Cycle de la veille – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Tue, 01 Nov 2016 09:34:38 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.18 http://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg Cycle de la veille – Intelligence économique, Information et Influence… http://jacques.breillat.fr 32 32 Veille qui tourne à vide http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/veille-qui-tourne-a-vide http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/veille-qui-tourne-a-vide#respond Sat, 24 Dec 2016 14:23:34 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3396 Savoir plus]]> shadok

L’intelligence économique se rattache souvent au cycle de l’information en quatre étapes : évaluer les besoins, collecter, traiter et analyser, diffuser l’information. Dans ce cycle itératif, les professionnels de l’information réinterrogent et corrigent sans cesse leur questionnement de départ, afin d’affiner la veille stratégique de l’organisation. La connaissance de l’environnement concurrentiel s’enrichit donc, au fur et à mesure du déploiement de la veille. C’est du moins le présupposé vertueux de la théorie du cycle de l’information… Dans la réalité, l’expression des besoins est souvent complexe et laborieuse. Au sein de l’organisation, les stratégies individualistes peuvent conduire certains acteurs à ne pas s’exprimer franchement. Le partage de l’information ne va pas de soi et peut entraîner des inquiétudes managériales dans les équipes. C’est pourquoi il est souvent proposé de recourir à des outils méthodologiques permettant de structurer l’expression des besoins.

La méthode « Qui ? Où ? Quand ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? » (QOQCP) peut s’avérer utile et efficiente. Qui sera responsable de la surveillance de l’environnement en interne ou en externe (avec la question du recours éventuel aux experts) ? Où se déroule cette veille c’est à dire quel sera son périmètre géographique ? Quand faut-il fournir les résultats de la veille et selon quelle périodicité (en mode Alert, en push sur un portail, avec un bulletin de veille) ? Comment articuler la veille entre les moyens automatisés sur les bases de données ou en ligne sur le web et les moyens humains (veille de terrain) ? Pourquoi se fixer un objectif de veille en cohérence avec la stratégie et les enjeux de l’organisation ? Certes, ces questions peuvent sembler « très basiques ». Pourtant, de nombreuses entreprises se lancent dans des processus de veille qui ne produisent aucune connaissance, faute d’avoir préalablement défini leurs besoins avec précision. On dit alors que le cycle de l’information « tourne à vide ».

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Créer de la valeur : exploiter l’information http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/creer-de-la-valeur-exploiter-l%e2%80%99information http://jacques.breillat.fr/veille-strategique/creer-de-la-valeur-exploiter-l%e2%80%99information#respond Tue, 06 Nov 2012 11:33:02 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2966 Savoir plus]]> Les spécialistes d’intelligence économique parlent couramment du cycle de l’information, cycle de la veille ou du cycle du renseignement. Ils caractérisent ainsi une approche en quatre étapes : définir les besoins de l’entreprise, collecter, exploiter et diffuser l’information. Chaque étape comporte ses propres facteurs de succès.

La phase de définition des besoins se réalise à partir d’un diagnostic stratégique sur le positionnement de l’entreprise (matrice SWOT, PESTEL…). On mesure le besoin d’informations nécessaires pour préparer une décision ou conforter un projet opérationnel. Cela revient à se poser ces questions triviales : « Qu’est-ce que je veux savoir ? », « Qu’est-ce que je dois savoir ? ». Simultanément, on s’interroge sur la topographie des sources, pour définir en amont les zones les plus propices aux résultats. La phase de collecte consiste à rechercher de l’information sur le terrain, en mobilisant les canaux et capteurs de l’entreprise : archives, web, presse spécialisée, entretien avec des fournisseurs, salon professionnel… Cette phase d’investigation est généralement exaltante. Elle repose sur la traque, l’investigation et la mobilisation des réseaux humains. Après l’euphorisante recherche d’information, la phase de l’exploitation s’avérera la plus aride et exigeante. Désormais, il s’agit de valider, traiter, analyser et synthétiser les informations recueillies. Pour cela, il faut les recouper afin savoir si elles sont fiables et crédibles. C’est un travail laborieux, durant lequel l’expert doit écarter toute forme de préjugé, s’attacher aux faits significatifs, dissocier l’essentiel de l’accidentel, ne pas faire de déduction hâtive… La posture de l’analyste implique une prise de distance et de hauteur. L’exploitation est aussi la phase la plus créatrice de valeur car elle donne du sens aux données recueillies en les objectivant et les contextualisant. La dernière phase consiste à diffuser l’information à la bonne personne et au bon moment. C’est une phase de communication active vers les destinataires (comité de direction, groupe de projet…) et vers la mémoire de l’entreprise (capitalisation sur l’intranet).

On mesure ainsi les efforts que doivent réaliser les organisations, avant de pouvoir éclairer la prise de décision, prévenir les menaces et saisir les opportunités. C’est pourquoi l’intelligence économique n’est jamais un processus spontané.

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