IE défensive – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Wed, 07 Sep 2011 13:56:45 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.18 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg IE défensive – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 Intelligence économique, compétitivité et emploi : l’équation complexe http://jacques.breillat.fr/politique_publique/intelligence-economique-competitivite-et-emploi-lequation-complexe http://jacques.breillat.fr/politique_publique/intelligence-economique-competitivite-et-emploi-lequation-complexe#respond Wed, 07 Sep 2011 14:56:45 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2725 Savoir plus]]> L’intelligence économique est souvent présentée par les pouvoirs publics comme un instrument de politique publique permettant de sauvegarder la compétitivité des entreprises et des territoires. Ainsi, le Rapport Carayon (2003) s’intitulait typiquement « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale ». Un peu comme s’il existait une sorte de lien mécanique entre la protection de nos savoir-faire et la sauvegarde de nos emplois.

Un tel postulat me paraît partiellement fondé, si l’on veut bien considérer l’Intelligence économique sous une approche purement « défensive ». En effet, il est indéniable que dans une économie de la connaissance, la  richesse immatérielle s’avère prépondérante. Sur le plan humain, elle repose sur les connaissances, les compétences, les motivations, la créativité des équipes… Sur le plan organisationnel, elle intègre largement les méthodes de production, les processus qualité, les secrets de fabrication, les bases de données, les fichiers clients, les marques, les brevets… Sur le plan relationnel, elle se caractérise par la capacité à valoriser le travail en réseaux avec de partenaires extérieurs (clients, fournisseurs, investisseurs, partenaires…).

En revanche, ce lien univoque entre « intelligence économique et emploi » est nettement moins clair lorsque l’on se place sous un angle « offensif ». Car l’intelligence économique est aussi un puissant outil permettant d’identifier de nouveaux marchés, de nouveaux fournisseurs (sourcing) et de détecter des opportunités de développement au niveau international. L’intelligence économique permet aussi d’appuyer les mouvements de délocalisation ou de rechercher des fournisseurs à bas coût pour renforcer la différenciation concurrentielle par les prix. Sous cet angle, l’équation généralement admise entre « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale » ne relève franchement pas de l’évidence.

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Fonds souverain français : premier bilan http://jacques.breillat.fr/politique_publique/fonds-souverain-francais-premier-bilan http://jacques.breillat.fr/politique_publique/fonds-souverain-francais-premier-bilan#comments Tue, 09 Feb 2010 05:54:46 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=1870 Savoir plus]]> Dans un précédent billet, nous avions porté notre attention sur la création du Fonds stratégique d’investissement (FSI). Ce Fonds souverain « à la française » vient de publier un premier bilan de son action.

A fin 2009, le FSI a pu investir 1,4 milliard d’euros (pour un objectif initial fixé à 1,5 milliard d’euros). Ces investissements sont constitués par 800 millions d’euros de participation directe dans une vingtaine de sociétés. Parmi les investissements directs réalisés, on note ainsi  des investissements significatifs dans Gemalto, société de fabrication des cartes à puces (pour 160 millions d’euros), dans Cegedim, société d’information médicale (pour 117 millions d’euros) et dans Technip, groupe spécialisé dans les services pétroliers (pour 90 millions d’euros).

Le FSI intervient aussi indirectement à hauteur de 600 millions d’euros dans plusieurs fonds d’investissement dédiés au renforcement des fonds propres des PME  et sur le fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA). Le FSI contribue ainsi à la stabilisation du capital des « pépites françaises », ces PME-PMI innovantes présentant un fort potentiel de croissance. Détenu par la Caisse des Dépôts et consignation à hauteur de 51% et par l’Etat français, le FSI traduit ainsi une volonté de protéger nos savoir-faire dans des domaines stratégiques, ceci dans le respect des règles de concurrence édictées par Bruxelles. Il est finalement l’expression pragmatique d’une politique publique d’Intelligence économique « défensive ».

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Passer à l’offensif ? http://jacques.breillat.fr/concepts/passer-a-loffensif http://jacques.breillat.fr/concepts/passer-a-loffensif#respond Tue, 02 Dec 2008 22:15:12 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=261 Savoir plus]]>

Selon une enquête récente, une majorité de chefs d’entreprise français (66%) considèrent l’Intelligence économique (IE) comme une arme offensive plutôt que défensive (à l’exception des questions de sécurité liées au  » pillage  » et à la contrefaçon). L’intelligence économique permet de connaître les procédures d’homologation et de référencement chez les clients (32%), de choisir le bon partenaire/distributeur à l’export (24%) et d’estimer un  » budget client » (14%). Aux antipodes de toute vision frileuse ou sécuritaire, l’IE est donc un outil de développement permettant la conquête de nouveaux marchés ou le positionnement de nouveaux produits.

En fait, ces aspects offensifs (collecte d’informations) et défensifs (protection du patrimoine immatériel) ne sont que les deux faces d’un même Janus. Comment raisonnablement collecter de l’information à valeur ajoutée sans tenir compte des manœuvres offensives de ses concurrents ? Lorsqu’on recherche de l’information sur ses concurrents (tarifs, produits, résultats…), on doit se souvenir que ces derniers ne restent pas inactifs.

Le professeur Michael Porter a montré que la gestion de ce  » rapport asymétrique » détermine justement l’avantage concurrentiel… L’intelligence économique est donc à la fois offensive et défensive. Comme pour les arts martiaux, elle consiste surtout à utiliser la force de l’adversaire pour la retourner contre lui.

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Cybersurveillance des salariés http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/cybersurveillance-des-salaries http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/cybersurveillance-des-salaries#respond Tue, 25 Mar 2008 20:26:59 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=105 Savoir plus]]> Les technologies de l’information et de la communication donnent parfois lieu à des abus de la part des salariés : consultation de sites Internet “douteux”, téléchargements illicites, diffusion d’informations confidentielles, importation de virus… La liste est longue des risques associés à Internet. Face à ces risques, l’employeur peut être légitimement tenté de cybersurveiller les salariés pour sanctionner les abus éventuels. Mais il faut être prudent car la Cour de Cassation a indiqué dans son arrêt NIKON du 2 octobre 2001 que “le salarié a droit, même au temps et au lieu de travail, au respect de sa vie privée, celle-ci impliquant en particulier le secret des correspondances”. Autrement dit, pas question pour un employeur de fouiller dans les mails d’un salarié pour prouver une faute de ce dernier.
Pour valablement contrôler les salariés, il faut donc satisfaire au respect de la vie privée en justifiant de l’emploi de moyens de contrôle “proportionnés” au but recherché et en consultant les instances représentatives du personnel. Il est conseillé de fixer les obligations des salariés dans une Charte d’utilisation des systèmes d’information intégré au règlement intérieur. On n’oubliera pas aussi de prévenir la CNIL pour la déclaration des fichiers. L’intelligence économique “défensive” requiert de protéger les savoir-faire et les informations stratégiques de l’entreprise. Les équipes doivent prendre conscience de la valeur économique des informations. Pour autant, on ne peut pas faire n’importe quoi en matière de cybersurveillance.

Jacques Breillat

Article paru le 25-04-2008 dans APS N°1622 – Les clefs de l’ntelligence économique

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War room à l’américaine http://jacques.breillat.fr/politique_publique/war-room-a-l%e2%80%99americaine http://jacques.breillat.fr/politique_publique/war-room-a-l%e2%80%99americaine#respond Fri, 22 Feb 2008 20:51:33 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=117 Savoir plus]]> L’agressivité concurrentielle constitue l’alphabet de base nécessaire au pilotage stratégique des entreprises. En effet, plus les marchés sont saturés et plus l’intensité concurrentielle comporte des risques de dérapages importants. Les spécialistes d’intelligence économique désignent ce contexte hyperconcurrentiel sous l’expression de “guerre économique”.
Et les américains ont ouvert la voie de l’intelligence économique offensive en constituant des War room au sein de leurs multinationales. Il s’agit de cellules opérationnelles comprenant généralement trois personnes : un juriste pour protéger les informations sensibles, un scientifique de haut niveau pour pointer les technologies à acquérir et un spécialiste de l’intelligence économique pour traquer et collecter l’information utile. Ces War room s’intéressent aux sujets pointus comme les nouveaux matériaux, la simulation numérique, les moteurs d’avions, de missiles, de lanceurs, la technologie des composants, les hommes clés des entreprises concurrentes, la stratégie et le financement des entreprises, la sécurité des systèmes d’information, les techniques de fusion et acquisition, les recherches en laboratoire universitaire… La démarche d’une War room est entièrement tendue vers l’acquisition d’informations à forte valeur ajoutée. Elle implique aussi une stratégie structurée de surveillance des environnements. Elle ne s’interdit pas d’engager des opérations de communication visant à influencer les élites et les opinions au niveau mondial (perception management).

Jacques BREILLAT

Article paru le 22-02-2008 dans APS N°1613 – Les clefs de l’Intelligence économique

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