Signal faible – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Wed, 12 Aug 2015 16:02:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.23 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg Signal faible – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 Signaux faibles ou signaux précoces ? http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/signaux-faibles-ou-signaux-precoces http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/signaux-faibles-ou-signaux-precoces#comments Sun, 23 Aug 2015 09:57:48 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3225 Savoir plus]]> Dans un ouvrage de 1975, H.I. Ansoff différenciait les “signaux forts” et les “signaux faibles”. Pour l’auteur, les informations “suffisamment claires et précises pour permettre à la firme d’évaluer leur impact et bâtir des réponses spécifiques” sont des signaux forts. A l’inverse, les informations “fragmentaires et incertaines qui peuvent avoir des répercussions significatives sur l’entreprise” constituent des signaux faibles. L’intérêt de cette distinction est d’attirer l’attention des décideurs publics et privés sur la présence discrète d’informations à potentiel stratégique élevé dans l’environnement de chaque organisation.
En effet, la croissance exponentielle du volume d’information s’accompagne de la sophistication des moteurs de recherche et des algorithmes des logiciels intelligents (sémantiques, text mining, data mining). Il est donc possible de collecter une masse de plus en plus conséquente d’informations. Malheureusement, les capacités humaines et cognitives ainsi que les capacités de traitement de l’information restent par nature limitées. En 2012, C.Bisson proposait d’encourager la détection de “signaux précoces”. Ces derniers se différencieraient des signaux faibles par le fait “qu’un travail stratégique a été effectué en amont avec des experts d’un domaine et des décideurs, basé sur des scénarios stratégiques impactants, pour agir de façon rationnelle (par opposition à une action intuitive) et anticipée, selon l’apparition de certaines informations (identifiées précédemment)”. A moins de s’en remettre désespérément à l’intuition et à la technique du doigt mouillé, la question du filtrage en amont est devenue cruciale.

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Les marchés sont des conversations http://jacques.breillat.fr/web-2-0/les-marches-sont-des-conversations http://jacques.breillat.fr/web-2-0/les-marches-sont-des-conversations#respond Fri, 23 Mar 2012 10:24:58 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2864 Savoir plus]]> L’intelligence économique s’intéresse à la « maîtrise et la protection des informations stratégiques utiles aux décideurs publics et privés ». Chaque organisation (entreprise, collectivité publique), chaque marque, chaque dirigeant doit pouvoir suivre l’évolution de son image sur le Web. Il ne s’agit plus seulement de mesurer la notoriété ou la popularité d’une organisation mais de saisir  la tonalité des perceptions s’exprimant au travers des différentes sphères du Web (forums, sites d’avis, réseaux sociaux, blogs).

Contrairement à une approche de veille stratégique, où une information apparemment anodine peut constituer un « signal faible » dont la prise en compte se révélera  vitale pour l’entreprise; l’écoute du Web 2.0 collecte plutôt les opinions dominantes des internautes « moyens ». L’E-réputation s’intéresse aux opinions les plus répandues, considérant qu’un avis minoritaire, anecdotique et physiquement invisible sur les premières pages de Google aura finalement peu de risque d’entamer la réputation d’une marque.

Le veilleur stratégique cherche en profondeur à détecter des pépites alors que le professionnel de l’E-réputation écume la surface du Web pour saisir la doxa. Dans les deux cas, il faut savoir traquer, capter et analyser les messages en circulation. Les marchés sont des conversations… Encore faut-il savoir les écouter.

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Social learning : en amont des marchés http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/social-learning-en-amont-des-marches http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/social-learning-en-amont-des-marches#respond Fri, 10 Oct 2008 19:34:32 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=73 Savoir plus]]>

Pour le décideur public ou privé, détenir une somme d’informations considérable ne suffit pas… Comme le disait le Général Mac Arthur : “Toutes les batailles perdues se résument à deux mots : trop tard”. Ce qu’il faut c’est donc utiliser la bonne information au bon moment pour prendre la bonne décision. Pour arriver à cette maîtrise, il faut savoir gérer un cycle de l’information consistant à définir précisément ses besoins, collecter les informations nécessaires, traiter les informations utiles et les diffuser aux bons destinataires dans des délais efficients.
L’information économique est devenue un incontestable facteur de performance des entreprises. Aussi le travail sur l’information devrait faire partie des compétences de base des dirigeants de PME/PMI : savoir collecter une information avant les autres, interpréter une information porteuse d’opportunités ou de menaces (un “signal faible”), exploiter une information sur la vulnérabilité d’un concurrent au cours d’une négociation, ne pas se laisser influencer par une information falsifiée ou erronée…
Les grandes entreprises multinationales vont plus loin encore. Elles savent que pour influencer durablement les consommateurs et créer de nouveaux clients, il faut savoir imposer ses produits et ses concepts marketing bien en amont des marchés. Le social learning répond à cet objectif de conditionnement des modes de vie et des représentations socioculturelles. A partir de campagnes médiatiques d’envergure, on cherchera à promouvoir de nouvelles habitudes de consommations, de nouveaux référentiels qui deviendront à terme de solides avantages concurrentiels.

Jacques BREILLAT

Article paru le 10-10-2008 – dans APS N°1641 – Les clefs de l’intelligence économique

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Ma e-réputation (1) http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/ma-e-reputation-1 http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/ma-e-reputation-1#respond Fri, 09 May 2008 20:23:07 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=103 Savoir plus]]> La réputation sur Internet (e-réputation) est constituée par l’ensemble de ce que l’on écrit sur votre entreprise, vos produits, vos services, vos marques, vos équipes ou sur vous-même dans les différentes sphères du Web. Pour maîtriser votre e-réputation, vous devrez donc exercer une surveillance active sur tous les médias du Net (presse écrite, web TV, web radio) mais aussi sur des espaces plus informels (forums, blogs, listes de diffusion).
L’enjeu est important puisqu’il s’agit de veiller à ce que votre image Corporate ne soit pas dégradée ou détruite par des propos malveillants. En effet, sur Internet, chaque internaute peut librement créer des contenus et diffuser des messages. Tout cela dans l’anonymat le plus complet, en se cachant derrière un pseudonyme ou une adresse mail alias.
Pour maîtriser votre e-réputation, vous devrez exercer une veille continue permettant de détecter un signal faible (“Tiens, on parle de…”).
Cette veille doit être couplée à une démarche plus offensive consistant à identifier les e-fluents, c’est-à-dire les internautes influents qui contribuent aux forums.
Vous devrez être capable d’échanger avec les internautes en empruntant leur style, leur vocabulaire et leur ton. Il s’agit de participer aux débats pour les orienter en déjouant toute accusation de manipulation.
Au final, pour protéger votre réputation sur Internet, la posture du “caméléon” est plus souvent plus favorable que celle du “chien de garde”.

Jacques Breillat

Article paru le 09-05-2008 dans APS N°1624 – Les clefs de l’Intelligence économique

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