Bibliographie – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Wed, 05 Jun 2019 14:11:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.23 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg Bibliographie – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 Nager à contre-courant critique http://jacques.breillat.fr/concepts/nager-a-contre-courant-critique http://jacques.breillat.fr/concepts/nager-a-contre-courant-critique#respond Wed, 05 Jun 2019 15:11:53 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3561 Savoir plus]]> FakeL’intelligence économique s’intéresse à la maitrise et à la protection des informations stratégiques utiles aux décideurs publics et privés. Sur le plan de la méthode, cette discipline ne peut donc faire l’économie d’une réflexion critique sur la prise en compte des sources d’information. Elle reprend à son compte, le terme désuet forgé en son temps par Henri Broch de « zététique » pour qualifier l’art du doute scientifique… En effet, notre société reposant sur des postulats rationalistes est soumise aux défis de croyances exotiques, fantaisistes ou erronées qui se répandent de façon incontrôlée sur le web. Les vaccins sont dangereux. Le réchauffement climatique n’existe pas. Les attentats du 11 septembre sont le fait des services secrets. Ces fadaises sont désormais qualifiées de Fake news ou de bullshits. Dans un ouvrage récent intitulé « Les têtes bien faites », Nicolas Gauvrit et Sylvain Delouvée, démontrent comment se produisent les « ratés de la raison ». Car il existe « des croyances fausses auxquelles on s’attache obstinément alors que l’on a accès à des informations qui devraient permettre de les réviser ».  La croyance fausse n’est donc pas strictement liée à un pur défaut d’information. Par exemple , on peut s’attacher à des propositions obscures parce qu’elles sont simplement émises par des personnes célèbres, ce que Sperber nomme « l’effet gourou ».  De la même façon, on peut s’attacher à des idées fausses sous prétexte qu’elles confirmeraient des hypothèses auxquelles nous sommes attachés. Enfin, et cela est surprenant, les échanges d’informations sont gouvernés par le principe de la charité interprétative. Cela signifie que lorsque l’on ne comprend pas exactement le propos d’un locuteur, on se persuade que ces propos sont pertinents et vrais. « L’effet-gourou se produit lorsque le principe de charité interprétative est appliqué même après que l’on a fait un effort supplémentaire de compréhension qui aboutit à un échec ». Au final, l’exercice de l’esprit critique n’est jamais simple, surtout lorsqu’il vise à remettre en cause un présupposé personnel. Le seul fait d’être particulièrement éclairé à partir d’un corpus d’informations fiables constitue une condition nécessaire mais nullement suffisante à la réfutation d’idées fausses. Le renoncement individuel exige non seulement que chacun se détache de ses propres croyances mais aussi d’endosser le coût social d’un désaccord avec les idées dominantes (doxa, air du temps, mode, fallacy…). C’est pourquoi en dépit de tous les efforts réalisés pour mesurer, étalonner et vérifier le bien-fondé de certaines idées, elles demeurent l’objet d’un attachement en apparence déraisonnable… Pour contrarier profondément et  durablement le cours des idées fausses, il faudrait que chacun accepte de faire l’effort d’une nage à contre-courant.

Post to Twitter

]]>
http://jacques.breillat.fr/concepts/nager-a-contre-courant-critique/feed 0
Guerre et intelligence économique dans la pensée de C.Harbulot 2/2 http://jacques.breillat.fr/bibliographie/guerre-et-intelligence-economique-dans-la-pensee-de-c-harbulot http://jacques.breillat.fr/bibliographie/guerre-et-intelligence-economique-dans-la-pensee-de-c-harbulot#respond Tue, 24 Jan 2017 11:35:12 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3439 Savoir plus]]> produit-17Christian HARBULOT Interview à propos de la parution l’ouvrage « GUERRE ET INTELLIGENCE ECONOMIQUE dans la pensée de Christian HARBULOT » De Giuseppe GAGLIANO, préface de Nicolas MOINET, éditons VA press.

Christian HARBULOT: « J’ai été à contre-courant de la pensée dominante depuis le début de ma réflexion  entamée au milieu des années 80. La guerre économique était un sujet tabou. Parler des problématiques d’accroissement de puissance était politiquement incorrect. La création de l’Ecole de Guerre Economique a permis peu à peu de sortir du ghetto cognitif et de faire passer un certain nombre de messages dans le monde académique et dans la société en général. Aujourd’hui, lorsque je compare certains écrits, je pense avoir eu plus raison qu’un Bertrand Badie dans l’analyse des matrices du monde contemporain. La question de la puissance est un enjeu dans les relations internationales. L’information joue un rôle déterminant dans les rapports de force géostratégiques, géoéconomiques et sociétaux. Ces deux constats sont le point de départ de mes travaux qui débutent avant la fin de la guerre froide. A la fin du XIXe siècle, une partie de la classe dirigeante britannique n’a pas hésité à sacrifier une partie de l’infrastructure industrielle de la Grande Bretagne pour chercher de nouvelles sources d’enrichissement. Les Etats-Unis vécurent un scénario relativement similaire un siècle plus tard.  Mais sans aboutir au même résultat. La renaissance du nationalisme économique n’est pas le fruit de l’excentricité de M. Donald Trump.  Elle signifie d’abord et avant tout la fin d’un processus de mondialisation désynchronisé des logiques de puissance. Ce constat amplifie la légitimité de la démarche suivie par l’Ecole de guerre Economique créée il y a vingt ans.Le livre de M. Gagliano est un regard extérieur sur une approche française et c’est là son intérêt principal. Il n’est pas prisonnier de l’esprit de chapelles qui mine le système français depuis de nombreuses années. Gagliano ne s’est pas enlisé dans la langue de bois officielle qui domine souvent les écrits sur les sujets que j’aborde. Il a su lire entre ses lignes et a bien capté le fil rouge de mon cheminement dans l’exploration des questions liées à l’intelligence économique. En tant qu’italien, Gagliano n’a pas une grille de lecture conformiste et il a su capter le côté atypique des fondateurs de ce qui pourrait être défini un jour comme une école française. Il n’est pas courant de voir des officiers généraux sortis du cadre opérationnel, construire un modèle de pensée avec un ancien subversif et les jeunes talents qui Les entouraient.La lecture de l’ouvrage de Gagliano est une manière de s’informer en sortant des sentiers battus. C’est la force d’une écriture européenne qui ne s’est pas arrêté aux visions figées du monde contemporain. »

Post to Twitter

]]>
http://jacques.breillat.fr/bibliographie/guerre-et-intelligence-economique-dans-la-pensee-de-c-harbulot/feed 0
« Guerre et intelligence économique dans la pensée de Christian Harbulot » 1/2 http://jacques.breillat.fr/bibliographie/guerre-et-intelligence-economique-dans-la-pensee-de-christian-harbulot-12 http://jacques.breillat.fr/bibliographie/guerre-et-intelligence-economique-dans-la-pensee-de-christian-harbulot-12#respond Mon, 23 Jan 2017 11:45:21 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3443 Savoir plus]]> produit-17

Parution de : « GUERRE ET INTELLIGENCE ECONOMIQUE dans la pensée de Christian HARBULOT », de Giuseppe GAGLIANO, préface de Nicolas MOINET

Dans son testament politique, le Président François Mitterrand confiait aux Français : «La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.». Si les thèmes de guerre et d’intelligence économique ont été largement abordés ces dernières années, aucun ouvrage n’avait encore été consacré à l’un des fondateurs de cette discipline. C’est la lacune que viennent combler les éditions VA Press avec la sortie de cet ouvrage.

A l’occasion des 20 ans de l’école de guerre économique fondée par Christian HARBULOT, Giuseppe Gagliano s’appuie sur cette expérience originale et propose un manuel de survie intellectuelle dans un monde économique conflictuel qui ne dit pas toujours son nom et nécessite des éclairages et même des décryptages. Nous les trouverons dans ces pages. Entre 1992 et 1994, l’expression « intelligence économique » est entrée officiellement dans le débat public français sur la compétitivité nationale, ainsi que la demande d’intervention publique dans l’économie nationale. Ces vingt dernières années, l’intelligence économique a acquis sa légitimité et ses lettres de noblesse grâce à une série de mutations historiques du contexte politique et économique telle que la fin de la Guerre Froide, le caractère de plus en plus compétitif et conflictuel du capitalisme, l’utilisation de l’information pour changer l’ordre politique et économique basée sur la nouvelle ère de l’économie de la connaissance. En effet, s’il n’y a plus à démontrer que la guerre et l’intelligence économique existent, cet ouvrage apporte de nouvelles façons de répondre aux questions que se posent de nombreux décideurs sur la base de la pensée de Christian Harbulot.

Christian Harbulot explique comment la France, en particulier, a mis beaucoup de temps à définir sa propre culture dans le domaine de l’intelligence économique. En partant de l’analyse historique du commerce entre les nations, C. Harbulot tente de donner la plus appropriée des définitions de l’intelligence économique. Cette synthèse propose de suivre le développement de ce concept, de ses premières manifestations jusqu’à son évolution actuelle. Giuseppe Gagliano n’a pas une grille de lecture conformiste et il a su capter le coté atypique et novateur de ce qui peut être défini comme une école française. Elle est décrite dans ces pages. Il présente enfin des solutions permettant de trouver les bonnes modalités de collaboration entre système étatique et système d’entreprise. Ce livre s’adresse aux élites décisionnaires, cadres et dirigeants d’entreprises, fonctionnaires civils et militaires… Il s’adresse aussi à tous les acteurs économiques, aux passionnés d’histoire et de géopolitique à qui il permettra de découvrir les coulisses d’une guerre qui ne dit pas son nom.
L’auteur :
Giuseppe GAGLIANO est diplômé en Philosophie de l’Université de Milan. Il est actuellement Président du CESTUDEC (Centre d’Etudes Stratégiques Carlo De Cristoforis). Il a collaboré avec de nombreux magazines et centres de recherches en Italie, France, Brésil, Belgique, Australie, USA…. Il a également été membre du Conseil consultatif des magazines Internationaux : « International Journal of Science » (Serbie) et « Socrates Journal » (Inde). Il est l’auteur de nombreux essais en philosophie politique et en stratégie.

Post to Twitter

]]>
http://jacques.breillat.fr/bibliographie/guerre-et-intelligence-economique-dans-la-pensee-de-christian-harbulot-12/feed 0
« Blogosphère: une communauté de savoir » Interview de Bérengère STASSIN 2/2 http://jacques.breillat.fr/bibliographie/blogosphere-une-communaute-de-savoir-interview-de-berengere-stassin-22 http://jacques.breillat.fr/bibliographie/blogosphere-une-communaute-de-savoir-interview-de-berengere-stassin-22#respond Fri, 06 Jan 2017 17:25:12 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3426 Savoir plus]]> cepadues_1563Pour faire suite à notre interview (première partie publiée hier) nous avons le plaisir de d’interroger Bérengère STASSIN sur ses recherches scientifiques et son actualité éditoriale.

Jacques BREILLAT: « S’agit-il vraiment d’une médiation du savoir où d’une vulgarisation des connaissances? »

Bérengère STASSIN: « Comme le laisse entendre le titre que j’ai donné à l’ouvrage, il s’agit d’une mosaïque de médiations construite par un réseau de blogueurs experts qui forment une communauté de savoir. À l’intérieur de ce réseau sont diffusées et « mises en texte » des connaissances explicites, mais sont également « explicitées » des connaissances tacites. Les connaissances explicites (ou savoirs théoriques) sont diffusées dans les billets que j’ai qualifiés de « billets de synthèse » ou d’ « exposés de mise au point » sur une notion, un concept, une théorie. Les connaissances tacites, qui relèvent plutôt des savoir-faire, sont quant à elles formalisées par l’écriture, par la rédaction de « comptes rendus » d’expérience, d’expérimentation ou encore de résolution de problème. Une forme de médiation des savoirs théoriques et des savoir-faire est donc exercée. Concernant la vulgarisation des connaissances, certains blogueurs m’ont confié avoir le souci de rendre leur blog accessible au grand public. L’analyse de leurs billets n’a cependant pas révélé que la vulgarisation était au cœur de leur projet communicationnel. De plus, je n’ai pas fait d’étude de réception des blogs étudiés, mais de ce que j’ai pu observer, les lecteurs des blogs info-doc appartiennent essentiellement au monde de l’info-doc. Ça ne veut pas dire que des experts d’autres domaines et que le grand public n’en sont pas parties prenantes, mais en tout cas ils ne sont pas majoritaires. Enfin, l’étude a également révélé une forte activité de veille et de curation de contenu aboutissant à différentes formes d’éditorialisation, à différentes formes de médiations documentaires que certains auteurs qualifieraient de « redocumentarisations ».

Jacques BREILLAT: « Le blog a-t-il encore un avenir ? » 
Bérengére STASSIN: « Pour placer la focale sur le blog scientifique, je pense qu’il a actuellement le vent en poupe, ce que démontre très bien l’activité des « carnetiers » sur Hypothèses. Les blogs ont su se faire une place dans la littérature scientifique, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’image négative dont ils ont longtemps pâti a fini par s’estomper. Leurs détracteurs ont pris le temps de les lire et se sont rendu compte qu’il s’agissait de productions sérieuses (perfectibles, discutables, mais sérieuses), conclusions également tirées par les travaux académiques (dont les miens) les ayant pris pour objet d’étude. Ensuite, la multiplication de l’offre en termes de médias sociaux a fait que les blogueurs ont progressivement déplacé certaines de leurs activités sur d’autres supports (par exemple la veille et le signalement de contenu sur Twitter) recentrant ainsi leur blog sur la réflexion. Enfin, parce que le temps a montré que le billet de blog et sa validation a posteriori par les commentaires des lecteurs n’avaient pas vocation à se substituer à l’article scientifique et à sa validation a priori par les pairs (tout comme la Wikipédia ne s’est pas substituée à la Britannica). Ce sont deux formes distinctes, chacune a une place et un rôle qui lui sont propres, et tout le monde l’a bien compris. Je ne pense pas que les chercheurs-blogueurs soient majoritairement disposés à « ne plus jamais publier dans les revues scientifiques », comme l’est Olivier Ertzscheid, mais je pense qu’ils sont nombreux à voir, comme lui, en le blog un moyen pertinent de détourner les contraintes temporelles et financières desdites revues, de valoriser en quasi temps réel leur réflexion et les avancées de leurs travaux, et de se positionner sur un domaine d’expertise. C’est d’ailleurs pour ces raisons que ma collègue Leticia Andlauer a ouvert Pensées et Otome en septembre dernier et pour ces raisons que je suis moi-même en train d’ouvrir Cyberviolence et Cyberharcèlement sur Hypothèses. La décennie qui vient de s’écouler a donc ouvert une voie que nous sommes désormais nombreux à emprunter : chercheurs, doctorants, institutions, équipes de recherche ou encore laboratoires. Je répondrais donc à votre question par l’affirmative. Oui, le blog a encore un avenir. »

Jacques BREILLAT « Quelles seront les grandes mutations en matière de médiations documentaires dans les années qui viennent ? »
Bérengère STASSIN: C’est une vaste question à laquelle il serait difficile de répondre en quelques mots. Mais je vais vous donner un exemple de médiation documentaire numérique en lien avec les blogs, pour rester sur cette thématique, qui gagnerait à être développée dans les bibliothèques et les centres de documentation et d’information du secondaire. J’ai passé des années à explorer la blogosphère et j’ai identifié de nombreux blogs, actifs ou basculés en mode archive, tenus par des experts ou par des amateurs ayant développé une véritable expertise, qui me semblent avoir toute leur place dans un fonds documentaire, et ce, dans des domaines aussi variés que les sciences humaines et sociale, la veille et l’intelligence économique, la bibliothéconomie, les sciences dures, le marketing, la gastronomie, la littérature, la musique, le cinéma ou encore les jeux vidéo. Je pense qu’il y a un véritable travail d’identification et de validation de ces blogs à réaliser, indépendamment de la place qu’ils occupent dans les classements de type Teads, pour éviter qu’ils ne se perdent dans les méandres du Web ou que les connaissances dont ils se font les supports se dispersent voire s’évaporent. On a quand même aujourd’hui à notre disposition des outils et des théories qui permettent de vérifier si les contenus publiés dans un blog ou dans un wiki, ou bien signalés par un compte Twitter ou Facebook, sont des contenus fiables, issus de sources fiables. Je me souviens d’un échange que j’avais eu, au cours de ma thèse, avec Silvère Mercier (Bibliobsession) où il m’expliquait justement cela, qu’un bibliothécaire ou un documentaliste devrait être aujourd’hui en mesure de fournir à un usager s’intéressant à l’œnologie ou à une technique particulière de tricot certes deux livres et trois revues sur la question, mais également deux blogs et trois comptes Twitter. Aider les usagers à réaliser une veille sur Twitter, à identifier les comptes susceptibles de répondre au mieux à leurs besoins informationnels est aussi, je pense, un nouveau service de médiation documentaire à offrir. Je sais que sur le terrain certains professionnels le proposent déjà, mais je ne pense pas que ce soit systématisé à chaque bibliothèque ou à chaque centre de documentation. Et pour conclure, je dirais qu’au sein du CDI de chaque établissement scolaire, les exemples que j’ai cités sont certes des enjeux en termes de médiation documentaire, mais ils sont également des enjeux en termes d’éducation, d’éducation aux médias et à l’information. »

 

Bérengère Stassin est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lorraine et membre du Centre de recherche sur les médiations (CREM). Ses travaux académiques portent sur les communautés de savoir en ligne ainsi que sur l’identité numérique et l’e-réputation des marques et des individus. Elle commence également une nouvelle recherche sur les phénomènes de violence et de harcèlement en ligne et sur les discours sociaux qui les entourent.

Post to Twitter

]]>
http://jacques.breillat.fr/bibliographie/blogosphere-une-communaute-de-savoir-interview-de-berengere-stassin-22/feed 0
« Blogosphère: une communauté de savoir » Interview de Bérengère STASSIN 1/2 http://jacques.breillat.fr/bibliographie/blogosphere-une-communaute-de-savoir-interview-de-berengere-stassin-12 http://jacques.breillat.fr/bibliographie/blogosphere-une-communaute-de-savoir-interview-de-berengere-stassin-12#respond Thu, 05 Jan 2017 17:24:09 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3422 Savoir plus]]> cepadues_1563

Bérengère STASSIN est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lorraine et membre du Centre de recherche sur les médiations (CREM). Ses travaux académiques portent sur les communautés de savoir en ligne ainsi que sur l’identité numérique et l’e-réputation des marques et des individus. Elle commence également une nouvelle recherche sur les phénomènes de violence et de harcèlement en ligne et sur les discours sociaux qui les entourent. Nous avons le plaisir de l’interroger sur ses recherches et son actualité éditoriale en ce début d’année.

———————————————————————————

Jacques BREILLAT:  « Bérengère Stassin, vous publiez La blogosphère info-doc : une communauté de savoir, une mosaïque de médiations aux Éditions Cépaduès, comment est né ce livre ? »
Bérengére STASSIN: « Ce livre est une version allégée du mémoire de la thèse que j’ai soutenue en novembre 2015. Alors je vais d’abord vous dire comment est née la thèse et ensuite pourquoi j’en ai fait un ouvrage. J’ai commencé à m’intéresser aux blogs de bibliothécaires, de documentalistes et de chercheurs lorsque j’ai repris des études en sciences de l’information et de la communication en 2008. J’en suivais quelques-uns et je trouvais que c’était un bon moyen de rentrer en contact avec le monde de l’info-doc professionnelle et scientifique. J’y faisais ma petite veille et j’y apprenais pas mal de choses. Mais à cette époque, beaucoup de propos négatifs étaient tenus sur les blogs, et ceux que je lisais régulièrement n’étaient pas épargnés. Le mythe du « blogueur narcissique » était bien répandu et de nombreux discours circulaient quant aux dangers que faisaient peser ces productions alternatives (Wikipédia y compris) sur le Savoir et la Connaissance. Cela m’avait interpellée car ça ne correspondait pas du tout à l’idée que je m’en faisais à travers mes lectures. La thèse est donc née d’une volonté d’interroger les nouvelles formes de médiation de l’information et des savoirs qui émergeaient au sein du web et plus particulièrement au sein des blogs. En outre, la forte activité de publication à laquelle s’adonnaient les blogueurs m’avait également interpellée. Certains étaient de très grands publiants (et le sont toujours) et je me demandais un peu naïvement ce que cela pouvait bien leur apporter. J’ai donc fait de la blogosphère info-doc le terrain de mon travail de recherche, pour le master puis pour le doctorat. Après six années d’investigation, j’ai obtenu les réponses aux questions que je me posais quant aux médiations exercées par cette blogosphère et aux motivations de ses auteurs. Le livre vise donc à partager ces réponses, sous une forme un peu plus digeste que ne le ferait le mémoire de thèse, à offrir une « cartographie » des dynamiques sociales, sémantiques et discursives qui ont traversé la blogosphère info-doc entre 2010 et 2012 (période ciblée par l’étude) et à mettre à disposition du lecteur le cadre théorique et le « kit méthodologique » que j’ai construits pour analyser ce réseau d’expertise, cette communauté de savoir. »

Jacques BREILLAT: « Vous parlez de « nouvelles médiations des savoirs  » grâce aux blogs, que voulez-vous dire ? »
Berengere STASSIN: « Je veux dire beaucoup de choses (rires). Précisons pour commencer que je parle essentiellement des blogs d’experts, c’est-à-dire des blogs qui sont tenus par des professionnels du domaine auquel ils sont consacrés : par exemple, Lionel Maurel qui porte un regard de juriste et de bibliothécaire sur le droit de l’information dans S.I.Lex ou Camille Alloing qui traite de ses thématiques de recherche dans CaddE-Réputation. Je ne parle pas des blogs de type « journaux intimes » ou « chroniques de la vie quotidienne » qui d’ailleurs ne sont plus très nombreux, leurs auteurs s’étant déplacés vers d’autres plateformes comme Facebook, pour ne citer qu’elle. Ces blogs d’experts sont à mon sens devenus un nouveau canal de diffusion de l’information qu’elle soit professionnelle, technique ou scientifique, un canal complémentaire – mais bien évidemment non substitutif – aux traditionnels canaux que sont le livre et la revue. En ce sens, les blogueurs exercent différentes formes de médiation de l’information, mais aussi, sous certains aspects, une nouvelle forme de médiation des savoirs professionnels et scientifiques. »

Interview à suivre demain…

Post to Twitter

]]>
http://jacques.breillat.fr/bibliographie/blogosphere-une-communaute-de-savoir-interview-de-berengere-stassin-12/feed 0
R2IE: Appel à communication http://jacques.breillat.fr/bibliographie/r2ie-appel-a-communication http://jacques.breillat.fr/bibliographie/r2ie-appel-a-communication#respond Thu, 08 Nov 2012 12:59:27 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2983 Savoir plus]]>

 

La Revue Internationale d’Intelligence Économique est une Revue scientifique de grande qualité qui s’intéresse spécifiquement aux différents volets du concept de l’Intelligence économique :

– Environnement international et compétitivité;
– Protection du patrimoine informationnel;
– Management de l’information et gestion de la connaissance (veille, investigation et Knowledge management);
– Influence et contre-influence.

Sur tous ces sujets, des articles peuvent être proposés au comité de lecture de R2IE à n’importe quel moment de l’année.Le dernier appel à communication porte l’intelligence économique et la propriété industrielle. Les entreprises évoluent au sein d’un environnement de plus en plus tumultueux, complexe et concurrentiel. A cet égard, la détention de titres de propriété industrielle a longtemps incarné un gage de pérennité dans le temps. De ce fait, elle est aussi devenue le fruit d’intenses contentieux, puisqu’elle favorise la conquête et le verrouillage des marchés en limitant le degré de manœuvre des concurrents. Cet appel à communication vise à recenser les derniers développements des sciences humaines relatifs à l’usage du brevet en tant qu’outil informationnel, mais aussi comme arme concurrentielle.

Appel à communication disponible sur le site http://www.revue-r2ie.com/

Post to Twitter

]]>
http://jacques.breillat.fr/bibliographie/r2ie-appel-a-communication/feed 0
Lancement de l’e-book « Questions d’entreprise sur l’e-réputation » http://jacques.breillat.fr/bibliographie/lancement-de-l%e2%80%99e-book-%c2%ab-questions-d%e2%80%99entreprise-sur-l%e2%80%99e-reputation-%c2%bb http://jacques.breillat.fr/bibliographie/lancement-de-l%e2%80%99e-book-%c2%ab-questions-d%e2%80%99entreprise-sur-l%e2%80%99e-reputation-%c2%bb#respond Mon, 12 Mar 2012 10:28:10 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2838 Savoir plus]]> Le Club E-réputation – Association des Professionnels de l’E-réputation,  a le plaisir de vous annoncer le lancement d’un ouvrage numérique autour des questions d’entreprise sur l’e-réputation.

Ce premier numéro vient de la volonté du Club E-réputation de renforcer ses objectifs de départ:

  • être une plateforme de réflexions, d’échanges et d’actions des professionnels de l’e-réputation;
  • être un pont entre les décideurs en entreprise/institution… et des métiers de l’e-réputation afin de les aider à comprendre et appréhender leur environnement numérique.

J’ai participé à cet ouvrage numérique qui met en avant l’expérience de 13 professionnels, membres du Club E-réputation répondant aux questions posées par un annonceur, qui s’articulent autour des points suivants :

  1. État des lieux: qu’est-ce que recouvre l’e-réputation, quels sont les métiers, les acteurs.
  2. Quel est l’impact des médias sociaux sur son e-réputation et comment le prendre en compte ?
  3. Comment gérer et prévenir une crise?
  4. Peut-on influer sur son e-réputation et comment ?
  5. E-réputation : faut-il l’internaliser ou l’externaliser (avantages et inconvénients) ?

L’ouvrage sera en consultation libre mardi 13 mars sur le site de l’association : www.club-ereputation.fr  Pour suivre l’actualité du Club E-réputation, veuillez vous abonner au compte Twitter : @Cluberep

Post to Twitter

]]>
http://jacques.breillat.fr/bibliographie/lancement-de-l%e2%80%99e-book-%c2%ab-questions-d%e2%80%99entreprise-sur-l%e2%80%99e-reputation-%c2%bb/feed 0
Web 2.0: Small business intelligence http://jacques.breillat.fr/bibliographie/web-2-0-small-business-intelligence http://jacques.breillat.fr/bibliographie/web-2-0-small-business-intelligence#comments Tue, 18 Oct 2011 09:55:08 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2747 Savoir plus]]> Nous avons rencontré Claude Lepère à l’occasion de la sortie de son ouvrage  « Small business intelligence » aux éditions EDIPRO. La gestion d’une entreprise recouvre des activités nettement plus interactives qu’auparavant. En tant que nouveau média d’influence, le web, et singulièrement le web 2.0, induit des changements de comportement. Aujourd’hui, les employés passent la majeure partie de leur temps à chercher de l’information et le don d’ubiquité semble désormais devenir réalité puisqu’internet et les nouveaux outils qui s’y intègrent permettent d’être présents à différents endroits au même moment. La recherche d’information est la porte d’entrée la plus évidente pour accéder aux pratiques de l’intelligence stratégique car si le temps consacré à la recherche d’information augmente, c’est que ceux qui la cherchent sont convaincus de pouvoir la trouver. Au-delà de la recherche d’information, c’est la capacité d’analyser, d’enrichir et d’utiliser cette information qui va être déterminante pour les décisionnaires, dans les PME comme au sein d’organismes publics.

JB: « Claude Lepère, quelles sont selon vous les préoccupations des dirigeants d’entreprises aujourd’hui ? »

CL: « Ce qui caractérise le contexte économique, c’est que la seule constante est le changement. Nous observons une logique de vitesse qui s’impose parfois au détriment de la qualité de l’information. En conséquence, les chefs d’entreprises recherchent une plus grande maîtrise de leurs activités au quotidien en même temps qu’une visibilité sur le court-moyen terme. Les flux d’informations sont continus et multidirectionnels, ce qui constitue une difficulté supplémentaire pour les décideurs. Si on parle de croissance par exemple, le dirigeant cherchera à ce que cette évolution s’opère de façon contrôlée. »

JB: « Sans caricaturer, il s’agit-il de passer du rôle de dirigeant à celui de stratège ? »

CL: « Il s’agit de la difficulté pour les dirigeants de franchir ce fameux cap de croissance qui les oblige à se dégager de leurs tâches opérationnelles quotidiennes. Ils souhaitent consacrer plus de temps à la définition puis à la mise en œuvre de stratégies moyen et long terme car ils sont parfaitement conscients qu’ils doivent prendre du recul, mais ils considèrent en outre, et à juste titre, que cela demande un temps considérable. Or, leur objectif n’est pas non plus de devenir des experts en stratégie. »

JB: « J’ai l’impression que pour vous la croissance va de pair avec la notoriété… »

CL: « Oui, elle expose dès lors davantage la marque, et donc la société, qui se retrouve paradoxalement fragilisée car elle devient une cible facilement identifiable. C’est le revers de la médaille et le lot de tous les leaders. Un meilleur décryptage de leur environnement permettra aux dirigeants d’être plus efficaces dans leurs prises de décision. Pour les aider dans ce processus, d’autres grilles de lecture doivent leur être proposées. »

JB: « Est-ce le cas des nouvelles techniques de gestion de l’information ? »

CL: « Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) permettent de s’affranchir de nombreuses limites. Anciennement, les livres ou les revues scientifiques étaient bien plus lourds à manipuler que les fichiers numériques actuels qui se sauvegardent, se modifient, se « tracent » et se partagent aisément. Les conséquences sont nombreuses, avec des impacts dans tous les domaines. Les entreprises doivent être sensibilisées au management agile et aux nouvelles méthodes de gouvernance des organisations en matière de gestion de l’information. »

JB: « Est-ce aussi ce qui ressort des témoignages d’entrepreneurs dans l’ouvrage « Small Business Intelligence » ? »

CL: « Les chefs d’entreprises que nous rencontrons manifestent un fort intérêt pour le partage d’expérience: tant dans une dynamique interne que dans une logique d’ouverture vers l’extérieur. En interne, il s’agit de stimuler la remontée d’information, l’innovation. En externe, il s’agit de limiter la « solitude » de l’entrepreneur. D’autres chefs d’entreprises pourraient avoir été confrontés aux mêmes difficultés et en conséquence leur proposer des embryons de solutions, des pistes de réflexion, des contacts. Une partie de la solution réside donc dans la prise de conscience que ces besoins nécessite un changement d’approche managériale et culturelle. »

Post to Twitter

]]>
http://jacques.breillat.fr/bibliographie/web-2-0-small-business-intelligence/feed 1
« Les robes noires dans la guerre économique » http://jacques.breillat.fr/bibliographie/les-robes-noires-dans-la-guerre-economique http://jacques.breillat.fr/bibliographie/les-robes-noires-dans-la-guerre-economique#respond Mon, 16 May 2011 13:26:46 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2698 Savoir plus]]> A paraître en librairie le 20 mai, le dernier ouvrage de Thibault Manoir de Juaye, « Les robes noires dans la guerre économique », Collection « Les enquêteurs associés », aux Éditions du nouveau monde.

Guerre dans les prétoires : pour gagner des parts de marchés, affaiblir un concurrent, résister à la pression des ONG, les entreprises n’hésitent plus à recourir à l’arme du procès. Thibault Manoir de Juaye démontre qu’un dossier judiciaire ne se limite pas à ce qui se passe au tribunal car bien des éléments peuvent interférer le cours de la justice : l’influence des médias, l’intervention des pouvoirs publics… Et dans le contexte international, s’affirme la pression des Anglo-saxons qui veulent imposer leur droit, leurs méthodes et leurs juristes. Plus que jamais, il faut décrypter le monde des « Robes noires. »

« Les robes noires dans la guerre économique » est donc une enquête dans les prétoires bien sûr. Mais aussi auprès de tous ceux – entreprises, associations de consommateurs, ONG, écologistes, groupes d’intérêt ou de pression – qui prennent part à ces affrontements économiques où tensions et agressivité ne cessent de croître. Thibault Manoir de Juaye nous propose une plongée au cœur des vraies guerres économiques de notre époque : nucléaire, télécoms … Autant de sujets, au fond, qui conditionnent notre vie quotidienne…

Thibault du Manoir de Juaye est avocat à la cour. Il a publié plusieurs ouvrages sur le droit de l’intelligence économique. Ancien auditeur de l’INHESJ (Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice) et de l’IHEDN (Institut des Hautes Études de Défense Nationale, session intelligence économique), il est membre du Collège permanent de l’Académie de l’intelligence économique.

Post to Twitter

]]>
http://jacques.breillat.fr/bibliographie/les-robes-noires-dans-la-guerre-economique/feed 0
« Management stratégique de l’information », ed.Weka http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/management-strategique-de-linformation-ed-weka http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/management-strategique-de-linformation-ed-weka#respond Tue, 15 Feb 2011 09:24:24 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2645 Savoir plus]]> J’ai participé à un nouvel ouvrage collectif sur le « Management stratégique de l’information » qui vient de paraître aux éditions WEKA . Véritable encyclopédie pratique en 2 volumes, ce guide rassemble les experts du secteur sous la direction éditoriale de Franck Bulinge. Il constitue à ce jour le seul outil qui traite de façon exhaustive des sujets relatifs à l’information, la documentation, la veille stratégique et l’intelligence économique.

Avec cet ouvrage :

  • vous bénéficiez d’un classeur complet sur l’information et la documentation, la théorie, le droit et les sources de l’information et de la documentation, le traitement et le classement des documents ;
  • vous avez accès à la bonne information au bon moment pour prendre la bonne décision quel que soit votre secteur d’activité ;
  • vous disposez des meilleures méthodes et d’outils efficaces pour mener à bien votre veille stratégique, maîtriser les risques et les menaces informationnelles, gérer les crises, procéder à des techniques d’influence et de contre-influence ;
  • vous êtes guidé pour mettre en œuvre une démarche d’intelligence économique.

Ce guide sera actualisé 4 fois par an et l’abonnement vous donne la possibilité des vous adresser à la Ligne juridique Weka pour poser vos questions les plus pointues. Pour les lecteur de mon blog, une remise de 30€ pour la sortie de l’ouvrage. Pour en bénéficier, cliquez directement sur ce lien http://s220407447.onlinehome.fr/forms/?campagne=R83699

En vous souhaitant à tous une bonne lecture !

Post to Twitter

]]>
http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/management-strategique-de-linformation-ed-weka/feed 0