Business intelligence – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Sun, 27 Nov 2011 20:15:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.21 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg Business intelligence – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 Un phare sur un puits http://jacques.breillat.fr/outils-pratiques-pmepmi/un-phare-sur-un-puits http://jacques.breillat.fr/outils-pratiques-pmepmi/un-phare-sur-un-puits#respond Mon, 28 Nov 2011 10:12:21 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2766 Savoir plus]]> Contrairement à une idée reçue, l’intelligence économique n’est pas une démarche réservée aux grandes entreprises. Les PME/PMI peuvent parfaitement développer des actions d’intelligence économique. Simplement, elles le feront avec leur propre culture organisationnelle. Il faut donc se méfier des biais de transposition qui visent à lire la réalité des PME/PMI, comme si elles n’étaient finalement que des grandes entreprises « en miniature ».

Les PME/PMI déploient une intelligence économique reposant essentiellement sur la veille concurrentielle et commerciale. Elles orientent leurs pratiques vers ce que les anglo-saxons appellent Business intelligence. Ces démarches dites offensives cherchent prioritairement à détecter de nouvelles opportunités de marché, mieux connaître les fournisseurs, prévenir la concurrence de nouveaux entrants ou définir des nouveaux besoins clients. Pour être crédibles, elles doivent se traduire par des gains concrets, en parts de marché ou en accroissement de chiffre d’affaire.

Un dispositif d’intelligence économique en PME/PMI repose largement sur le leadership et sur la volonté du chef d’entreprise. Chaque dirigeant doit donner envie à ses équipes de faire circuler une information souvent présente de façon diffuse et informelle. La dynamique d’intelligence économique repose avant tout humaine et managériale. C’est pourquoi il arrive fréquemment que certains chefs d’entreprise formulent un désir paradoxal d’intelligence économique. Ils voudraient en fait que l’information remonte vers eux, sans participer activement à sa diffusion et à sa redistribution. C’est un peu comme si l’on mettait un phare sur un puits. L’information qui remonte est aussitôt engloutie… et oubliée.

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Turn over et business intelligence http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/turn-over-et-business-intelligence http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/turn-over-et-business-intelligence#respond Fri, 12 Feb 2010 05:10:16 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=1819 Savoir plus]]> La consultation méthodique des changements intervenus dans les organigrammes des entreprises est trop souvent négligée. Pourtant, l’information concernant les ressources humaines et les changements de personnel au sein d’une entreprise cible, cliente ou partenaire potentiel, constitue une réelle opportunité pour un fournisseur.

La nomination d’un nouveau président, la désignation d’un nouveau gérant, le recrutement d’un nouveau directeur général ou d’un directeur des achats sont autant de « signaux faibles » annonciateurs de changements dans les pratiques internes. En effet, toute personne nouvellement promue aura naturellement tendance à vouloir changer les choses pour imprimer sa marque personnelle. Elle se démarquera donc des pratiques antérieures de son prédécesseur avec pour objectif de les améliorer.

Le turn over s’avère donc toujours préjudiciable pour les fournisseurs déjà référencés et plutôt favorable pour les outsiders qui souhaitent formuler des propositions commerciales. L’information sur les ressources humaines peut donc se révéler aussi déterminante pour défendre des positions acquises que pour en conquérir de nouvelles…

Article paru dans la Chronique « Les clés de l’IE« , APS, N°1704

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De l’introspection à la prospection http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/de-l%e2%80%99introspection-a-la-prospection http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/de-l%e2%80%99introspection-a-la-prospection#respond Fri, 15 Jan 2010 10:01:22 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=1812 Savoir plus]]> La vente est une activité qui peut s’enrichir des pratiques de l’intelligence économique. On parle alors parfois «  d’intelligence commerciale  » pour caractériser une pratique de la vente fondée sur le recueil préalable et le traitement d’informations concernant les prospects, les produits et les concurrents.

Avant de prendre contact avec le client potentiel, on peut déjà se procurer les produits concurrents et entamer une démarche de benchmarking consistant à comparer les avantages et les faiblesses de son propre produit. Cette démarche préparatoire aidera à tailler un argumentaire commercial «  sur mesure  ». Elle évitera aussi de perdre de l’énergie en se positionnant sur des besoins que l’on ne serait pas en mesure de satisfaire techniquement. Il est parfois préférable de différer un contact commercial plutôt que de formuler une offre qui ne répondrait pas aux attentes du client.

En examinant des échantillons de produits ou des offres de services de la concurrence, on met souvent en perspective les faiblesses de ses propres produits et de ses propres offres de services. Loin d’être désespérant cette analyse permet de dessiner des axes de progrès et d’amélioration. Et si par bonheur, on détecte des points forts dans ses propres produits, on en tirera de précieux arguments commerciaux qui seront exploités par les forces de vente. L’introspection n’est donc parfois qu’un préalable à la prospection…

Article paru dans ma chronique « Les clés de l’IE », APS

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L’IE est une « arme offensive » http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/intelligence-economique-arme-offensive http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/intelligence-economique-arme-offensive#respond Mon, 13 Apr 2009 08:00:08 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=1114 Savoir plus]]> A l’occasion de la Journée Internationale de l’Intelligence économique d’entreprise, Campus, INSA, en décembre 2006, une enquête par questionnaire était adressée à 5 000 destinataires sur un échantillon représentatif. Le résultat de cette étude permet de préciser les pratiques de l’IE en entreprise.

Enseignement majeur de cette étude : 66% des chefs d’entreprise interrogés considèrent l’Intelligence économique comme « une arme offensive » ; sauf exception en ce qui concerne la sécurité liée au pillage des brevets et à la contrefaçon. Pour eux, l’IE doit répondre d’abord aux besoins suivants :

1. Connaître et utiliser les procédures d’homologation et de référencement chez les clients (32%) ;

2. Choisir le bon partenaire / distributeur à l’export (24%) ;

3. Posséder un benchmark des rémunérations des catégories-clefs de personnel (14%) ;

4. Connaître ou estimer le « budget client » (14%) ;

5. Arbitrer le « go » – « no go » pour les affaires à l’export (10%) ;

6. Se faire une idée du profil du collaborateur pour l’IE (6%).

ie-offensive

Loin des débats théoriques sur la définition et les contours de l’Intelligence économique, on voit que les chefs d’entreprise ont bien compris l’intérêt compétitif d’implémenter une démarche d’IE. Ils conçoivent majoritairement l’IE sous l’angle du « business intelligence » pour gagner des clients et détecter de nouveaux marchés.

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Business intelligence à la française http://jacques.breillat.fr/intelligence_territoriale/business-intelligence-a-la-francaise http://jacques.breillat.fr/intelligence_territoriale/business-intelligence-a-la-francaise#respond Fri, 12 Sep 2008 19:44:41 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=80 Savoir plus]]> La France s’est engagée dans une véritable politique publique d’intelligence économique (IE). Cette politique mobilise, sur le terrain, de nombreuses administrations publiques (Minefi, SGDN, DST…). Dans sa dimension territorialisée, elle a pour objectif, dans chaque région française, de protéger les savoir-faire de nos PMI-PME. Au-delà de l’hétérogénéité des différentes pratiques régionales, une telle politique publique d’intelligence économique traduit nécessairement un rapport particulier entretenu par les chefs d’entreprise français avec leur administration. Dans les pays de culture anglo-saxonne, l’administration économique est littéralement mise à disposition des entreprises. Au Japon, le ministère de l’industrie, le célèbre MITI, appuie les grands groupes industriels dans la conquête des marchés internationaux. Et bien d’autres pays ont intégré l’apport de réseaux d’action publique conduisant à un véritable partenariat entre des acteurs publics et privés. Pour le cas français, même si des progrès indéniables sont enregistrés, il existe toujours une certaine méfiance entre les entreprises et les administrations. Les chefs d’entreprise ont toujours un peu de mal à s’adresser aux administrations publiques comme à des alliés. Dans une première phase, l’Etat a surtout encouragé les actions de formation et de sensibilisation dans des domaines stratégiques, afin que les chefs d’entreprise s’approprient le concept d’intelligence économique. Une seconde phase dite de “maturité” devrait conduire à l’appropriation des outils de management de l’information et au développement des bonnes pratiques. Car l’intelligence économique ne trouvera sa légitimité définitive que dans la performance compétitive des PMI-PME. Elle doit permettre de passer à l’offensive, d’accroître le chiffre d’affaires et de conquérir de nouveaux marchés. C’est pourquoi, avec moins de fausse pudeur que nous, les Américains préfèrent parler de “business intelligence”.

Jacques Breillat

Article paru le 12-09-2008 dans APS N°1637 – Les clefs de l’intelligence économique

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Parano « ma non troppo » http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/parano-ma-non-troppo http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/parano-ma-non-troppo#respond Sun, 06 Apr 2008 22:17:31 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=263 Savoir plus]]> Certains pays comme le Japon, les Etats-unis ou la Suède possèdent une authentique culture de l’intelligence économique (IE) appelée aussi competititive intelligence ou business intelligence. Pour sa part, la France préfère entretenir un discours d’auto-flagellation sur la question. Pas un débat sur l’IE qui ne commence par pointer le sacro-saint  » retard français en Intelligence économique « . Qu’on se l’enfonce dans le crâne, depuis le fameux Rapport Martre en 1994 la France serait définitivement  » en retard « . Nul ne sait par rapport à qui et encore moins par rapport à quoi, mais … nous sommes en retard ! Et ce retard n’en finirait pas de durer…

Avec une telle caricature alarmiste, on finirait presque par se demander si l’IE sert vraiment à quelque chose puisque l’on s’en passe apparemment depuis des années. Et par quel miracle nos entreprises n’ont-elles pas toutes mis la clef sous la porte ? En réalité, la majorité des chefs d’entreprises pratiquent l’IE. Tous se soucient de suivre leurs marchés, leurs concurrents actuels, les nouveaux entrants sur ces marchés, l’évolution des produits et de définir les nouveaux besoins de leurs clients.

L’économie mondialisée exige de la réactivité et un sens de l’anticipation. Parce que la  » guerre économique  » est une guerre de mouvement, elle n’a plus besoin de tranchées, ni de lignes Maginot. Face aux nouvelles formes de concurrence, l’IE encourage simplement une posture raisonnable et réaliste. Et l’on peut finalement survivre sans être  » ni naïf, ni paranoïaque « .

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Pour un partenariat public-privé http://jacques.breillat.fr/politique_publique/pour-un-partenariat-public-prive http://jacques.breillat.fr/politique_publique/pour-un-partenariat-public-prive#respond Fri, 28 Mar 2008 20:35:56 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=111 Savoir plus]]> L’intelligence économique n’est pas réservée à la conquête de nouveaux marchés ou à la veille concurrentielle (ce que les anglo-saxons appellent business intelligence). Elle est aussi une “intelligence territoriale” dans la mesure où les pouvoirs publics doivent désormais conjuguer le développement local avec le renforcement des PME-PMI. C’est au cœur des territoires, notamment des régions, que se dessinent des coopérations transversales entre responsables économiques, universitaires, élus locaux et fonctionnaires. Cette délicate alchimie entre des acteurs de cultures différentes repose sur le respect mutuel et sur une meilleure circulation de l’information entre secteurs public et privé.
L’Etat a besoin de répertorier les technologies sensibles et les savoir-faire de pointe pour les intégrer dans un dispositif de défense économique. Les PME-PMI ont besoin d’acquérir la maîtrise de leur développement pour enrichir l’économie régionale. C’est pourquoi la vieille frontière stérile entre public et privé n’est plus de mise. La mondialisation est passée par là. L’Etat doit devenir un Etat stratège qui ne peut se désintéresser de la création de richesses économiques. Or nos PME-PMI ne disposent pas des capacités financières des multinationales pour acquérir et traiter l’information stratégique. Elles ont besoin d’accéder à l’information détenue par les administrations publiques. Une telle intelligence des territoires favorise nécessairement la stratégie de puissance économique de la France.

Jacques Breillat

Article paru le 28-03-2008 dans APS N°1618 – Les clefs de l’intelligence économique

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