surinformation – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Wed, 19 Aug 2015 06:59:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.18 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg surinformation – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 Cartographier, cartographier… http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/cartographier-cartographier http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/cartographier-cartographier#respond Sun, 27 Sep 2015 10:21:27 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3298 Savoir plus]]> cartoA l’heure du Big data, notre société produit des masses exponentielles d’informations. Le professeur Di Cosmo a même osé le néologisme d’ « infobésité » pour décrire cette situation paradoxale. Les décideurs publics et privés se retrouveraient confrontés à des difficultés de traitement et d’analyse car ils crouleraient sous un flux d’information non pertinente saturant la bande passante. Nous serions à la fois surinformés et sous-informés. Et nous aurions des difficultés à exploiter la bonne information, au bon moment pour prendre la bonne décision.
Pour faire face à la surabondance d’information sur le web, les veilleurs utilisent de plus en plus souvent des outils de cartographie pour structurer la collecte d’informations. Ces outils de cartographie permettent de clusteriser l’information, c’est-à-dire de regrouper les documents par type, par proximité ou par similitude. Ce type de démarche permet de structurer, de rapprocher et de visualiser concrètement les résultats de recherche en réalisant des graphiques. Dans un monde informationnel de l’infiniment grand, le veilleur peut ainsi disposer d’une représentation globale. Bref, la cartographie apporte un espace et du sens aux résultats.
Pour autant, les nouveaux outils de cartographie d’informations doivent être utilisés avec un certain recul critique. Des interfaces graphiques de plus en plus séduisantes masquent parfois la grande faiblesse des algorithmes de recherche. Au final, le résultat est esthétique mais on structure des résultats partiels, tronqués ou erronés. On visualise et on relie des paquets de données mais on ne sait pas comment ils sont agrégés. Comme le souligne Frédéric Martinet en 2011, le risque de la « gadgétisation » est alors bien réel. La fascination pour l’outil de cartographie ne doit jamais faire oublier l’objectif final de la veille stratégique. Sans quoi, il relèverait de la pensée magique.

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Nous sommes tous surinformés http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/nous-sommes-tous-surinformes http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/nous-sommes-tous-surinformes#respond Tue, 10 Mar 2009 20:11:22 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=869 Savoir plus]]> « Si tu ne connais pas  les montagnes et les vallées, les cols et les ravins, les marais et les tourbières, tu ne pourras pas conduire de force armée. » Sun Tsu (L’art de la guerre)

La société de l’information n’en finit pas de nourrir ses propres paradoxes. D’un coté, l’explosion quantitative et qualitative des informations dans des proportions inédites dans l’histoire de l’humanité. De l’autre coté, des acteurs économiques englués dans des informations contradictoires qui ne rendent pas l’environnement plus lisible et ne favorisent pas les choix stratégiques. C’est ainsi, nous sommes tous à la fois surinformés et sous-informés.

Il y aurait plus de 1000 milliards de documents multilingues sur Internet. Nous subissons un déferlement de slogans publicitaires, de mails, de textos, de notes de service, de messages sur nos répondeurs téléphoniques… Au total, nous sommes destinataires de plus de 3000 messages / jour !

Selon une étude MIT (Massachussets Institute of Technology) de 2004, 43% de la connaissance mondiale depuis l’origine des temps a été produite ces trois dernières années, soit l’équivalent de 150 000 bibliothèques du congrès américain (considérée comme la plus grande bibliothèque du monde). JC Possin et B.Besson ont montré que l’information nécessaire à la production des biens et des services double chaque année.

Le décideur public ou privé doit donc désormais éviter la noyade sous un flot d’informations moyennement pertinentes, que leur volume rend parfaitement inexploitables. C’est ce que le Professeur Roberto di Cosmo désigne sous le concept de l’infobésité. Volontairement ou involontairement, nous sommes tous surinformés.

Au bout du compte, cette surinformation chronique produit de nombreux effets pervers. D’abord, l’information importante, critique ou vitale est mélangée avec des informations futiles. Le risque est grand pour le chef d’entreprise de se focaliser sur des informations de seconde main et qui n’ont pas le moindre  intérêt stratégique ou opérationnel. Ensuite, chaque organisation est soumise à des injonctions contradictoires qui résultent de l’accumulation d’informations contradictoires. Le point de vue des experts côtoie les opinions des non spécialistes. Toutes les informations s’échangent mais toutes ne se valent pas. Dans ce bruit ambiant, on comprend pourquoi chaque décideur privé ou public est pour le moins circonspect au moment de faire un choix stratégique.

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Les pièges de l’infobésité http://jacques.breillat.fr/concepts/les-pieges-de-linfobesite http://jacques.breillat.fr/concepts/les-pieges-de-linfobesite#respond Wed, 03 Dec 2008 22:12:30 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=259 Savoir plus]]> Paradoxe de la société de communication, le monde dans lequel nous vivons balance entre sur-information  et sous-information. Les managers privés et publics sont tous informés, trop informés et finalement souvent mal informés… Qui n’a jamais ressenti ce fameux sentiment d’urgence: une boîte mail pleine, des messages sur son répondeur, des fax en instance ?

C’est ainsi, les canaux et les neurones s’engorgent. Nous devons déjouer les pièges de ce que le Professeur Roberto Di Cosmo appelle  » l’Infobésité « , c’est-à-dire la noyade sous un flot d’informations moyennement pertinentes que leur volume rend par définition inexploitables. Avec plus de 3000 messages par jour, nous sommes soumis au  » bombardement informationnel « . 30% du temps de travail d’un cadre est déjà consacré à la collecte, au traitement et à la diffusion de l’information.

Ce mouvement de fond n’est pas près de s’arrêter… Les spécialistes de l’intelligence économique estiment que l’information nécessaire à la production des biens et des services double chaque année. Les décideurs qui se hasarderont dans ce labyrinthe sans fil d’Ariane risquent de s’y perdre. Il sera de plus en plus difficile de regarder à moyen terme pour renforcer sa stratégie, tenir le cap et atteindre ses objectifs. En proposant des outils et une méthode permettant de manager l’information stratégique, l’intelligence économique entend remettre un peu d’ordre et de lisibilité dans un monde économique décidément complexe.

Jacques Breillat

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