Renseignement commercial – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Sun, 06 Jan 2019 18:20:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.22 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg Renseignement commercial – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 Information stratégique : du carburant à la richesse… http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/information-strategique-du-carburant-a-la-richesse-2 http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/information-strategique-du-carburant-a-la-richesse-2#respond Mon, 18 Feb 2019 12:13:40 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3529 Savoir plus]]> CarburantEn gestion, l’information est communément perçue comme une matière première indispensable à la prise de décision stratégique. Selon cette conception, un stock d’informations pertinentes alimente et enrichit le cycle décisionnel, permettant ainsi d’éclairer le choix des décideurs publics et privés. L’information est donc une sorte de « carburant » pour prendre la bonne décision au bon moment. Mais depuis l’entrée dans l’ère numérique, le statut de l’information stratégique a vraiment changé.  L’information est progressivement devenue LA richesse essentielle des entreprises. In fine, la valeur d’une société commerciale ne réside plus principalement dans son appareil de production, dans ses locaux, ses véhicules ou dans l’immobilisation de ses stocks… Le capital des entreprises réside désormais l’immatériel, dans les savoir-faire, la compétence du personnel, les brevets, les marques, la recherche et développement, les relations clients (CRM), la stratégie commerciale, les réseaux de partenaires, les communautés d’experts, la confiance de parties prenantes… Dans ce contexte, la capitalisation et le partage d’information sont devenus des éléments primordiaux de réussite largement reconnus comme des facteurs clés de succès pour l’entreprise. Les cadres et les équipes doivent savoir échanger pour contribuer à la gestion de projet et renforcer le management des connaissances. La diffusion de l’information alimente un paradoxe singulier. D’un coté, seul le partage d’information permet la création de valeur. De l’autre, ce partage de l’information représente aussi un facteur de vulnérabilité et peut aussi menacer la survie de l’entreprise. Diffusée sans discernement, l’information peut aussi profiter à la concurrence. Elle peut être exploitée Autrement dit, « on ne peut pas ne pas communiquer » mais il est important de savoir à qui l’on parle, à quel moment et surtout… pourquoi ?

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Social learning http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/social-learning http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/social-learning#respond Sat, 18 Feb 2017 11:00:51 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3409 Savoir plus]]> 4843288

Dans la cadre de la concurrence commerciale internationale, les pays anglo-saxons ont intégré des pratiques complexes de communication d’influence autour du social learning. Le social leaning est défini par Eric Delbecque comme « une méthode de conquête des marchés fondée sur la prescription de modes de pensée. Il s’agit d’un véritable formatage intellectuel des cadres et des décideurs d’un pays visé, influençant ainsi fortement, par des voies indirectes, leur référentiel de raisonnement et les orientant imperceptiblement vers des comportements socioculturels précis, ce qui conduit à les transformer en clients quasi assurés du pays à l’origine de cette opération d’influence très élaborée. »
On comprend les objectifs explicites du social learning puisqu’il s’agit, pour une organisation publique ou privée, de façonner un environnement favorable économique, social et culturel à ses intérêts. Cette forme de communication d’influence permet de mettre en place des procédures, d’élaborer des normes et de cartographier des acteurs afin de porter et de démultiplier des messages, des actions ou des idées. Contrairement au lobbying, le social learning n’influence pas directement les premiers cercles des décideurs mais vise à préparer globalement un terrain favorable dans l’opinion publique. Le gouvernement et les entreprises américaines maîtrisent très bien les techniques du social learning, notamment dans le cadre des négociations internationales sur le commerce mondiale. Certains spécialistes d’intelligence économiques n’hésitent plus à parler de « guerre par l’information » pour caractériser cette forme de communication d’influence. Dans tous les cas, la maîtrise du risque image et la réputation d’un pays ou d’une firme sont progressivement devenus des facteurs d’avantage concurrentiel.

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Dénigrement et concurrence déloyale http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/denigrement-et-concurrence-deloyale http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/denigrement-et-concurrence-deloyale#respond Sat, 16 Nov 2013 18:56:54 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3190 Savoir plus]]> Une économie de marché est régie par le principe de la liberté de la concurrence. Dans l’intérêt du consommateur, chaque entreprise peut démarcher des clients pour leur proposer ses services ou ses produits. Cette liberté de promotion et de communication n’est pourtant pas sans limite, surtout si elle vise à attaquer les autres compétiteurs. Ainsi, le dénigrement est-il considéré comme un acte de concurrence déloyale. En effet,  bien que la concurrence déloyale ne soit pas civilement définie, elle est rattachée aux pratiques commerciales déloyales interdites par l’article L121-1 du code de la consommation: « une pratique commerciale est trompeuse lorsqu’elle crée une confusion avec un autre bien ou service, une marque, un nom commercial, ou un autre signe distinctif d’un concurrent ; lorsqu’elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur ». Concrètement, il s’agit de tenir publiquement des propos suffisamment péjoratifs visant à  dépeindre le concurrent sous un angle négatif. Le dénigrement consiste à jeter publiquement le discrédit sur l’entreprise concurrente, ses dirigeants, ses produits ou son fonctionnement: remettre en cause l’honneur d’un concurrent ou son honnêteté, présenter un produit concurrent comme obsolète, critiquer les conditions de ventes et la garantie, faire état d’une procédure judiciaire en cours ou d’une condamnation lorsque la publication de la décision n’a pas été autorisée. En cas de dénigrement, il est possible pour l’entreprise victime d’agir judiciairement sur le fondement de l’action en concurrence déloyale. Cette action repose sur le droit commun de la responsabilité délictuelle pour faute prévue aux articles 1382 et 1383 du Code civil. En conséquence, il incombe au demandeur de prouver le lien de causalité entre une faute et un dommage (« pas d’intérêt, pas d’action »). Le Web 2.0 offre de multiples caisses de résonance aux concurrents indélicats sur les médias sociaux (réseaux sociaux, blog, forum…). Le dénigrement fait donc partie des risques d’E-Réputation, notamment lorsque des parties prenantes appellent au boycott d’une marque. Il est donc nécessaire de mettre en place un système de veille pour écouter le web et prévenir toute forme de dénigrement.

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Sourd avec de grandes oreilles http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/sourd-avec-de-grandes-oreilles http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/sourd-avec-de-grandes-oreilles#respond Sat, 07 Sep 2013 11:00:01 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3121 Savoir plus]]>
L’affaire Snowden continue de défrayer la chronique et certains commentateurs paraissent découvrir les pratiques offensives et illégales des Etats en matière de renseignement. Le phénomène n’est pourtant pas nouveau. Depuis la chute du mur de Berlin, nous vivons dans un système international multipolaire dans lequel les facteurs de puissance sont devenus essentiellement économiques et financiers. Pour certains Etats, la «guerre économique » autorise la mobilisation et l’utilisation de moyens illégaux, naguère exclusivement dédiés au domaine de l’espionnage militaire. La prédation d’innovations technologiques, l’élaboration des standards normatifs et les écoutes en matière de négociation commerciale ne font que traduire concrètement ce repositionnement des Etats et la reconversion des services de renseignement. Par ailleurs, cette volonté de puissance des Etats est largement servie par les avancées technologiques. Il parait de plus en plus facile de tracer les échanges, d’intercepter les télécommunications et de détourner les données qui transitent sur le web.  Le programme secret nommé Bullrun permettrait même de décrypter tout ce qui est codé sur internet (y compris les transactions bancaires).
Pour autant, la dérivation des flux et le stockage des données ne suffisent pas à contrôler le monde. En effet, la quantité exponentielle de données demeure inintelligible sans de solides capacités d’analyse. L’interception massive de ces flux ne peut conduire le récepteur qu’à se noyer dans l’infobésité s’il n’est pas capable de traiter l’information captée. On peut donc disposer de belles et grandes oreilles et demeurer parfaitement sourd.  Dans le village planétaire, chaque citoyen se rassure ainsi comme il peut…

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Publication des comptes : l’heureuse fin de la transparence http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/publication-des-comptes-l%e2%80%99heureuse-fin-de-la-transparence http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/publication-des-comptes-l%e2%80%99heureuse-fin-de-la-transparence#comments Sun, 28 Apr 2013 09:12:38 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3075 Savoir plus]]> Le 18 avril dernier, le Premier ministre a annoncé la suppression de l’obligation de publication des comptes pour 1,4 million de Très Petites Entreprises (TPE) françaises. Ainsi, l’obligation de publication disparaîtra pour les entreprises de moins de 10 salariés et réalisant moins de 700.000 euros de chiffre d’affaires. Elle sera aussi allégée pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires jusqu’à 8 millions d’euros.
L’objectif de cette mesure est double. Premièrement, il s’agit de simplifier et d’alléger les procédures administratives pour les TPE. Deuxièmement, il s’agit d’éviter des distorsions de concurrence entre les PME françaises et leurs concurrentes. Rappelons que jusque-là, les PME françaises étaient astreintes à des obligations de publication nettement plus contraignantes que celles auxquelles sont assujetties les autres entreprises des Etats membres de l’Union européenne. Rappelons aussi que, dans les principaux Etats situés en dehors de l’Europe, il n’existe quasiment aucune obligation de publication des comptes pour les entreprises non cotées.
Ces mesures de simplification permettront ainsi aux « start-ups » et TPE françaises de préserver la confidentialité de leurs activités. Elles éviteront ainsi la prédation financière de nos pépites technologiques. Dans une logique de réciprocité, ces mesures visent à rétablir un équilibre face aux concurrents internationaux. Dans une période où l’on parle beaucoup de transparence, il n’est pas inutile de rappeler que la vie économique se nourrit aussi de secrets légitimes. La confidentialité et la discrétion sont de nature à protéger les avantages concurrentiels.

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Redoutable ingénierie sociale http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/redoutable-ingenierie-sociale http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/redoutable-ingenierie-sociale#respond Sun, 17 Feb 2013 18:03:41 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3034 Savoir plus]]> L’ingénierie sociale (social engineering) compte parmi les pratiques dites « offensives » de l’intelligence économique, visant acquérir des informations sur une organisation ou sur un décideur public ou privé. L’ingénierie sociale consiste à mettre en œuvre des méthodes de captation d’information qui permettent à un décideur de se renseigner sur une cible, entreprise concurrente ou dirigeant clé. Cette méthode est souvent critiquée sur le plan éthique car elle consiste précisément à accéder à l’information en abusant de la crédulité de personnes situées dans l’entourage de la cible. Des partenaires, collaborateurs et salariés sont ainsi approchés discrètement, physiquement ou via les réseaux sociaux, sous de faux prétextes et avec de « faux nez » (le contact ne dit pas toujours qui il est). Sous couvert de relations sociales en apparence anodines et désintéressées, l’objectif est d’encourager des individus à délivrer des informations sensibles par malveillance, par imprudence ou par négligence.

Une action d’ingénierie sociale nécessite une préparation longue et minutieuse consistant à localiser les informations utiles, identifier les cibles (personnes ressources) et analyser leurs motivations. Il faut ensuite élaborer un scénario détaillé pour approcher la source, la mettre en confiance et recueillir ses confidences. La plupart des opérations d’ingénierie sociale sont donc fondées sur la duperie, le mensonge et le camouflage d’identité. Certains  n’hésitent pas à parler de « renseignement conversationnel » pour montrer que ces processus d’échanges informels peuvent permettre le collationnement, le recoupement et la synthèse d’informations à forte valeur ajoutée. L’ingénierie sociale est donc un processus aussi redoutable qu’indolore dont chaque entreprise doit apprendre à se protéger.

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Circuit de visite et pôt de miel http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/circuit-de-visite-et-pot-de-miel http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/circuit-de-visite-et-pot-de-miel#respond Thu, 10 Jan 2013 10:33:01 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3012 Savoir plus]]> L’intelligence économique (IE) s’intéresse à la maitrise et à la protection des informations stratégiques en entreprise. Certaines techniques d’IE répondent ainsi à la fois à la nécessité de protéger les savoir-faire de l’entreprise et d’influencer les concurrents. C’est le cas d’une pratique issue de l’industrie aéronautique appelée trivialement le « circuit de visite ».

Cette procédure consiste à filtrer les visiteurs en vérifiant en amont leur identité et leur nationalité d’origine afin d’évaluer les risques d’ingérence. Avant tout accès sur un site de  production industrielle, la qualité de chaque visiteur doit être connue pour évaluer la sensibilité au risque concurrentiel. Le jour de la visite, chaque visiteur est directement pris en charge, chaperonné dès son entrée dans l’entreprise. On le guide ensuite selon un « circuit de visite » adapté comportant un cheminement pré établi et des étapes très précises. Selon la nationalité ou la sensibilité concurrentielle de notre visiteur, on ne lui montrera évidemment pas la même chose. Le circuit de visite permet de ne pas laisser une personne étrangère à l’entreprise déambuler librement sur un site de production et d’éviter le pillage des savoir-faire par captation d’informations sensibles ou de photos indiscrètes dans les ateliers.

Mais cette technique peut aussi permettre le déploiement (plus subtil) d’une communication d’influence reposant sur la duperie et la mystification de l’adversaire. Selon le même schéma que le précédent, on recevra les visiteurs pour les guider et les polariser vers une zone dite de « pot de miel ». On leur montrera alors sur des posters d’information, sur des animations powerpoint ou par une visite d’atelier, des réalisations « représentatives » des priorités stratégiques ou emblématiques des avancées technologiques de l’entreprise. Le visiteur se régale alors… Sauf que les priorités exposées ne sont vraiment pas les bonnes et que les réalisations présentées comme exemplaires s’avèrent carrément imaginaires. Avec la technique du pot de miel : « qui donne à voir, donne à croire ». Et chaque visiteur ou concurrent potentiel repartira ainsi chez lui avec une idée très claire des caps stratégiques… à partir d’une feuille de route intégralement erronée.

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Reprise d’entreprises : 12 sites pour détecter des opportunités http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/reprise-d%e2%80%99entreprises-12-sites-pour-detecter-des-opportunites http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/reprise-d%e2%80%99entreprises-12-sites-pour-detecter-des-opportunites#respond Tue, 04 Oct 2011 10:52:03 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2733 Savoir plus]]>
  • Le site de l’APCE est un site ressource incontournable sur le sujet. Il offre une rubrique repreneur/cédant pour se préparer aux enjeux respectifs de la cession et de la reprise.   Il propose aussi une quantité de conseils pratiques : kit cédant/repreneur, outils interactifs, formulaires administratifs, documents types, guides téléchargeables, fiches pratiques, indices et chiffres, logiciels et services en ligne.
  • Le site reprised’entreprise est un portail se présentant comme « exhaustif » consacré à la reprise d’entreprise en France. Il propose de nombreux liens et des podcasts sur le sujet. Il offre la possibilité de déposer gratuitement des annonces de reprise.
  • Ce portail reprise-entreprise dédié à la reprise d’entreprise présente plus de 100.000 offres par mois. On appréciera l’ergonomie du site sous forme d’annuaire permettant des recherches thématiques par secteur d’activité (tourisme, commerce, industrie, bâtiment…). Voir aussi le portail du groupe Equilybre.
  • La plateforme Actinbusiness est dédiée aux entrepreneurs pour créer ou reprendre une entreprise : Conseils, Aides, Business Plan, Franchise… Le site propose une bourse aux affaires permettant de consulter des profils de cession et de déposer gratuitement vos annonces pour donner de la visibilité à vos recherches.
  • Ccible présente la base de données d’annonces de reprises validées par les Chambres de commerce et d’industrie (CCI). Il offre la possibilité de segmenter les requêtes par type d’offre ou par Région.
  • Le site d’Oseo propose de nombreux conseils pratiques et une bourse à la transmission d’entreprises. Il permet aux internautes de mettre en place un compte personnalisé ainsi qu’un dispositif d’alerte.
  • La Bourse Nationale d’Opportunités Artisanales (BNOA) propose des annonces et des mises en relation confidentielles entre acquéreurs et cédants.
  • Fusacq est une place de marché dédiée aux fusions-acquisitions et à la reprise d’entreprise. Le site internet permet des recherches ciblées. Il offre une palette de service en ligne : abonnement Newsletter, annuaires, dossiers thématiques…
  • Le site cession-commerce.com vous propose d’accéder à une base de données de plus de 3000 commerces à reprendre.
  • Le site intercessio.fr est piloté par un cabinet spécialisé dans la cession de PME/PMI. Il propose en ligne une application permettant d’évaluer son entreprise (Valentin®)
  • Le site de l’association CRA se propose de vous mettre en relation avec des bénévoles, anciens dirigeants de PME/PMI pour vous aider dans votre projet de cession ou de reprise. Le site présente des offres de reprise et de cession avec un moteur de recherche par mots-clés, par zone géographique et par secteur d’activité. Il propose un abonnement à une Newsletter.
  • Ce site de l’administration permet d’effectuer des formalités en ligne et donne des informations spécifiques  (juridiques, fiscales…) à la reprise d’entreprise.
  • Cette liste n’est pas exhaustive. Alors si vous avez d’autres ressources à proposer, j’attends vos contributions.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Approcher la concurrence : la stratégie indirecte http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/approcher-la-concurrence-la-strategie-indirecte http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/approcher-la-concurrence-la-strategie-indirecte#respond Thu, 16 Dec 2010 08:13:34 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2269 Savoir plus]]> point d'interrogationDans un précédent post, nous évoquions la « structure utile » délimitée par l’exploration des réseaux sociaux. Cette structure utile peut aussi ouvrir la voie à  une approche plus indirecte des concurrents, fondée sur l’ingénierie sociale. Il n’est plus alors question d’entrer directement en contact avec la personne profilée mais de détecter dans son environnement social, professionnel, familial ou amical (avec Facebook « les amis de mes amis sont souvent mes amis »…) des points de contact et donc des points d’entrée chez les concurrents, constituant ainsi un véritable réseau de renseignement humain [1]. La démarche de renseignement ainsi construite consiste à définir des besoins en sources dans différents domaines (technique, commercial, financier…), à localiser des sources potentielles (ciblage), à dresser une liste de personnels intéressants (répertorier, sélectionner), à établir des contacts directs ou indirects, et à amorcer la source ou les sources à partir de tests de production allant de la demande d’informations simples et ouvertes à des demandes d’informations plus pointues et sensibles. Avec ce type de démarche méthodique, les réseaux sociaux offrent l’opportunité de décrypter le réseau de partenaires d’un concurrent ou de se constituer un réseau d’experts… Ces démarches de renseignement humain existaient bien avant le développement des réseaux sociaux, mais elles nécessitaient des actions d’approche souvent longues, délicates et coûteuses. Elles sont aujourd’hui simplifiées. Une approche moins personnelle peut aussi être initiée en tapant le nom de l’entreprise concurrente dans les moteurs de recherche des réseaux sociaux. On voit ainsi se dessiner un véritable réseau de contacts utiles, permettant de constituer un réseau de renseignement humain en auditionnant d’anciens salariés ou d’anciens stagiaires d’un concurrent.

    Ces démarches comportent cependant des limites déontologiques et légales. En effet, si les informations ouvertes sont pour ainsi dire « à portée de main » pour toute personne maîtrisant les outils de recherche et le Networking system, la consolidation des informations collectées dans des fichiers revient à stocker des données nominatives individuelles, dont certaines relèvent assurément de la vie privée. L’agrégation d’informations privées socialement disponibles sur les réseaux sociaux dans un objectif concurrentiel entraîne nécessairement des soucis de compatibilité par rapport aux prescriptions réglementaires de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL). Par ailleurs, la sollicitation des salariés d’un concurrent dans l’objectif de les débaucher ou d’obtenir des informations professionnelles implique des interrogations par rapport aux obligations de loyauté ou de confidentialité contenues dans les contrats de travail en contrepartie du lien de subordination. Enfin sur le plan déontologique, on enregistre des limites selon les méthodes d’approches des différents contacts obtenus via les réseaux sociaux [2] :

    • Le contact « ès qualité » consiste à dire à la fois qui on est et ce que l’on cherche (« Je me présente en disant qui je suis, tout ou partie de ce que je recherche, le but de mon intervention et les actions en cours »). Ce mode d’approche directe et sincère peut se révéler très efficient pour proposer un entretien d’embauche à un cadre de la concurrence. Mais le Web 2.0 autorise aussi des types de contacts beaucoup plus « allusifs », plus « déguisés » ou carrément « anonymes » reposant sur la technique du « faux nez » ou du « cheval de Troie ».
    • Le contact « sous prétexte » consiste ainsi à dissimuler ses intentions réelles derrière une fausse justification, c’est-à-dire un motif alibi qui n’est pas le bon (« Je dissimule ce que je cherche réellement en faisant semblant de m’intéresser à autre chose »).
    • Le contact « sous couverture » consiste à usurper les qualités ou les attributs extérieurs d’une profession ou d’une fonction pour mettre la cible en confiance, par exemple en se faisant passer pour un chasseur de têtes.
    • Le contact « sous légende » consiste à avancer « masqué », avec une fausse identité numérique (i.e. un alias) comme couverture (un faux blog internet, une fausse page Viadeo ou Facebook).
    • Le contact « en sous-mains » consiste à faire effectuer la démarche par un tiers de confiance (un « ami »), qui connaît personnellement la cible et les buts réels de l’opération.

    On voit derrière toute cette gradation dans les modes de contacts offensifs se profiler un véritable répertoire d’actions borderline, plus ou moins morales et flirtant le cas échéant avec les limites de la légalité. Ces pratiques ne sont pas non plus très conformes aux codes de conduite implicites, aux normes de contribution et conventions collaboratives du Web 2.0 qui impliquent une spirale de confiance fondée sur l’engagement individuel [3].

    Enfin, la démarche concurrentielle peut aussi se concrétiser par une veille portant sur le climat social de l’entreprise concurrente. On a vu se développer la diffusion de supports lancés à l’initiative de salariés mécontents dans le cadre d’actions revendicatives de groupes (blogs de collectifs, blogs syndicaux) ou de contentieux individuels. Les conflits sociaux sont ainsi médiatisés via le Web en raison de la facilité d’accès (rapidité, gratuité) et de la liberté d’expression. Avec Internet chacun dispose d’un porte-voix lui permettant de défendre une cause ou de dénoncer une injustice. Les répertoires d’action collective [4] se sont donc enrichis à partir de ces nouveaux outils de l’agit prop, offrant aux acteurs de nouveaux moyens de pression et d’influence.  Ces supports offrent une opportunité dans le cadre d’une veille concurrentielle d’accéder à des informations internes mises en ligne. L’accès aux insiders est un atout concurrentiel qui pourra d’ailleurs être complété par la consultation de sites spécialisés dans le recueil de témoignages sur les conditions de travail (politique salariale, gestion des emplois et des carrières, stress, sécurité…) [5].


    [1] Sur les approches en termes de Social engineering voir Alban ONDREJECK A., (Consulting service, Consultant confirmé sécurité Orange), « Comment la frénésie d’échange d’informations personnelles met en danger l’entreprise et son personnel », GRAFOTEC, Sécurité des systèmes d’information, 26 janvier 2009.

    [2] CARAMELLO F., Renseignement humain, sécurité et management,  éd. Lavauzelle, 2008, p. 166.

    [3] PRAX J.Y., Le management territorial à l’ère des réseaux, éd. d’Organisation, 2002, pp. 147 à 158.

    [4] Sur la notion de répertoire d’action, nous renvoyons aux travaux de TILLY C., « Les origines du répertoire de l’action collective contemporaine en France et Grande-Bretagne », Revue du XXème siècle, N°4, octobre 1984, p. 89 et suiv.

    [5] Très typique de cette tendance, le site Vault.com, Career intelligence.

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    Collecte offensive et actions obliques http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/collecte-offensive-et-actions-obliques http://jacques.breillat.fr/renseignement-commercial/collecte-offensive-et-actions-obliques#respond Fri, 26 Nov 2010 07:00:53 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2554 Savoir plus]]> L’Intelligence économique est « la maîtrise et la protection des informations stratégiques utiles pour les décideurs publics et privés ». La démarche d’Intelligence économique interdit donc rigoureusement le recours aux méthodes illégales de collecte d’informations sur les concurrents. Elle prohibe notamment les actions « dures » qui relèveraient de l’espionnage économique, tombant de fait sous le coup de la loi pénale.

    Pourtant, à côté de ces actions illégales, il existe tout un spectre d’actions dites « obliques » qui, sans être répréhensibles, appartiennent au registre de la collecte offensive. Parmi ces actions « indirectes », on trouve notamment : l’écoute de conversations privées dans des lieux publics, l’organisation d’entretiens de recrutement avec des salariés de la concurrence, le démontage des produits et des offres de services de la concurrence (reverse engineering), la subtilisation d’informations dans le cadre de négociations commerciales « alibis », la récupération de documents jetés à la poubelle, la copie de rapports de stages en libre accès dans les bibliothèques des écoles de commerce, le questionnement méthodique des fournisseurs, des clients et des partenaires des concurrents…

    Dans le cadre de relations hyperconcurrentielles, les détours de la ruse appartiennent désormais au champ des possibles. Certes, on s’accordera à considérer que le recours à ce type de méthodes n’est pas très éthique. Certains objecteront que « la fin justifie les moyens »… Ce qui n’est pas légalement interdit étant par définition « autorisé », chaque chef d’entreprise doit donc apprendre à protéger ses informations stratégiques par rapport aux risques de fuites les plus inattendus…  En matière d’orchestration des actions obliques, l’imagination est décidément sans limite.

    Article paru dans la rubrique Les Clés de l’IE, APS, 26/11/2010

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