Passer à l’offensif ?

Selon une enquête récente, une majorité de chefs d’entreprise français (66%) considèrent l’Intelligence économique (IE) comme une arme offensive plutôt que défensive (à l’exception des questions de sécurité liées au  » pillage  » et à la contrefaçon). L’intelligence économique permet de connaître les procédures d’homologation et de référencement chez les clients (32%), de choisir le bon partenaire/distributeur à l’export (24%) et d’estimer un  » budget client » (14%). Aux antipodes de toute vision frileuse ou sécuritaire, l’IE est donc un outil de développement permettant la conquête de nouveaux marchés ou le positionnement de nouveaux produits.

En fait, ces aspects offensifs (collecte d’informations) et défensifs (protection du patrimoine immatériel) ne sont que les deux faces d’un même Janus. Comment raisonnablement collecter de l’information à valeur ajoutée sans tenir compte des manœuvres offensives de ses concurrents ? Lorsqu’on recherche de l’information sur ses concurrents (tarifs, produits, résultats…), on doit se souvenir que ces derniers ne restent pas inactifs.

Le professeur Michael Porter a montré que la gestion de ce  » rapport asymétrique » détermine justement l’avantage concurrentiel… L’intelligence économique est donc à la fois offensive et défensive. Comme pour les arts martiaux, elle consiste surtout à utiliser la force de l’adversaire pour la retourner contre lui.

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