Communication horizontale

Aucun compartiment de la vie sociale n’échappe plus désormais aux technologies et aux pratiques de l’information et de la communication internet, qui touchent à la fois le monde marchand (e-business, e-commerce en ligne, B to B, B to C), le monde des idées (e-opinion, knowledge management, réseaux d’expertise, crowd-sourcing…), le monde professionnel (e-recrutement, e-rating, témoignages des insiders, évaluation on line des produits, marketing des nouvelles tendances… ), le monde politique (blogs de personnalités, e-pétitions) et le monde des relations sociales (communautés, hubs,  newsgroups, réseaux sociaux). L’ampleur de ce phénomène est telle qu’aucune organisation, ni aucune personne, n’est désormais à l’abri de cette profonde mutation.

Nous sommes entrés dans la « société de la connaissance». Une société qui se caractérise notamment par la mise en place de systèmes novateurs de coordinations et d’échanges sociaux. Les vieux schémas de la communication institutionnelle et corporate, empreinte de verticalité sont progressivement délaissés au profit d’échanges horizontaux, les échanges « de tous entre tous ». De ce fait, la nouvelle posture des communicants ne peut plus seulement reposer sur l’émission de messages délivrés « par le haut », elle doit prendre en compte une logique d’interaction « multi niveaux ». Le nombre de producteurs d’informations (bloggeurs, réseauteurs, twitteurs…) s’est considérablement multiplié. La variété des contenus élaborés s’est formidablement développée (du texte, du son, des images…). Les formats de fichiers échangés se sont complexifiés (pdf, mp3, jpeg, txt, xls, doc…). Les outils de production des informations sont de plus en plus nombreux (ordinateurs, téléphones portables, Pda, caméras numériques…).  Au bout du compte, chacun est devenu progressivement producteur d’information et chacun dispose ainsi d’un porte-voix.

Article paru dans la rubrique Les Clés de l’IE, APS, 11/06/2010

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2 Commentaires

  1. Rene Rohrbeck

    J’ai l’impression qu’avec la croissance rapide d’information disponible (particulièrement par l’Internet) on se dirige vers un monde où on s’appuierait plus sur les contacts personnels pour récolter des informations fiable. Dans ma recherche j’ai trouvé que les entreprises dans des marchés volatiles préfèrent s’appuie sur des réseaux de traqueurs et utilise moins des systèmes d’exploration de données automatique.

  2. Jacques Breillat (Auteur de l'article)

    Je suis entièrement d’accord avec vous. Je constate que beaucoup d’entreprises utilisent les sources formelles et ouvertes sur Internet pour faire premier point de situation. Dans un second temps,elles privilégient les renseignement humain ou les réseaux d’experts pour dénicher de l’information qualitative et procéder à des recoupements… Je pense que cette démarche est constitutive du « renseignement 2.0″ fondée sur une combinatoire des sources hommes/machines.

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