infobésité – Intelligence économique, Information et Influence… https://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Mon, 07 Oct 2019 22:01:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.18 https://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg infobésité – Intelligence économique, Information et Influence… https://jacques.breillat.fr 32 32 De l’art de décider https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/de-lart-de-decider https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/de-lart-de-decider#respond Mon, 07 Oct 2019 23:01:28 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3571 Savoir plus]]> Busto de Pericles del siglo II d.C. Museo Británico, Londres.A l’heure du Big data, la question de la relation aux flux informationnels n’est pas neutre car elle oriente les travaux sur la prise de décision. En effet, l’information est classiquement considérée comme une sorte de carburant indispensable pour étayer des décisions. In abstracto, l’information doit venir nourrir, enrichir et alimenter l’ensemble d’un processus décisionnel. Ainsi, le chef d’entreprise, le décideur public ou le consommateur définissent un objectif ou expriment un besoin. Puis ils collectent, traitent, analysent et diffusent les informations disponibles, dans l’objectif de prendre (du moins l’espèrent t’ils) la « bonne décision ». C’est-à-dire la décision du meilleur choix, celle qui est à la fois efficiente et créatrice de valeur. Il peut s’agir d’augmenter le chiffre d’affaire, de renforcer l’attractivité d’une offre, d’acheter au meilleur produit ou service. Dans l’absolu, le statut de l’information est donc utilitaire. L’information est là pour éclairer un choix stratégique ou opérationnel.

Dans la réalité, il arrive que ce modèle soit fortement perturbé par un afflux massif d’information dont le volume vient saturer la « bande passante » du décisionnaire. Une volumétrie d’information trop abondante pour être traitée va neutraliser les capacités cognitives. Cette surabondance informationnelle a pour effet de noyer la prise de décision, sous une masse de signaux ingérables, inutiles ou contradictoires.  Ce processus quantitatif a été décrit par Roberto Di Cosmo sous le concept d’infobésité.

Mais au-delà de cette saturation informationnelle ou cognitive, le Big data questionne aussi toute une « économie de l’attention ». En effet, les producteurs d’information se sont multipliés (médias, bases de données, spécialistes de marketing, communicants, internautes…) . Dans un tel foisonnement,  il n’est pas aisé de détecter le « signal faible », ce message porteur d’opportunités ou de menaces. Le regard du décideur se perd alors entre des signaux multiples qui rivalisent d’intérêts. Ses capteurs s’affolent. L’organisation se voit alors privée de cap ou plus précisément le décideur devient incapable de choisir raisonnablement le cap. Ce phénomène de procrastination peut aboutir à une non décision du leadership. A défaut de pouvoir décider avec le maximum de garanties, on remet au lendemain la décision à prendre. Or dans un marché hyperconcurrentiel, l’agilité organisationnelle est primordiale. Pour l’entreprise, la non prise de décision se révèle donc être souvent le pire des choix à l’exception de tous les autres.

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La crise est « une chance suspendue » https://jacques.breillat.fr/concepts/la-crise-est-une-chance-suspendue https://jacques.breillat.fr/concepts/la-crise-est-une-chance-suspendue#respond Mon, 25 Mar 2019 14:27:55 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3553 Savoir plus]]> La survenance d’une crise dans une entreprise ou une collectivité publique provoque toujours  un effet de sidération qui affecte profondément les équipes dirigeantes. Que la crise soit liée à un événement externe (accident, piratage informatique…) ou interne (conflit social, crise de gouvernance…), elle est toujours ressentie comme complexe et imprévisible. Elle entraînera alors une désorientation, s’accompagnant d’une perte de lucidité et de sang-froid chez ceux qui sont justement conduits à gérer les événements. Mais au-delà de ces difficultés à évaluer la situation réelle dans ses conséquences probables et à mesurer les risques, la crise réinterroge aussi en profondeur la configuration du système informationnel et les capacités de prise de décision.

En effet, la gestion de crise exige une communication permanente et fluide entre toutes les parties prenantes siégeant au sein de la cellule de crise. Cette communication doit se dérouler sur la base d’une confiance objective entre les acteurs. Elle doit donc privilégier le collectif en se libérant des affects, des irritants et des jeux de pouvoirs. Or, le stress généré par une crise a tendance tend à renforcer les filtres cognitifs et les effets de groupe (irritabilité, méfiance, perte de lucidité, alignement sur le consensus…). Des informations dont la criticité s’avère décisive peuvent alors échapper aux membres de la cellule de crise. Cette altération de la décision est d’autant plus fréquente que la période de crise provoque concomitamment une saturation des canaux d’information, en drainant subitement une grande masse d’inputs à traiter. Dans une séquence marquée par ce que Roberto Di Cosmo appelle l’infobésité, il faut pouvoir discriminer l’information entrante avec pertinence et rapidité. Mais il faut aussi demeurer sensible à l’émergence d’éventuels signaux faibles annonciateurs d’une dégradation de la situation. Il faut donc à la fois répondre à un enjeu quantitatif en augmentant les capacités à traiter les informations et à un enjeu qualitatif en affinant la prise en compte des faits par de l’expertise.

Au final, la situation de crise est souvent vécue comme un moment inconfortable pour les équipes, une temporalité génératrice de menaces pour l’entreprise. Mais paradoxalement, la crise peut aussi faire grandir la cohésion et l’expertise des équipes. Dans l’idéogramme chinois Wei Ji caractérisant la situation de crise, crise et opportunité sont deux notions intimement liées, pour ne pas dire indissociables. L’esprit Wei Ji relève de la pensée stratégique, il  exprime la crise à la fois comme un danger mais aussi comme une chance suspendue.

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Du sourcing https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/du-sourcing https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/du-sourcing#respond Sun, 01 Oct 2017 17:15:37 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3486 Savoir plus]]> logo-marqueLa collecte d’information demeure un élément central de toute démarche de veille stratégique. Une organisation qui se lance dans un processus de veille souhaite généralement accéder à des sources intéressantes, c’est-à-dire collecter des informations à la fois pertinentes, utiles et fiables. Cette triple exigence repose sur la capacité interne à sélectionner et évaluer une source, ceci de façon critique, en intégrant les limites inhérentes à chaque type de source. Le sourcing répond à cette nécessité d’identifier méthodiquement les différentes sources utiles, de planifier la récolte d’information et d’aménager le traitement et l’analyse des informations. Cette démarche marque une étape indispensable car elle permet d’animer et de rationaliser le dispositif de veille, à partir d’outils de pilotage. Le sourcing se dessine donc généralement en amont du projet de veille stratégique. Il va dépendre de la problématique retenue par les équipes dirigeantes. Ainsi, si l’entreprise se lance dans un projet de veille sur les prix du marché, elle va définir les informations à mobiliser : plaquettes commerciales et devis des concurrents, tarifications en ligne sur le web, remontées d’informations des équipes commerciales ou des clients… Il s’agit d’identifier précisément les sources, mais aussi de les actualiser en permanence et de les diversifier.
La nature même de l’information va permettre de définir ce que Franck Bulinge appelle « un écosystème informationnel ». En effet, l’information doit toujours être reliée à son environnement. La nature de l’information dépend de la largeur de son spectre de diffusion, autrement dit de son degré de confidentialité et de son âge. Il faut déterminer l’audience de cette information, c’est-à-dire le nombre et les caractéristiques de personnes destinataires (analyse du public cible). Il faut aussi tenir compte du média qui porte l’information : presse écrite radiophonique ou audiovisuelle, site web , réseaux sociaux, rumeur, base de données qualifiée…. Au final, le sourcing permet aux veilleurs de ne pas subir la logique massive des flux informationnels et donc de ne pas sombrer sous le poids l’infobésité.

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Pression informationnelle https://jacques.breillat.fr/web-2-0/pression-informationnelle https://jacques.breillat.fr/web-2-0/pression-informationnelle#respond Sat, 25 Feb 2017 17:13:49 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3419 Savoir plus]]> L’intelligence économique s’intéresse à la maîtrise et à la protection des informations stratégiques utiles au décideurs publics et privés. Dans ce cadre, il est indispensable de mesurer l’importance des informations ouvertes, librement accessibles sur le web. En effet, l’accès à internet s’est largement démocratisé. Aujourd’hui, plus de 80% des français ont accès au web. Derrière ce chiffre homogène, on note des disparités selon le sexe 79% d’hommes sont connectés contre 70% de femmes, mais aussi en fonction de l’âge. 99% des 15 à 24 ans sont connectés. Les ¾ des jeunes français sont présents sur au moins un réseau social. Une récente étude de l’IFOP révèle que chaque internaute est en moyenne membre de 3,5 réseaux ou médias sociaux.
Ces nouveaux rapports à l’information ouverte constituent un défi pour les entreprises et la gestion des ressources humaines. Les salariés consacrent de plus en plus de temps aux réseaux sociaux, parfois au détriment de leur travail. La distinction entre vie privée, vie sociale et vie professionnelle s’estompe. La masse d’informations oblige à distinguer l’information selon sa qualité et son utilité. Bref, les décideurs sous pression, à la fois sur informés et sous informés. La prise de décision est devenu un exercice délicat.

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Cartographier, cartographier… https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/cartographier-cartographier https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/cartographier-cartographier#respond Sun, 27 Sep 2015 10:21:27 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3298 Savoir plus]]> cartoA l’heure du Big data, notre société produit des masses exponentielles d’informations. Le professeur Di Cosmo a même osé le néologisme d’ « infobésité » pour décrire cette situation paradoxale. Les décideurs publics et privés se retrouveraient confrontés à des difficultés de traitement et d’analyse car ils crouleraient sous un flux d’information non pertinente saturant la bande passante. Nous serions à la fois surinformés et sous-informés. Et nous aurions des difficultés à exploiter la bonne information, au bon moment pour prendre la bonne décision.
Pour faire face à la surabondance d’information sur le web, les veilleurs utilisent de plus en plus souvent des outils de cartographie pour structurer la collecte d’informations. Ces outils de cartographie permettent de clusteriser l’information, c’est-à-dire de regrouper les documents par type, par proximité ou par similitude. Ce type de démarche permet de structurer, de rapprocher et de visualiser concrètement les résultats de recherche en réalisant des graphiques. Dans un monde informationnel de l’infiniment grand, le veilleur peut ainsi disposer d’une représentation globale. Bref, la cartographie apporte un espace et du sens aux résultats.
Pour autant, les nouveaux outils de cartographie d’informations doivent être utilisés avec un certain recul critique. Des interfaces graphiques de plus en plus séduisantes masquent parfois la grande faiblesse des algorithmes de recherche. Au final, le résultat est esthétique mais on structure des résultats partiels, tronqués ou erronés. On visualise et on relie des paquets de données mais on ne sait pas comment ils sont agrégés. Comme le souligne Frédéric Martinet en 2011, le risque de la « gadgétisation » est alors bien réel. La fascination pour l’outil de cartographie ne doit jamais faire oublier l’objectif final de la veille stratégique. Sans quoi, il relèverait de la pensée magique.

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Tyrannie de l’immédiateté https://jacques.breillat.fr/concepts/tyrannie-de-limmediatete https://jacques.breillat.fr/concepts/tyrannie-de-limmediatete#respond Sat, 19 Oct 2013 11:11:15 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3155 Savoir plus]]> TNS Infobesity
Au retour des périodes de congés, chacun peut mesurer la charge de travail liée à l’accumulation des e-mails en son absence. Le traitement de l’information entrante pèse de plus  en plus en plus lourdement sur les salariés et les décideurs publics et privés, au point de devenir stressant. Il faut dire que l’incursion des flux d’information dans les entreprises finit par parasiter les échanges interpersonnels. Des salariés qui pianotent des SMS discrètement, avec les mains sous le bureau pendant un rendez-vous. Des collaborateurs dont le regard est rivé à l’écran du téléphone portable et qui répondent aux appels en pleine réunion. Cette tendance généralisée à la gestion on line de l’information fait décidément des ravages. L’information entrante est immédiatement réceptionnée et traitée sans discrimination, ni discernement et souvent sans prise de recul. Les messages ne sont plus classés par ordre de priorité. Les réponses sont désormais délivrées « au fil de l’eau ».
Dans un tel système de (non) management de l’information, tout devient globalement à la fois urgent et important.  Chaque destinataire de message se soumet à l’injonction de joignabilité permanente et à l’obligation de réactivité immédiate. La liste des courses pour le supermarché, le dossier stratégique pour l’export, le message à un ami cher pour son anniversaire, la réponse qualité au client… Tout s’inscrit désormais sur le même plan, c’est-à-dire sur le plan de l’horizontalité. Et les journées se morcellent ainsi à l’infini, polluées par l’accumulation des micros taches, la juxtaposition de micros faits et l’explosion des micros réponses. On commence à s’interroger sérieusement sur les gaspillages engendrés par un tel système d’infobésité. Une récente étude américaine démontre que l’usage intempestif des e-mails a coûté  900 milliards de dollars à l’économie américaine. Selon Mindjet (2012), en moyenne au cours d’une journée de travail, un salarié reçoit jusqu’à 100 mails par jour. Chaque employé passe 30 minutes en moyenne à rechercher des documents. La recherche d’information coûte annuellement 1.855 euros par an et par salariés, correspondant à 95 heures de travail perdues. La gouvernance de l’information devient un enjeu stratégique pour le top management des entreprises… Et pour ceux qui souhaitent individuellement calculer leur infobésité

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Curateur digital : les aiguilleurs du Web ! https://jacques.breillat.fr/concepts/curateur-digital-les-aiguilleurs-du-web https://jacques.breillat.fr/concepts/curateur-digital-les-aiguilleurs-du-web#comments Fri, 27 May 2011 09:51:42 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2705 Savoir plus]]> Le Web 2.0 bouge et il bouge plutôt vite… En 2009, nous avions largement débattu de l’e-reputation, notamment sur le fait de savoir s’il existait vraiment une forme endogène de réputation numérique. En 2010, nous avions vu apparaître la figure du community manager, ce professionnel capable à la fois de comprendre les enjeux marketing et les différents leviers des médias sociaux pour créer, fidéliser et gérer des communautés online.

Et bien 2011 sera l’année… du «Curateur digital » ! (digital curator), ce professionnel chargé de synthétiser, d’analyser et distribuer l’information collectée sur le Web dans une forme adaptée aux destinataires. Comme le souligne Xavier de Mazenod « sélectionner les sources et les contenus pertinents sur un sujet, les synthétiser et les éditorialiser est un travail à forte valeur ajoutée, à la frontière du journalisme, de la documentation, du knowledge management et de la veille ».

Dans une société de l’infobésité et de la connaissance, la médiation de moteurs de recherches ou de personnes (curateurs) doit permettre à chacun d’avoir enfin rendez-vous avec l’information qui le concerne. Aussi, on voit se dessiner les fonctions du Curateur digital en entreprise comme celle d’un « agent ou tiers facilitateur », capable de diffuser la bonne information au bon moment et aux bonnes personnes. On connaissait les « aiguilleurs du ciel », place désormais aux « aiguilleurs du Web ».

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Nous sommes tous surinformés https://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/nous-sommes-tous-surinformes https://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/nous-sommes-tous-surinformes#respond Tue, 10 Mar 2009 20:11:22 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=869 Savoir plus]]> « Si tu ne connais pas  les montagnes et les vallées, les cols et les ravins, les marais et les tourbières, tu ne pourras pas conduire de force armée. » Sun Tsu (L’art de la guerre)

La société de l’information n’en finit pas de nourrir ses propres paradoxes. D’un coté, l’explosion quantitative et qualitative des informations dans des proportions inédites dans l’histoire de l’humanité. De l’autre coté, des acteurs économiques englués dans des informations contradictoires qui ne rendent pas l’environnement plus lisible et ne favorisent pas les choix stratégiques. C’est ainsi, nous sommes tous à la fois surinformés et sous-informés.

Il y aurait plus de 1000 milliards de documents multilingues sur Internet. Nous subissons un déferlement de slogans publicitaires, de mails, de textos, de notes de service, de messages sur nos répondeurs téléphoniques… Au total, nous sommes destinataires de plus de 3000 messages / jour !

Selon une étude MIT (Massachussets Institute of Technology) de 2004, 43% de la connaissance mondiale depuis l’origine des temps a été produite ces trois dernières années, soit l’équivalent de 150 000 bibliothèques du congrès américain (considérée comme la plus grande bibliothèque du monde). JC Possin et B.Besson ont montré que l’information nécessaire à la production des biens et des services double chaque année.

Le décideur public ou privé doit donc désormais éviter la noyade sous un flot d’informations moyennement pertinentes, que leur volume rend parfaitement inexploitables. C’est ce que le Professeur Roberto di Cosmo désigne sous le concept de l’infobésité. Volontairement ou involontairement, nous sommes tous surinformés.

Au bout du compte, cette surinformation chronique produit de nombreux effets pervers. D’abord, l’information importante, critique ou vitale est mélangée avec des informations futiles. Le risque est grand pour le chef d’entreprise de se focaliser sur des informations de seconde main et qui n’ont pas le moindre  intérêt stratégique ou opérationnel. Ensuite, chaque organisation est soumise à des injonctions contradictoires qui résultent de l’accumulation d’informations contradictoires. Le point de vue des experts côtoie les opinions des non spécialistes. Toutes les informations s’échangent mais toutes ne se valent pas. Dans ce bruit ambiant, on comprend pourquoi chaque décideur privé ou public est pour le moins circonspect au moment de faire un choix stratégique.

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Les pièges de l’infobésité https://jacques.breillat.fr/concepts/les-pieges-de-linfobesite https://jacques.breillat.fr/concepts/les-pieges-de-linfobesite#respond Wed, 03 Dec 2008 22:12:30 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=259 Savoir plus]]> Paradoxe de la société de communication, le monde dans lequel nous vivons balance entre sur-information  et sous-information. Les managers privés et publics sont tous informés, trop informés et finalement souvent mal informés… Qui n’a jamais ressenti ce fameux sentiment d’urgence: une boîte mail pleine, des messages sur son répondeur, des fax en instance ?

C’est ainsi, les canaux et les neurones s’engorgent. Nous devons déjouer les pièges de ce que le Professeur Roberto Di Cosmo appelle  » l’Infobésité « , c’est-à-dire la noyade sous un flot d’informations moyennement pertinentes que leur volume rend par définition inexploitables. Avec plus de 3000 messages par jour, nous sommes soumis au  » bombardement informationnel « . 30% du temps de travail d’un cadre est déjà consacré à la collecte, au traitement et à la diffusion de l’information.

Ce mouvement de fond n’est pas près de s’arrêter… Les spécialistes de l’intelligence économique estiment que l’information nécessaire à la production des biens et des services double chaque année. Les décideurs qui se hasarderont dans ce labyrinthe sans fil d’Ariane risquent de s’y perdre. Il sera de plus en plus difficile de regarder à moyen terme pour renforcer sa stratégie, tenir le cap et atteindre ses objectifs. En proposant des outils et une méthode permettant de manager l’information stratégique, l’intelligence économique entend remettre un peu d’ordre et de lisibilité dans un monde économique décidément complexe.

Jacques Breillat

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