. Elle vise en particulier à faire de ces professionnels des spécialistes du fonctionnement pratique et quotidien des Institutions européennes, afin d’y faire entendre la voix des entreprises françaises.

Michel Rocard, ancien Premier Ministre et parrain de la promotion, a apporté son témoignage et ses recommandations lors de la remise des prix. Il a particulièrement mis en avant « le nécessaire maintien des civilités » dans les démarches d’influence. L’action d’influence ne doit pas recourir à la brutalité, à l’ostentation ou à la débauche de moyens. Par définition “indirecte”, elle doit éclairer les choix publics en respectant la  liberté de décision des acteurs publics. Michel Rocard a plaidé pour un lobbying compatible avec les règles de déontologie.

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De la cartographie des « acteurs » à l’identification des « parties prenantes »

Vendredi 20 août 2010 | Concepts et conceptions, Lobbying, Veille stratégique | Un commentaire

La communication d’influence nécessite de déterminer le plus précisément possible l’ensemble des acteurs ayant un rôle direct ou indirect, un impact positif ou négatif, une posture active ou plus passive, sur les enjeux d’un dossier. Les professionnels du lobbying procèdent généralement à une cartographie de ces acteurs afin de replacer la logique d’intérêt dans une dynamique relationnelle globale. Avant d’engager une action pour défendre ou pour promouvoir ses intérêts, une organisation doit être capable de mesurer les répercussions probables de son action, la « résonance » de sa communication et les possibilités de coalitions d’intérêt. En effet, il est souvent beaucoup plus habile de faire porter par d’autres ses propres messages…

On trouvera un appui conceptuel inattendu à cette démarche de cartographie des acteurs en se reportant aux récentes évolutions normatives du développement durable. Ainsi, la norme SD 21000 (Sustainable development pour le 21ème siècle) définit les « parties intéressées » comme « tout individu ou groupe pouvant affecter ou être affecté, directement ou indirectement, dans le court terme comme dans le long terme, par les stratégies, les actions, les messages (et leurs conséquences), que l’organisme met en œuvre pour atteindre ses objectifs ». Plus récemment, la norme Iso 26000 sur la responsabilité sociétale invite les entreprises à identifier leurs « parties prenantes » : « Les parties prenantes sont des organisations ou des individus qui ont un ou plusieurs intérêts dans une décision et activité quelconques d’une organisation. Du fait que ces intérêts (ou « enjeux ») peuvent être affectés par l’organisation, il se crée un lien avec celle-ci. Cette relation n’a pas besoin d’être formelle. La relation suscitée par cet intérêt existe indépendamment du fait que les parties en aient conscience ou non. Il se peut que l’organisation ne connaisse pas toujours toutes ses parties prenantes bien qu’elle soit censée les identifier ». Pourtant, ce travail d’identification des parties prenantes est devenu indispensable pour protéger les avantages concurrentiels. Dans son plan de veille, chaque entreprise devrait alors être en capacité opérationnelle de suivre ses fournisseurs, ses sous-traitants, ses clients, ses concurrents, les associations de consommateurs… A l’âge du Web 2.0, les parties prenantes peuvent influencer l’image de marque corporate et celle des produits (e-reputation). Pour ceux qui s’intéressent à leur environnement, les parties prenantes offrent aussi de réelles opportunités de développement commercial (notamment au niveau du B to B)… Les décideurs publics et privés devraient donc se souvenir que quoi qu’il arrive « si vous ne vous intéressez pas à vos parties prenantes, elles s’intéressent à vous ! ».

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Colloque VSST du 25 au 29 octobre 2010

Mardi 10 août 2010 | Evènement | Pas de commentaire

C’est toujours un événement… Le sixième colloque VSST (Veille Stratégique Scientifique & Technologique) est organisé conjointement par U.P.C./I.R.I.T./S.F.B.A à l’Université Paul Sabatier (Toulouse – France) du 25 au 29 Octobre 2010.

Au programme du colloque VSST :

  • Les sources d’informations stratégiques : bases en ligne, CD-Rom, Internet, News, Forums, l’informel…
  • Présentation des méthodes et outils de traitement de l’information stratégique.
  • Applications à la recherche, à l’industrie, au commerce, à la communication, aux administrations, à la décision…
  • Ouverture vers le data mining, le data warehouse, la découverte de connaissance, l’Intelligence économique.

Pour vous inscrire et consulter le programme: http://atlas.irit.fr/COLLOQUES/vsstjeu.htm

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“Perception management” ou manipulation ?

Vendredi 23 juillet 2010 | Concepts et conceptions, Lobbying | Un commentaire

Le “management de la perception” (perception management) regroupe  l’ensemble des actions légales permettant de modifier la perception d’une personne ou d’une organisation, afin de lui faire intégrer ou accepter un ensemble d’informations ou de valeurs. Ces techniques de communication font partie intégrante de l’Intelligence économique car elles permettent de renforcer la position d’une entreprise, d’un produit ou d’une marque en influençant durablement les consommateurs.

Avec ce type d’approche sophistiquée, il ne s’agit plus d’orchestrer une manœuvre de désinformation ou d’intoxiquer les partenaires d’un concurrent par une campagne de dénigrement. En effet, la désinformation agressive expose ses initiateurs à un risque judiciaire pour diffusion de fausses informations, à une détérioration de l’image de l’entreprise et à l’effet boomerang d’actions offensives mal maîtrisées.

A l’inverse, le perception management s’impose presque imperceptiblement par sa discrétion, puisqu’il s’insère dans un cadre de références cognitives. Il s’agit d’agir sur les perceptions d’une cible (individu / groupe / communauté…) pour obtenir des actions (soutien / adhésion / consommation) favorables aux objectifs de l’émetteur. Mis en œuvre par de grands groupes, le perception management combine donc les méthodes complexes de la psychologie et du marketing pour conforter une logique d’intérêts privés. Pour caractériser ces techniques, certains n’hésiteront pas à parler de manipulation des perceptions…

Article paru dans la rubrique Les Clés de l’IE, APS, 23/07/2010

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Matrice SWOT du Web 2.0

Mercredi 21 juillet 2010 | Concepts et conceptions | Un commentaire

Nous avons eu l’occasion de développer l’intérêt que représente le Web 2.0 pour l’Intelligence économique et la veille stratégique dans de précédents posts. Afin de compléter nos analyses, nous mettons en ligne une matrice stratégique dite « SWOT » (forces, faiblesses, opportunités, menaces) du Web 2.0 pour les utilisateurs. Chacun pourra enrichir sa pratique en téléchargeant le document PDF

Source : http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/1478948

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CRIET : l’Etat stratège en Aquitaine ?

Vendredi 9 juillet 2010 | Intelligence territoriale, Politique publique | Pas de commentaire

Depuis 2005, l’Etat français déploie et anime une politique publique d’Intelligence économique. Cette politique publique est organisée en Aquitaine au sein du Comité Régional d’Intelligence Economique et Territoriale (CRIET) placé sous la présidence du Préfet de Région. A l’instar de nombreux pays, la France entend ainsi protéger ses savoir-faire sensibles et préserver le patrimoine scientifique et technologique de ses entreprises. Un tel dispositif national d’Intelligence économique plonge nécessairement ses racines dans notre culture nationale pour caractériser l’interaction entre secteur public et secteur privé.

Les faits marquants de notre histoire nationale déterminent un répertoire de succès et d’échecs qui façonnent notre système de représentation. Notre relation à un environnement concurrentiel mondialisé détermine notre conception de l’ouverture aux autres et une certaine idée de notre place dans le monde. Notre conception du rôle de l’Etat dans l’économie détermine le périmètre d’intervention des pouvoirs publics et la légitimité à agir dans le secteur privé. Nos pratiques managériales déterminent notre cadre d’organisation et la logique d’intervention des services de l’Etat au profit des entreprises.

Pour réussir, un dispositif national d’Intelligence économique doit à la fois “donner du sens” au régalien et insuffler une dynamique de coopération public/privé. Chaque dispositif national d’Intelligence économique se révèle profondément marqué par une culture endogène, qui doit permettre l’émergence d’un Etat stratège capable de mobiliser les acteurs et les ressources des territoires.

Article paru dans la rubrique Les Clés de l’IE, APS, 09/07/2010

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Lilianelka : l’hydre de la transparence…

Mercredi 7 juillet 2010 | Actualité de l'IE | Un commentaire

Quel est le rapport entre la tempête médiatique déclenchée par les grossièretés lancées par Nicolas Anelka à l’encontre du sélectionneur national et l’affaire Bettencourt ? Apparemment aucun. Sauf qu’à y regarder de plus près, on peut se questionner sur le statut de l’information privée dans notre pays. Dans le dossier Anelka, un joueur de football professionnel perd les pédales à la mi-temps d’un match capital et s’en prend à son coach dans des termes peu amènes. Il s’exprime dans l’intimité d’un vestiaire de football dont a priori rien n’aurait dû filtrer vers l’extérieur. Dans le dossier Bettencourt, la plus grande fortune de France se retrouve “piégée” par son majordome, qui enregistre les discussions avec ses conseillers financiers, son notaire et ses avocats, et par son ex-comptable qui préfère divulger des informations – vraies ou fausses ? – aux médias plutôt qu’aux enquêteurs, accusant également le Chef de l’Etat. Au résultat cela ne produit pas moins de 28 CD d’enregistrement de conversations captées illégalement. Mieux, ces enregistrements “pirates” seront dévoilés on line par Médiapart sur son site Internet, et retranscrits largement dans un cahier spécial du Point. Les médias s’en emparent librement avec la bénédiction de l’autorité judiciaire qui considère que les révélations de Médiapart relèvent « de la publication d’informations légitimes et intéressant l’intérêt général » et que demander leur retrait « reviendrait à exercer une censure contraire à l’intérêt public ».

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Entreprise : vers l’alliance universitaire ?

Vendredi 25 juin 2010 | Outils pratiques PME/PMI | 2 commentaires

La culture française aime les matrices hiérarchiques, la verticalité des organigrammes, les spécialisations structurelles et les fonctionnements « en tuyaux d’orgue ». Selon cette vision cloisonnée, chaque organisation est, pour ainsi dire, assignée à remplir des fonctions sociales explicites. Ainsi, dans l’esprit collectif, l’Université est avant tout un lieu dédié à la formation des jeunes, un lieu d’enseignement des connaissances et de recherches scientifiques. L’Intelligence économique (IE) nous propose de changer radicalement de perspectives en envisageant l’Université comme un lieu de ressources externes pour les chefs d’entreprise.

En effet, l’Université peut offrir de nombreuses opportunités pour collecter et maîtriser des informations stratégiques utiles aux décideurs privés des PME/PMI. Elle permet de nouer des partenariats à long terme pour recevoir des stagiaires et pour injecter un regard neuf dans l’entreprise. Elle permet d’entretenir des relations avec des laboratoires de recherche et de mettre en réseau des communautés d’experts. Elle permet d’accéder à de véritables « pépites de matière grise » en écumant les rayons des bibliothèques, pour récupérer des rapports de stage sur des concurrents et des mémoires de fin d’étude sur de nouveaux marchés.

Confrontée à une concurrence de plus en plus agressive et mondialisée, chaque entreprise pourrait donc trouver à l’Université des alliés inattendus, des partenaires de haut niveau et des ressources encore trop largement sous-exploitées.

Article paru dans la rubrique Les Clés de l’IE, APS, 25/06/2010

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Les étudiants du Master II Intelligence économique et Management des organisations font parler d’eux !

Jeudi 17 juin 2010 | Evènement | 2 commentaires

Le 6 mai dernier, la récente Association des étudiants en Intelligence Economique de Bordeaux (AIEB) composée des étudiants du « Master II Intelligence Economique et Management des Organisations » (IEMO) de l’IAE de Bordeaux organisait son premier événement afin de promouvoir notre formation Aquitaine. Pour cet événement, les étudiants organisateurs ont pu appliquer les outils et les méthodes enseignées, afin d’attirer l’attention des acteurs économiques locaux ! Basée sur le Web 2.0 et l’exploitation de bases de données, complétée par la rédaction du traditionnel communiqué de presse, la communication autour de l’événement lui a permis d’être un véritable succès.

La journée a débuté par une rencontre entre les étudiants de la promotion 2010 et les anciens diplômés. Après 5 ans d’existence, il existe désormais un véritable réseau autour du Master 2 « Intelligence économique et management des organisations » de Bordeaux. L’idée est de fédérer les forces vives de ce réseau, indispensable pour le parcours d’insertion professionnelle des futures promotions. Ensuite, les étudiants ont pu échanger avec les acteurs économiques locaux avec « un speed-meeting » qui permet de rencontrer un « maximum de contacts en un minimum de temps ». Une trentaine de professionnels étaient présents, et le seul regret réside dans la brièveté de ce moment… qui a tout de même duré trois heures !

Enfin, une conférence a clôturé la journée en présence de Gérard Hirigoyen, Directeur du pôle universitaire des sciences de gestion, Jacques Breillat, directeur du Master, Yves Soronellas, Directeur des Ressources Humaines de la ville de Montreuil et Yannick Miel. La thématique « Intelligence économique : réalités et métiers d’avenir » a été abordée que ce soit au travers des métiers, des territoires ou du retour d’expérience de Yannick Miel, diplômé du Master qui « s’était mis en vente sur Ebay avant d’être embauché par Martin Hirsch »… Un joli programme qui a attiré près de 80 personnes. L’association des étudiants a encore de nombreux projets dans ses cartons… Affaire à suivre… Et remerciements aux équipes de l’IAE de Bordeaux qui, sous le direction du professeur Serge Evraert, ont soutenu activement cette initiative étudiante.

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Communication horizontale

Vendredi 11 juin 2010 | Concepts et conceptions | Pas de commentaire

Aucun compartiment de la vie sociale n’échappe plus désormais aux technologies et aux pratiques de l’information et de la communication internet, qui touchent à la fois le monde marchand (e-business, e-commerce en ligne, B to B, B to C), le monde des idées (e-opinion, knowledge management, réseaux d’expertise, crowd-sourcing…), le monde professionnel (e-recrutement, e-rating, témoignages des insiders, évaluation on line des produits, marketing des nouvelles tendances… ), le monde politique (blogs de personnalités, e-pétitions) et le monde des relations sociales (communautés, hubs,  newsgroups, réseaux sociaux). L’ampleur de ce phénomène est telle qu’aucune organisation, ni aucune personne, n’est désormais à l’abri de cette profonde mutation.

Nous sommes entrés dans la « société de la connaissance». Une société qui se caractérise notamment par la mise en place de systèmes novateurs de coordinations et d’échanges sociaux. Les vieux schémas de la communication institutionnelle et corporate, empreinte de verticalité sont progressivement délaissés au profit d’échanges horizontaux, les échanges « de tous entre tous ». De ce fait, la nouvelle posture des communicants ne peut plus seulement reposer sur l’émission de messages délivrés « par le haut », elle doit prendre en compte une logique d’interaction « multi niveaux ». Le nombre de producteurs d’informations (bloggeurs, réseauteurs, twitteurs…) s’est considérablement multiplié. La variété des contenus élaborés s’est formidablement développée (du texte, du son, des images…). Les formats de fichiers échangés se sont complexifiés (pdf, mp3, jpeg, txt, xls, doc…). Les outils de production des informations sont de plus en plus nombreux (ordinateurs, téléphones portables, Pda, caméras numériques…).  Au bout du compte, chacun est devenu progressivement producteur d’information et chacun dispose ainsi d’un porte-voix.

Article paru dans la rubrique Les Clés de l’IE, APS, 11/06/2010

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