gestion des risques – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Wed, 12 Aug 2015 17:13:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.22 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg gestion des risques – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 Protéger sans rigidifier http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/proteger-sans-rigidifier http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/proteger-sans-rigidifier#respond Sun, 29 Nov 2015 09:08:23 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3318 Savoir plus]]> cuirasse

 

L’intelligence économique (IE) vise à assurer « la maîtrise et la protection des informations stratégiques utiles aux décideurs publics et privés ». Le volet protection implique que toutes les informations considérées comme « sensibles » ne soient pas protégées de la même façon, au risque de paralyser l’activité de l’entreprise et de rigidifier les pratiques dans des procédures stériles. Aussi, avant de mettre en place une politique de protection, une analyse précise des risques s’impose comme un préalable indispensable pour définir celles qui sont véritablement stratégiques et vitales, et ainsi mieux définir les conditions de leur protection.

Pour faire ce travail de recensement, il faut appréhender les enjeux liés aux informations détenues par l’entreprise en concertation avec l’ensemble des services (RH, contrôle de gestion, comptabilité, commerce, finance, marketing, communication). L’auditeur en IE devra établir une grille de questions permettant d’apprécier la sensibilité de l’information en fonction de l’activité ; en hiérarchisant la sensibilité des informations en fonction du préjudice qu’engendrerait leur divulgation (impact faible, moyen, fort) pour la vie de l’entreprise. Il devra aussi en évaluer les risques de fuite lors de la vie opérationnelle de l’information, tout en appréciant en particulier s’il s’agit de risques humains, juridiques, informatiques ou techniques.

Au final, ce travail de recensement permet de considérer la sensibilité stratégique des informations ayant un impact fort sur l’organisation. Elles doivent faire l’objet d’une protection spécifique, quelles que soient la difficulté d’accès et la probabilité de fuite. On le voit, l’intelligence économique n’entend pas protéger toutes les informations, tout le temps. Il s’agit de mettre en place un traitement chirurgical pour protéger l’essentiel en se concentrant sur les zones de vulnérabilité de l’entreprise.

 

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Principe de précaution: servir en se servant ? http://jacques.breillat.fr/lobbying_desinformation/principe-de-precaution-servir-en-se-servant http://jacques.breillat.fr/lobbying_desinformation/principe-de-precaution-servir-en-se-servant#respond Fri, 02 Mar 2012 10:11:22 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2817 Savoir plus]]> Dans un précédent post, nous avons abordé la délicate question de la place des évolutions normatives dans les rapports concurrentiels. Parmi les nouvelles réglementations, certaines s’inspirent du fameux principe de précaution. Elles entendent explicitement nous protéger de certains risques. Mais ces normes nouvelles ne se préoccupent-elles vraiment que de notre seule sécurité physique ou de notre unique bien-être?

Par exemple, la loi obligeant les propriétaires de piscines privées à installer des dispositifs de sécurité (alarmes, couvertures ou barrières) aura demandé plus d’1,8 milliards d’euros d’investissement aux particuliers. Bien sûr, la noyade d’un enfant de moins de six ans est toujours un drame familial et entraine une légitime émotion de l’opinion publique. Il n’empêche que le bilan de cette mesure est pour le moins « controversé ». Sans se livrer à une macabre comptabilité, il convient de noter que 19 enfants de moins de six ans sont décédés par noyade contre 26 enfants l’année précédent l’entrée en vigueur de cette mesure législative. Dans le domaine immobilier, le législateur a empilé depuis plusieurs années des dispositifs de contrôle obligatoire : amiante en 1996, plomb en 1998, termites en 1999, performance énergétique du logement en 2006, conformité des installations électriques et du gaz en 2008. L’ensemble de ces activités de contrôle représente pour les professionnels un Chiffre d’Affaires annuel de près de 800 millions d’euros. De même, la mise aux normes des stations services aura coûté plus de 6 milliards d’euros. Cette mesure a aussi provoqué la fermeture de nombreux stations-service en zone rurale. L’évolution des standards de sécurité dans les stations-service aura permis incidemment de restructurer, de concentrer et finalement « d’écrémer » les circuits de distribution des produits pétroliers.

On peut voir finalement de nombreuses explications dans le renforcement des mesures normatives et le rehaussement des standards. Les spécialistes des politiques publiques pointent la nécessaire prise en compte du principe de précaution comme un nouveau référentiel (afin de prévenir aussi le risque pénal et judiciaire). Les philosophes soulignent l’infantilisation maladive de notre société post-moderne qui cache son malaise derrière la récusation de toutes les peurs.  Les économistes intègrent les dépenses liées à ces mesures, comme une hausse de production de la demande intérieure et donc de la richesse nationale (accroissement du PIB, produit intérieur brut). Pour sa part, le spécialiste d’intelligence économique se méfie toujours de l’air du temps et de évolutions « spontanées ». Il sait que derrière chaque mesure normative, il existe l’action aussi discrète qu’efficace de groupes d’intérêt. Les fabricants de piscine, les spécialistes du contrôle technique ou les distributeurs d’essence ne sont pas a priori des acteurs désintéressés. Et lorsque des mesures normatives entendent renforcer l’intérêt général (mystique à vrai dire étrangère aux lobbies), elles servent parfois aussi des intérêts particuliers collatéraux.  Sans nous adonner à la théorie du complot, force est de constater que les groupes d’intérêt ont appris patiemment à habiller leur communication d’influence. En démocratie pluraliste, les lobbies savent qu’il est possible de co-produire les décisions publiques… ce qui revient parfois à « servir tout en se servant ».

 

 

 

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Le monde tel qu’il est… http://jacques.breillat.fr/concepts/le-monde-tel-quil-est http://jacques.breillat.fr/concepts/le-monde-tel-quil-est#respond Sat, 29 Jan 2011 15:46:25 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2636 Savoir plus]]> Comme le disait le philosophe Sénèque « Il n’est nul vent favorable pour celui qui ne sait où il va ». Quel que soit l’objectif opérationnel  de l’entreprise: protéger ses informations stratégiques et ses savoir-faire, influencer son environnement, surveiller les acteurs et les manœuvres de la concurrence ; la question centrale de l’intelligence économique demeure celle de l’intention stratégique des décideurs publics ou privés. Cette question se pose avec une acuité particulière et  précision essentielle. En intelligence économique, l’information que nous évoquons est nécessairement collectée légalement et son utilisation doit répondre à une certaine éthique des affaires.

Des affaires récentes comme celle de l’espionnage économique chez Renault nous montrent qu’il existe des logiques offensives d’espionnage et des techniques de manipulation permettant de soustraire et de subtiliser de l’information à forte valeur ajoutée. Ces techniques offensives intéressent l’intelligence économique sous l’angle de la prévention des risques. Elles entrent dans son domaine d’analyse dans la mesure où il faut apprendre à s’en prémunir. L’intelligence économique doit comprendre les démarches offensives pour définir des contre-mesures opérationnelles.

Au bout du compte, l’intelligence économique n’ignore pas la dureté des combats concurrentiels. Elle n’élude pas la question des rapports de force entre les firmes. Elle n’évacue pas non plus l’âpreté de la compétition des Etats dans des domaines stratégiques. La clé de lecture de l’intelligence économique n’est « ni naïve, ni paranoïaque », elle se propose d’analyser et de comprendre les rapports concurrentiels « tels qu’ils sont et non tels qu’ils devraient être ».

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Manager les risques http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/manager-les-risques http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/manager-les-risques#respond Fri, 24 Dec 2010 08:30:21 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2588 Savoir plus]]> point d'exclamationL’Intelligence économique (IE) porte sur la maîtrise et la protection des informations stratégiques utiles aux décideurs publics et privés.  Certains spécialistes d’IE s’intéressent plus particulièrement à la gestion des risques en entreprise.

Ces experts distinguent quatre grands types de risques. Les risques de sécurité sont liés à des accidents involontaires sur les installations : incendie, accidents du travail… Les risques de sûreté sont liés à des actes volontaires de malveillance humaine : chantage, intrusion dans les systèmes d’information, abus de confiance, vol, déstabilisation, espionnage industriel… Les risques environnementaux sont liés aux risques naturels : inondation, feu de forêt, tremblement de terre, pollution de l’air et de l’eau… Les risques managériaux portent sur l’activité entrepreneuriale : perte de savoir-faire et de compétences clés, image et réputation, dépendance aux fournisseurs, insolvabilité des clients…

Ces dernières années, on constate une montée en puissance des risques environnementaux et managériaux. En effet, les attentes des parties prenantes (clients, actionnaires, fournisseurs, ONG…) sont de plus en plus fortes à l’égard des organisations, comme le démontre l’adoption de la norme ISO 26000 sur la responsabilité sociétale et environnementale. Chaque chef d’entreprise doit prendre en compte l’ensemble de ces attentes pour maîtriser les risques propres à son activité. Désormais, les managers savent qu’il faut à la fois prendre des risques pour entreprendre et maîtriser chaque risque pour durer…

Article paru dans la rubrique Les Clés de l’IE, APS, 24/12/2010

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