HARBULOT – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Fri, 25 Jan 2019 07:18:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.18 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg HARBULOT – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 America first sur les trois échiquiers http://jacques.breillat.fr/divers/america-first-sur-les-trois-echiquiers http://jacques.breillat.fr/divers/america-first-sur-les-trois-echiquiers#respond Fri, 25 Jan 2019 08:20:26 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3521 Savoir plus]]> america_first_committeeLes récentes décisions du Président Trump de taxer les importations américaines illustrent bien la complexité des échanges internationaux. En dépit des nombreuses négociations visant à abaisser les barrières douanières et tarifaires au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la taxation des importations demeure bien une arme de politique internationale. Les dirigeants américains sont ainsi passés maîtres dans l’art de mélanger les intérêts économiques, culturels et diplomatiques. Ils savent combiner un discours libéral avec des mesures protectionnistes sectoriels ou globales, fiscales, réglementaires ou normatives. Pour comprendre la complexité du jeu des acteurs, le théoricien de la guerre économique Christian Harbulot nous propose une grille de lecture incluant trois échiquiers. Cette matrice nous invite décrypter les relations entre les acteurs et encourage les dirigeants publics et privé à élargir leur champ de vision pour prendre en compte l’ensemble des menaces générées par les échanges. Au final, « elle facilite la lecture des liens d’interdépendance, des contradictions et des oppositions éventuelles dans le jeu des acteurs ».

L’échiquier concurrentiel  recense les acteurs liés aux marchés : concurrents directs, nouveaux entrants, fournisseurs, distributeurs, partenaires, syndicats professionnels, groupements d’intérêts… L’échiquier institutionnel regroupe les Etats, les pouvoirs publics, les institutions, les collectivités territoriales… L’échiquier de la société civile décrit les consommateurs, les syndicats de salariés, les associations, les ONG… Il existe une grande perméabilité entre les champs de ces différents échiquiers. Par exemple, une décision politique comme celle du Président américain de remettre en cause les accords sur le nucléaire iranien entraîne une intense débat diplomatique mais elle va aussi perturber le positionnement des entreprises. Certaines grandes entreprises françaises dans le secteur bancaire, agro-alimentaire ou automobile vont vraisemblablement devoir quitter l’Iran pour éviter les sanctions alors même que le marché iranien est porteur. Enfin, des ONG vont se mobiliser pour alimenter les débats d’opinion sur le nucléaire, infléchir ou soutenir les mesures en cours. Dès lors, on comprend que cette relation entre les différents échiquiers économique, politique et la société civile permet d’apprécier les menaces et les opportunités qui résultent de la mondialisation. Non seulement elle porte un regard spécifique sur les logiques de flux mais elle se focalise sur la dynamique et l’interdépendance des enjeux.

 

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Guerre et intelligence économique dans la pensée de C.Harbulot 2/2 http://jacques.breillat.fr/bibliographie/guerre-et-intelligence-economique-dans-la-pensee-de-c-harbulot http://jacques.breillat.fr/bibliographie/guerre-et-intelligence-economique-dans-la-pensee-de-c-harbulot#respond Tue, 24 Jan 2017 11:35:12 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3439 Savoir plus]]> produit-17Christian HARBULOT Interview à propos de la parution l’ouvrage « GUERRE ET INTELLIGENCE ECONOMIQUE dans la pensée de Christian HARBULOT » De Giuseppe GAGLIANO, préface de Nicolas MOINET, éditons VA press.

Christian HARBULOT: « J’ai été à contre-courant de la pensée dominante depuis le début de ma réflexion  entamée au milieu des années 80. La guerre économique était un sujet tabou. Parler des problématiques d’accroissement de puissance était politiquement incorrect. La création de l’Ecole de Guerre Economique a permis peu à peu de sortir du ghetto cognitif et de faire passer un certain nombre de messages dans le monde académique et dans la société en général. Aujourd’hui, lorsque je compare certains écrits, je pense avoir eu plus raison qu’un Bertrand Badie dans l’analyse des matrices du monde contemporain. La question de la puissance est un enjeu dans les relations internationales. L’information joue un rôle déterminant dans les rapports de force géostratégiques, géoéconomiques et sociétaux. Ces deux constats sont le point de départ de mes travaux qui débutent avant la fin de la guerre froide. A la fin du XIXe siècle, une partie de la classe dirigeante britannique n’a pas hésité à sacrifier une partie de l’infrastructure industrielle de la Grande Bretagne pour chercher de nouvelles sources d’enrichissement. Les Etats-Unis vécurent un scénario relativement similaire un siècle plus tard.  Mais sans aboutir au même résultat. La renaissance du nationalisme économique n’est pas le fruit de l’excentricité de M. Donald Trump.  Elle signifie d’abord et avant tout la fin d’un processus de mondialisation désynchronisé des logiques de puissance. Ce constat amplifie la légitimité de la démarche suivie par l’Ecole de guerre Economique créée il y a vingt ans.Le livre de M. Gagliano est un regard extérieur sur une approche française et c’est là son intérêt principal. Il n’est pas prisonnier de l’esprit de chapelles qui mine le système français depuis de nombreuses années. Gagliano ne s’est pas enlisé dans la langue de bois officielle qui domine souvent les écrits sur les sujets que j’aborde. Il a su lire entre ses lignes et a bien capté le fil rouge de mon cheminement dans l’exploration des questions liées à l’intelligence économique. En tant qu’italien, Gagliano n’a pas une grille de lecture conformiste et il a su capter le côté atypique des fondateurs de ce qui pourrait être défini un jour comme une école française. Il n’est pas courant de voir des officiers généraux sortis du cadre opérationnel, construire un modèle de pensée avec un ancien subversif et les jeunes talents qui Les entouraient.La lecture de l’ouvrage de Gagliano est une manière de s’informer en sortant des sentiers battus. C’est la force d’une écriture européenne qui ne s’est pas arrêté aux visions figées du monde contemporain. »

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« Guerre et intelligence économique dans la pensée de Christian Harbulot » 1/2 http://jacques.breillat.fr/bibliographie/guerre-et-intelligence-economique-dans-la-pensee-de-christian-harbulot-12 http://jacques.breillat.fr/bibliographie/guerre-et-intelligence-economique-dans-la-pensee-de-christian-harbulot-12#respond Mon, 23 Jan 2017 11:45:21 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3443 Savoir plus]]> produit-17

Parution de : « GUERRE ET INTELLIGENCE ECONOMIQUE dans la pensée de Christian HARBULOT », de Giuseppe GAGLIANO, préface de Nicolas MOINET

Dans son testament politique, le Président François Mitterrand confiait aux Français : «La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.». Si les thèmes de guerre et d’intelligence économique ont été largement abordés ces dernières années, aucun ouvrage n’avait encore été consacré à l’un des fondateurs de cette discipline. C’est la lacune que viennent combler les éditions VA Press avec la sortie de cet ouvrage.

A l’occasion des 20 ans de l’école de guerre économique fondée par Christian HARBULOT, Giuseppe Gagliano s’appuie sur cette expérience originale et propose un manuel de survie intellectuelle dans un monde économique conflictuel qui ne dit pas toujours son nom et nécessite des éclairages et même des décryptages. Nous les trouverons dans ces pages. Entre 1992 et 1994, l’expression « intelligence économique » est entrée officiellement dans le débat public français sur la compétitivité nationale, ainsi que la demande d’intervention publique dans l’économie nationale. Ces vingt dernières années, l’intelligence économique a acquis sa légitimité et ses lettres de noblesse grâce à une série de mutations historiques du contexte politique et économique telle que la fin de la Guerre Froide, le caractère de plus en plus compétitif et conflictuel du capitalisme, l’utilisation de l’information pour changer l’ordre politique et économique basée sur la nouvelle ère de l’économie de la connaissance. En effet, s’il n’y a plus à démontrer que la guerre et l’intelligence économique existent, cet ouvrage apporte de nouvelles façons de répondre aux questions que se posent de nombreux décideurs sur la base de la pensée de Christian Harbulot.

Christian Harbulot explique comment la France, en particulier, a mis beaucoup de temps à définir sa propre culture dans le domaine de l’intelligence économique. En partant de l’analyse historique du commerce entre les nations, C. Harbulot tente de donner la plus appropriée des définitions de l’intelligence économique. Cette synthèse propose de suivre le développement de ce concept, de ses premières manifestations jusqu’à son évolution actuelle. Giuseppe Gagliano n’a pas une grille de lecture conformiste et il a su capter le coté atypique et novateur de ce qui peut être défini comme une école française. Elle est décrite dans ces pages. Il présente enfin des solutions permettant de trouver les bonnes modalités de collaboration entre système étatique et système d’entreprise. Ce livre s’adresse aux élites décisionnaires, cadres et dirigeants d’entreprises, fonctionnaires civils et militaires… Il s’adresse aussi à tous les acteurs économiques, aux passionnés d’histoire et de géopolitique à qui il permettra de découvrir les coulisses d’une guerre qui ne dit pas son nom.
L’auteur :
Giuseppe GAGLIANO est diplômé en Philosophie de l’Université de Milan. Il est actuellement Président du CESTUDEC (Centre d’Etudes Stratégiques Carlo De Cristoforis). Il a collaboré avec de nombreux magazines et centres de recherches en Italie, France, Brésil, Belgique, Australie, USA…. Il a également été membre du Conseil consultatif des magazines Internationaux : « International Journal of Science » (Serbie) et « Socrates Journal » (Inde). Il est l’auteur de nombreux essais en philosophie politique et en stratégie.

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