Corporate – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Sat, 28 Oct 2017 09:27:51 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.18 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg Corporate – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 Web auto-référentiel http://jacques.breillat.fr/web-2-0/web-auto-referentiel http://jacques.breillat.fr/web-2-0/web-auto-referentiel#respond Sat, 28 Oct 2017 10:27:51 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3496 Savoir plus]]> web

Les évolutions technologiques du web 2.0 ces dernières années ont permis à chaque internaute de produire du contenu en ligne. Ces contenus générés par les internautes eux-mêmes (user generated content) sur les blogs, les réseaux sociaux, les forums ou les sites d’avis en ligne supplantent les contenus plus officiels ou institutionnels (site corporate, portails, annuaires…). Cette tendance lourde est liée aux récentes évolutions technologiques qui permettent à chacun de produire des messages et de les publier librement, avec une facilité déconcertante et sans aucune connaissance technique préalable, notamment en informatique. Les barrières d’entrée techniques ou pécuniaires sur le web se sont progressivement effacées. Ce mouvement de fond entraîne une évolution volumétrique, caractérisée par la croissance exponentielle des contenus injectés sur le web (messages, avis, photographies, films…).
Ce foisonnement d’information se transforme aussi en ce que Xavier Delengaigne appelle une « pollution informationnelle ». Au final, nous ne pouvons plus discerner dans la surabondance, les informations de qualité, les informations douteuses, la publicité cachée, les rumeurs ou la désinformation. Le vrai et le faux se mélangent inextricablement. Je pourrais ajouter que le web est ainsi devenu « auto-référentiel », puisqu’il sert désormais à vérifier, relayer et légitimer les informations qui circulent… sur le web ! La popularité des contenus est aujourd’hui plus importante que la qualité des contenus. A l’instar de celui des arènes romaines, le pouce levé du like sur Facebook symbolise bien l’expression immédiate, soudaine et compulsive de cette vox populi sur le web.

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Web 2.0 : ces micro-pouvoirs d’informer… http://jacques.breillat.fr/web-2-0/web-2-0-ces-micro-pouvoirs-d%e2%80%99informer http://jacques.breillat.fr/web-2-0/web-2-0-ces-micro-pouvoirs-d%e2%80%99informer#respond Thu, 21 Mar 2013 10:22:30 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3050 Savoir plus]]> Autour de chaque dirigeant et de chaque entreprise se cristallise désormais un halo de connaissances et d’échanges d’opinions sur le web qui finissent par caractériser chaque acteur et chaque organisation, tout en lui échappant. Du coup, chaque entreprise devient progressivement dépendante d’une batterie de contenus dont les conditions de production lui sont en grande partie étrangères. En bref, elle ne maîtrise plus sa communication institutionnelle « par le haut ». L’approche strictement verticale consistant à administrer le message, incluant plan de comm, budget annonceur et cible vacille. J’avais annoncé en son temps, sans grand  ménagement « le corporate est mort ».
Pour caractériser ce mouvement de fond, François Bernard Huygue évoque significativement la constitution de « micro-pouvoirs d’informer » : « non seulement commenter publiquement, mais aussi la possibilité de citer (y compris en images), de recommander, de suggérer (ceux qui s’intéressent à X devraient aussi s’intéresser à Y), de contribuer à l’indexation, de voter ou d’évaluer, de créer de nouveaux lieux d’expression sur un thème (forum par exemple), de faire circuler une information, de rendre plus visible un autre média, de propager dans les réseaux sociaux (on parle par exemple de la twittosphère), de créer des rassemblements éphémères de passionnés du même sujet ou de partisans de la même cause, de susciter des manifestations virtuelles ou des mobilisations en ligne, de consulter le peuple ou d’en mettre en scène l’apparence » .
Désormais, il est impossible à une entreprise de verrouiller totalement son image et de contrôler sa propre réputation. Chaque organisation doit s’en remettre à ses parties prenantes, à la fois ambassadeurs et « tiers de confiance » pour porter son image sur un mode allusif. Certes, le web 2.0 induit une régulation des avis et des opinions, mais une régulation douce, distante et indirecte… une sorte régulation du « lâcher prise » qui nécessite tact et mesure.

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