web 2.0
Les amis de mes amis…
Vendredi 24 septembre 2010 | Knowledge management, Protection des informations | Pas de commentaire
Les conclusions d’une étude du cabinet Sophos de 2009, auprès de 500 entreprises françaises, montrent que 72% des firmes estiment que le comportement de leurs salariés sur les réseaux sociaux peut « mettre en danger la sécurité de leur activité ». Cette étude confirme que les réseaux sociaux sont devenus « l’un des principaux vecteurs pour la fuite de données et le vol d’identifiants » (article sur ZDNet). Des études similaires menées aux Etats-Unis par Proofpoint vont dans le même sens. Même si l’e-mail reste le principal vecteur de fuites de données confidentielles, 25% des entreprises interrogées enquêtent sur la divulgation d’informations confidentielles causées par des messages laissés sur des blogs, des sites de discussions et des réseaux sociaux (article disponible en anglais).
Une expérience récente menée par Bitdefender auprès d’un échantillon de 2000 personnes utilisatrices (toutes professions confondues) des réseaux sociaux consistait à soumettre une « friend request » (« une jeune femme blonde de 21 ans » qui demandait à « devenir ton amie »). Les résultats révèlent que 86% des usagers ayant accepté la demande de cette amie « test » travaillaient dans le secteur des technologies de l’information. La principale justification invoquée pour accepter cette demande était que « c’est une personne charmante » pour 53% des personnes interrogées… Après une demi-heure de test, 10% des utilisateurs ayant accepté la demande communiquaient des informations personnelles comme leur adresse et numéro de téléphone. Deux heures plus tard, 73% commençaient à révéler des informations de nature confidentielle : projet de nouvelles technologies, projets en développement, plans et stratégies (cf. l’article en anglais, sur BitDefender.com).
Ces conclusions montrent que si le Web social permet aux entreprises des détecter des opportunités, il est aussi un facteur de menaces pour le patrimoine informationnel. Autrement dit, les amis de mes amis ne sont pas toujours mes amis…
Article paru dans la rubrique Les Clés de l’IE, APS, 24/09/2010
De la cartographie des « acteurs » à l’identification des « parties prenantes »
Vendredi 20 août 2010 | Concepts et conceptions, Lobbying, Veille stratégique | Un commentaire
La communication d’influence nécessite de déterminer le plus précisément possible l’ensemble des acteurs ayant un rôle direct ou indirect, un impact positif ou négatif, une posture active ou plus passive, sur les enjeux d’un dossier. Les professionnels du lobbying procèdent généralement à une cartographie de ces acteurs afin de replacer la logique d’intérêt dans une dynamique relationnelle globale. Avant d’engager une action pour défendre ou pour promouvoir ses intérêts, une organisation doit être capable de mesurer les répercussions probables de son action, la « résonance » de sa communication et les possibilités de coalitions d’intérêt. En effet, il est souvent beaucoup plus habile de faire porter par d’autres ses propres messages…
On trouvera un appui conceptuel inattendu à cette démarche de cartographie des acteurs en se reportant aux récentes évolutions normatives du développement durable. Ainsi, la norme SD 21000 (Sustainable development pour le 21ème siècle) définit les « parties intéressées » comme « tout individu ou groupe pouvant affecter ou être affecté, directement ou indirectement, dans le court terme comme dans le long terme, par les stratégies, les actions, les messages (et leurs conséquences), que l’organisme met en œuvre pour atteindre ses objectifs ». Plus récemment, la norme Iso 26000 sur la responsabilité sociétale invite les entreprises à identifier leurs « parties prenantes » : « Les parties prenantes sont des organisations ou des individus qui ont un ou plusieurs intérêts dans une décision et activité quelconques d’une organisation. Du fait que ces intérêts (ou « enjeux ») peuvent être affectés par l’organisation, il se crée un lien avec celle-ci. Cette relation n’a pas besoin d’être formelle. La relation suscitée par cet intérêt existe indépendamment du fait que les parties en aient conscience ou non. Il se peut que l’organisation ne connaisse pas toujours toutes ses parties prenantes bien qu’elle soit censée les identifier ». Pourtant, ce travail d’identification des parties prenantes est devenu indispensable pour protéger les avantages concurrentiels. Dans son plan de veille, chaque entreprise devrait alors être en capacité opérationnelle de suivre ses fournisseurs, ses sous-traitants, ses clients, ses concurrents, les associations de consommateurs… A l’âge du Web 2.0, les parties prenantes peuvent influencer l’image de marque corporate et celle des produits (e-reputation). Pour ceux qui s’intéressent à leur environnement, les parties prenantes offrent aussi de réelles opportunités de développement commercial (notamment au niveau du B to B)… Les décideurs publics et privés devraient donc se souvenir que quoi qu’il arrive « si vous ne vous intéressez pas à vos parties prenantes, elles s’intéressent à vous ! ».
Matrice SWOT du Web 2.0
Mercredi 21 juillet 2010 | Concepts et conceptions | 2 commentaires
Nous avons eu l’occasion de développer l’intérêt que représente le Web 2.0 pour l’Intelligence économique et la veille stratégique dans de précédents posts. Afin de compléter nos analyses, nous mettons en ligne une matrice stratégique dite « SWOT » (forces, faiblesses, opportunités, menaces) du Web 2.0 pour les utilisateurs. Chacun pourra enrichir sa pratique en téléchargeant le document PDF…
Droit à l’oubli numérique
Vendredi 21 mai 2010 | Politique publique | 2 commentaires
Avec l’avènement des réseaux sociaux, le Web 2.0 est devenu un espace participatif au sein duquel nous sommes placés constamment sous le regard des autres. Le moindre post sur un Blog, un commentaire sur un forum, un message légèrement twitté… et nos traces perdurent et demeurent accessibles aux autres avec les métamoteurs sociaux. Pour reprendre la pensée de Jérémy Bentham, nous pourrions presque commenter l’émergence d’un « panopticon numérique ». Certes, dans le panopticon de Bentham, les prisonniers ne savaient jamais s’ils étaient effectivement regardés de l’extérieur. Ils devaient donc faire « comme si » quelqu’un était en train de les surveiller en permanence.
Les pouvoirs publics s’interrogent beaucoup aujourd’hui sur le « droit à l’oubli numérique ». Parce que le principe de « rémanence » du Web nous expose définitivement et surtout pour l’avenir. Non seulement nos interventions sont suivies, mais les générations futures pourront aussi observer ce que nous sommes en train de faire ou de dire. On le voit, la mémoire d’Internet crée une version numérique autrement plus menaçante que les contrôles du Panopticon. On peut redouter que des informations numériques ne soient ressorties contre chaque internaute plusieurs années après leur production. On se verrait alors opposer nos propos numériques par un recruteur au moment où l’on recherche un emploi, ou par un banquier si l’on demande une autorisation de prêt bancaire… Or, l’oubli est nécessaire à toute vie sociale comme le rappelle la CNIL. Chaque individu a le droit de changer, d’évoluer, de s’amender. C’est pourquoi il convient de réfléchir avant d’intervenir directement sur le Web.
Un répertoire sur le Web 2.0
Samedi 24 octobre 2009 | Veille stratégique | Pas de commentaire
Les réseaux sociaux sont des maillons incontournables du Web 2.0. Dans une logique intrinsèquement participative, ces réseaux sont le lieu de rencontres communautaires, d’échange et de business. Le blog « Digital Réputation » vient d’éditer un post qui sélectionne plus de 80 médias collaboratifs à partir de critères qualitatifs (notoriété, fonctionnalité, ergonomie, etc…).
Veille : un exemple sur les élus de Bordeaux
Mercredi 8 juillet 2009 | Outils pratiques PME/PMI, Veille stratégique | Pas de commentaire
Aurélien Gaucherand, qui a créé sa propre entreprise sous la marque Intellitoria, a mis en ligne un site qui peut être considéré comme un exemple type de veille sur Internet : elus-bordeaux-cub.net permet de suivre l’actualité des élus de Bordeaux.
Cet outil sert à connaître « en temps réel » les publications concernant les maires et maires adjoints de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux), ainsi que le Président du Conseil Régional d’Aquitaine, Alain Rousset. Il propose sur une page (« agrégateur ») l’ensemble des actualités concernant ces élus, parues sur différents sites de presse en ligne et autres blogs.
Ce site est un bon exemple de ce que permet Internet, et en particulier le Web 2.0, parce qu’il automatise la veille et permet ainsi bien des économies en temps – après un travail de fond sans doute important, pour la sélection des sources… Il illustre ainsi parfaitement une des utilisations pertinentes d’Internet pour une entreprise.
Cependant, il est à noter que ce qui fait à la fois un des travers et une des forces du Web se retrouve dans ce genre d’outil : la surabondance des informations, qui nécessite leur tri. Pour une veille sur un thème précis, il faudra de ce fait réduire les paramètres de recherche, et in fine faire appel à la matière grise humaine pour obtenir une information pertinente.
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