Guerre digitale – Intelligence économique, Information et Influence… https://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Tue, 24 Jan 2017 18:06:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.18 https://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg Guerre digitale – Intelligence économique, Information et Influence… https://jacques.breillat.fr 32 32 Ancrage négatif: la force du bashing https://jacques.breillat.fr/web-2-0/ancrage-negatif-la-force-du-bashing https://jacques.breillat.fr/web-2-0/ancrage-negatif-la-force-du-bashing#respond Fri, 27 Jan 2017 10:53:10 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3448 Savoir plus]]> Les entreprises, les marques et les individus sont soumis aux jugements, plus ou moins avisés ou caricaturaux, de leurs clients, de leurs salariés ou de leurs partenaires. Avec le web 2.0, les internautes savent que chacun dispose d’un « porte-voix ». Alors la moindre maladresse de communication, le moindre comportement non éthique et la moindre erreur par rapport aux normes de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) exposent les entreprises à ce que les experts appellent le risque « d’une mise à mort symbolique ». On sait depuis longtemps que le lynchage médiatique peut se propager sur les médias traditionnels écrits, radiophoniques et télévisuels. Avec le Web 2.0, on a découvert la force dévastatrice du bad buzz et la puissante amplification du bashing. Le bashing est défini par Caroline Faillet comme « une forme de défoulement collectif destinée à dénigrer une organisation ou un individu ».

Ironique, caustique, comique mais aussi parfois d’une extrême violence, le bashing prend une cible en ligne de mire, pour la transformer littéralement en bouc émissaire. L’entreprise peut alors devenir emblématique, symbolique ou iconographique de toute référence négative. Son nom ou sa marque est alors citée systématiquement pour illustrer des sujets polémiques, y compris lorsque ces sujets n’ont strictement rien à voir avec son secteur d’activité. Ainsi lorsque l’on illustre la supériorité du profit sur la santé des personnes, on nomme la firme Monsanto. Lorsqu’on évoque la malbouffe, le nom du géant Mac Donald est immédiatement mobilisé. Lorsque le parlement français se penche sur l’utilisation réglementaire de l’huile de palme dans l’industrie agroalimentaire, on qualifie la procédure législative « d’amendement Nutella ».

Ces attaques constituent de véritables marqueurs, capables d’entamer durablement l’E-Réputation d’une organisation ou d’une personne. Elles fonctionnent par simplification et par assimilation, forgeant une image négative qu’il sera difficile de recomposer. Comme le disait prophétiquement Warren Buffet : « Il faut 20 ans pour construire une réputation et cinq minutes pour la détruire ».

Billet publié dans Aquitaine Presse Service (APS) du Vendredi 27 janvier 2017

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Le consommateur augmenté https://jacques.breillat.fr/concepts/le-consommateur-augmente https://jacques.breillat.fr/concepts/le-consommateur-augmente#respond Fri, 13 Jan 2017 06:30:18 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3431 Savoir plus]]> Spécialiste de la « guerre digitale », Caroline Faillet distingue le consommateur informé, le consommateur mobilisé et le consommateur augmenté. Ces trois idéaux-types de consommateurs correspondent à des étapes de développement du Web. Dans une première phase du web, le consommateur expérimente des moteurs de recherche visant à la pertinence et à l’exhaustivité des résultats. Il aborde une base de données mondiale et multilingue, dont les informations sont classées par l’indexation et le référencement. L’outil emblématique de cette phase est le moteur de recherche Google. La deuxième phase est celle du web 2.0, elle est marquée par l’avènement des médias sociaux et des réseaux sociaux. Les barrières d’entrée (expertise informatique, compétences graphiques) s’effondrent. Désormais, chaque consommateur dispose désormais de « porte-voix ». Il peut s’exprimer les forums, ouvrir un blog ou une page Facebook. La communication des consommateurs devient horizontale. Ils échangent librement entre eux (en communautés) et les uns avec les autres (en « one to one »). Dans la dernière phase du web 3.0, les progrès du web sémantique, le développement du web mobile et des réseaux sociaux permettent de délivrer des réponses personnalisées et d’anticiper les besoins. Ce web 3.0 « consacre la toute-puissance du Moi ». Pour Caroline Faillet, le consommateur ainsi est « augmenté » de six nouvelles dimensions. Le consommateur est prescripteur (publication d’avis, évaluations, recommandations…). Le consommateur est un média (billet sur des blog, publication de photos…). Le consommateur est producteur (location de ses biens personnels, voiture, appartement…). Le consommateur est un intermédiaire de service (en relation avec sa communauté). Le consommateur est fournisseur de données (collecte de données connectées, géolocalisation…). Le consommateur est financeur (participe au crowdfounding, prêts participatifs…).

Billet publié dans Aquitaine presse service le vendredi 13 janvier 2016

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