signaux faibles

Veille sociétale

Vendredi 22 février 2013 | Veille stratégique | Pas de commentaire

La veille stratégique est une activité continue, en grande partie itérative visant à surveiller l’environnement de l’entreprise pour anticiper les changements, prévenir les menaces et saisir les opportunités. Cette activité permet aux décideurs et chefs d’entreprise de maitriser l’information dans tous les compartiments de l’organisation (commercial, R et D…) pour enrichir une logique de projet ou nourrir une prise de décision stratégique.

Depuis quelques années, on voit se déployer de nouveaux types de veille comme la veille sociétale, qui vise à surveiller les évolutions de fond de la société à travers de signaux faibles concernant l’évolution des valeurs, les modes de vie, les comportements… Ce type de veille permet par exemple aux industriels de l’agro-alimentaire d’adapter leurs produits aux évolutions de la société. L’augmentation du nombre de familles monoparentales, du nombre de divorces ou de célibataires sont autant d’indicateurs intéressants pour décrypter les nouveaux contextes de consommation familiale. Les indicateurs sociétaux révèlent ainsi que l’on passe d’un repas partagé en commun, à un repas ou chacun souhaite choisir son plat. Cette individualisation des comportements mise en exergue par la veille sociétale incitera les producteurs à proposer toute une gamme de produits en portion unique.

On le voit, les tendances de fond et les nouvelles tendances de la société, qu’elles soient sociologiques ou démographiques, intéressent l’entreprise. Dans un monde ouvert, l’entreprise doit manager son système d’information et privilégier la transversalité pour créer de la valeur.

Post to Twitter

Tags: , ,

Internet: facteur d’échec à la veille ?

Lundi 25 janvier 2010 | Veille stratégique | Un commentaire

Nous publions ici un article* de recherche de l’équipe du CERAG, intitulé : « Veille stratégique : un Facteur d’échec paradoxal  largement avéré : la surinformation causée par l’Internet ». Cet article porte sur les interactions entre l’utilisation d’Internet, et la mise en place d’un dispositif de Veille anticipative et stratégique en entreprise.

Contrairement aux idées reçues et à une certaine forme d’illusion impérialiste, que nous pourrions qualifier de « technologiste », on entrevoit que le recours à Internet est aussi un facteur d’échec paradoxal pour la veille. Le « mirage » des ressources illimitées et l’abondance quantitative de données librement accessibles posent la question de la pertinence dans l’utilisation des informations collectées par les entreprises. Il faut aussi articuler les sources d’Internet avec les  informations d’origine « homme de terrain », qui sont pourtant potentiellement riches en signaux d’alerte précoces.

L’analyse du CERAG conforte donc ce paradoxe soulevé récemment par un chercheur américain et résumé dans cette formule lapidaire : « La bonne nouvelle, c’est que tout est sur Internet. La mauvaise nouvelle, c’est que tout est sur Internet ! »

* Nous remercions notre collègue Humbert LESCA, Professeur à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble pour son aimable autorisation.

Post to Twitter

Tags: , , , , , ,

Veille active ou veille passive ?

Vendredi 28 novembre 2008 | Veille stratégique | Pas de commentaire

Dans un ouvrage déjà ancien, Aguilar distinguait deux types de veille : la veille active et la veille passive. La veille passive est réalisée pour ainsi dire au « fil de l’eau ». Pour l’entreprise, elle consiste quotidiennement à rester en prise avec son environnement concurrentiel. On va lire la presse spécialisée, se rendre dans un salon professionnel ou questionner des fournisseurs sur le marché. J’ai coutume de dire qu’il s’agit comme l’abeille, de faire son miel en butinant au rythme des occasions qui se présentent à nous. La veille passive repose donc essentiellement sur une démarche d’opportunité et d’initiative. Aussi, son efficacité s’appuie largement sur l’adhésion volontaire des femmes et des hommes de l’entreprise. Chacun doit se sentir acteur de la démarche de collecte d’informations et « faire remonter » spontanément les informations aux décideurs. L’efficacité de cette veille repose en grande partie sur la qualité de management des équipes.

Au contraire, la veille active n’est pas un « vagabondage sur tous les terrains » mais une action précise et ciblée. L’entreprise sait alors clairement ce qu’elle cherche. Elle fixe ses objectifs de collecte. Elle formalise un plan de recherche. Elle pointe des sources formelles (rapports, documents, sites Internet…) et des sources informelles (entretiens, rencontres, échanges…).

On le voit ces deux types de veille peuvent parfaitement se compléter. En phase stratégique, la veille passive permettra de détecter des « signaux faibles », c’est à dire d’alerter les managers sur l’évolution des marchés, l’arrivée de nouveaux entrants ou l’émergence de nouveaux produits. En phase opérationnelle, la veille active permettra de nourrir le cycle de l’information et d’alimenter la gestion de projets

                          Jacques Breillat

Article paru dans APS,
Le systéme d’information stratégique en Aquitaine , n°1648 28 novembre 2008

Post to Twitter

Tags: , ,

Follow jb2point0 on Twitter Follow jb2point0 on Twitter

Calendrier

novembre 2014
L Ma Me J V S D
« oct    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Archives

  • 2014 (9)
  • 2013 (26)
  • 2012 (36)
  • 2011 (34)
  • 2010 (63)
  • 2009 (88)
  • 2008 (47)
  • 2007 (6)

Archives par mois