Débauchage – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Wed, 17 Nov 2010 07:42:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.18 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg Débauchage – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 Réseaux sociaux et salariés zappeurs http://jacques.breillat.fr/knowledge-management/reseaux-sociaux-et-salaries-zappeurs http://jacques.breillat.fr/knowledge-management/reseaux-sociaux-et-salaries-zappeurs#comments Fri, 12 Nov 2010 08:00:14 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2260 Savoir plus]]> En elles-mêmes, les informations figurant sur les réseaux sociaux ne présentent pas nécessairement de grande valeur ajoutée pour une exploitation concurrentielle. C’est pourquoi elles sont souvent considérées à tort comme anecdotiques. En revanche, elles deviennent plus signifiantes lorsqu’elles sont synthétisées dans une logique de  profilage. L’ensemble des informations ainsi collectées sur des cadres clés peut permettre de définir une structure utile et de choisir un scénario d’approche pour le débauchage. Cette possibilité de « faire connaissance » avec les cadres dirigeants et les salariés de la concurrence devient alors une réelle opportunité car elle s’inscrit dans un environnement social dans lequel la relation aux entreprises est de plus en plus individualisée. Le rapport des individus au travail a profondément changé ces dernières années, sous l’influence des impératifs financiers à court terme, du poids des actionnaires, le tout sur fond de crises répétées de l’emploi. La méfiance s’est progressivement  installée vis-à-vis de l’entreprise et la légitimité institutionnelle des firmes s’est effritée au profit d’autres valeurs comme l’épanouissement personnel, l’engagement bénévole ou les loisirs. Ce renouvellement des valeurs personnelles se fait en partie au détriment de la stabilité des relations contractuelles engendrant un accroissement du turn-over. Les salariés sont devenus de plus en plus “zappeurs”. Or ce nomadisme professionnel touche prioritairement la tranche des 18-30 ans, qui n’hésitent plus à quitter leur emploi et négocier leur départ, y compris dans des secteurs dans lesquels le chômage est pourtant élevé. Cette tranche d’âge est précisément celle dont la pratique du Web social est la plus active ; celle qui regarde, recherche, contribue et partage sur Internet. Dès lors, les opportunités de contacts via les réseaux sociaux sont accrues pour les chasseurs de têtes et pour la concurrence.

Article paru dans la rubrique Les Clés de l’IE, APS, 12/11/2010

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Pas d’IE sans intelligence des hommes ! http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/pas-die-sans-intelligence-des-hommes http://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/pas-die-sans-intelligence-des-hommes#respond Mon, 01 Dec 2008 22:32:03 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=277 Savoir plus]]>

Le coffre fort du directeur financier ou du PDG ne sont plus les seules cibles en entreprise. Aujourd’hui, les risques portent indifféremment sur les produits (piratage, contrefaçon…) ; sur les sites (visiteurs égarés, poubelles…) ; sur les réseaux informatiques (vol de données, virus…) ; sur les réglementations (vides juridiques, nouvelles normes…). La  » société de l’information  » multiplie et diversifie les points de vulnérabilité.

 

Lors d’une rencontre récente un chef d’entreprise m’expliquait comment il avait perdu 30% de chiffre d’affaire après le débauchage d’un cadre par la concurrence. Il pointait intuitivement le risque majeur portant sur les ressources humaines. L’information peut circuler vers la concurrence par malveillance. A cet égard, tout conflit (même larvé) ou volonté de départ d’un cadre doivent attirer l’attention du manager. Mais dans la plupart des cas, les salariés commettent des indiscrétions sans réelle volonté de nuire. Ils s’épanchent par naïveté, par souci d’auto promotion et même par fierté d’appartenance… pour valoriser l’entreprise !

 

Loin de l’espionnage et de l’ingérence des services de renseignement étrangers, 80% des fuites informationnelles sont d’origine interne. Les salariés sont donc la fois  » les meilleurs alliés et les pires ennemis  » d’une politique de protection. Dans sa version défensive, l’intelligence économique ne saurait faire l’économie d’une intelligence des équipes. Il faut bien sensibiliser chacun  » puisqu’on ne peut pas ne pas communiquer « .

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