Google – Intelligence économique, Information et Influence… https://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Thu, 11 Feb 2021 16:17:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.19 https://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg Google – Intelligence économique, Information et Influence… https://jacques.breillat.fr 32 32 L’économie de l’attention https://jacques.breillat.fr/web-2-0/leconomie-de-lattention https://jacques.breillat.fr/web-2-0/leconomie-de-lattention#respond Sat, 06 Nov 2021 12:13:00 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3634 Savoir plus]]> Une formule célèbre caractérise le modèle économique des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) : « Si c’est gratuit, c’est vous le produit ». En effet, la plupart des services en ligne créent de la valeur en utilisant des mécanismes publicitaires. Chacun connait les cookies qui tracent les visites des internautes et permettent de formuler en suivant des propositions commerciales ciblées, en fonction des historiques de navigation. Les techniques de « retargeting » permettent d’adresser des offres commerciales en temps réels sous formes de bandeaux publicitaires ou d’annonces flash qui s’ouvrent automatiquement (pop up). Chaque trace numérique ainsi laissée par un internaute est donc une donnée monnayable, capitalisable et créatrice de valeur. Le marketing de l’offre s’épanouit idéalement sur le web, puisque c’est l’internaute lui-même qui exprime, précise et notifie ses attentes, ses besoins et ses sentiments.
Pour tirer son épingle de ce jeu informationnel foisonnant de propositions marchandes, les producteurs de contenus publicitaires sont désormais soumis à l’impérieuse nécessité de se faire remarquer. En effet, une multitude d’offres circule librement en ligne. Les flux sont surabondants et les internautes sont exagérément sollicités. Il est donc nécessaire de se démarquer des concurrents et de se différencier positivement. Nous sommes entrés dans ce que l’expert du numérique Yves Citton appelle justement « l’économie de l’attention ». Toutes les stratégies sont mises en œuvre pour capter l’attention des internautes. On peaufine les titres et les accroches des messages. On bombarde les cibles massivement pour provoquer une réaction. On truffe littéralement les pages de « pièges à clics » (clickbaits) pour entrainer le prospect en dehors des sentiers balisés de sa consultation. On utilise des tiers, souvent présentés comme « neutres » et désintéressés pour valoriser les produits et les services en racontant une histoire et mettre en scène des expériences de consommateurs (storytelling). On construit des légitimités en mettant en avant des avis positifs en ligne, formulés (on l’espère) par d’autres internautes. On enrôle au service des marques des autorités, des experts ou de simples passionnés qui doivent influencer par leur notoriété digitale les gouts, les inclinations et les choix des internautes. On provoque des rumeurs virales (buzz) en créant de la polémique, du ludique, du décalé ou du sensationnel. Au final, cette économie de l’attention n’a pas d’autre objectif que de s’accaparer la fugacité d’un regard. Elle entend capter la furtivité d’un moment éphémère, celle d’un contact pouvant conduire à l’apothéose du clic ultime… celui de la commande en ligne.

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Google assistant de notre vie? https://jacques.breillat.fr/actualite-de-lie/google-assistant-de-notre-vie https://jacques.breillat.fr/actualite-de-lie/google-assistant-de-notre-vie#respond Fri, 28 Apr 2017 10:33:31 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3466 Savoir plus]]> google-logo-1200x630

Lors du dernier salon professionnel de l’E-commerce « One To One 2017 », la société Google a impressionné l’ensemble des participants, en dévoilant ses orientations stratégiques, notamment le passage de son moteur de recherche à l’ère de l’assistance. En effet, le nouveau modèle de développement de Google repose sur la personnalisation des liens avec les possesseurs de smartphone et sur l’émergence du web sémantique, un web auquel on pourra directement poser des questions à partir d’interfaces vocales. Ces différentes innovations vont permettre à Google de délaisser le traditionnel affichage de la liste de résultats dans son moteur de recherche. Google devrait ainsi progressivement devenir un véritable « assistant de vie », capable d’interpréter au quotidien de nombreuses questions et de faire le lien avec un ensemble d’objets connectés dans la maison (domotique, appareils electro-ménagers, enceintes musicales, montres…).
Le futur système Google home sera ainsi capable de prendre en compte des textes, des vidéos, des images et des éléments de réalité virtuelle. Il reconnaîtra précisément les différentes voix de chaque membre d’une famille, pour fournir à chacun des réponses hyper personnalisées. Le nouveau positionnement de Google reposera sur la géolocalisation et sur l’exploitation des requêtes (logs) afin de cerner les habitudes et les pôles d’intérêts de chaque internaute. Toutes les données collectées seront ainsi utilisées par Google : historique de navigation, durée de consultation, applications téléchargées, horaires, jour, âge, genre, type de documents consultés. Au final, Google va donc rompre avec son positionnement initial et historique. Il ne s’agit plus au moteur de recherche d’offrir gratuitement les meilleures réponses aux questions des internautes. Il s’agit de fournir des réponses précises, personnalisées et adaptées en fonction des attentes et de la situation de chaque personne. L’assistant de vie Google devient inexorablement un outil de ciblage marketing et de contextualisation, un outils d’une puissance exceptionnelle. Nous sommes bien loin de l’utopie initiale des fondateurs de Google d’un grand moteur de recherche « désintéressé » offrant des réponses optimales. On dit souvent qu’en matière numérique l’innovation précède l’usage… Ajoutons donc que la monétisation des services lui succède rapidement.

Article paru dans Aquitaine presse service (APS) du 28 avril 2017

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Le consommateur augmenté https://jacques.breillat.fr/concepts/le-consommateur-augmente https://jacques.breillat.fr/concepts/le-consommateur-augmente#respond Fri, 13 Jan 2017 06:30:18 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3431 Savoir plus]]> Spécialiste de la « guerre digitale », Caroline Faillet distingue le consommateur informé, le consommateur mobilisé et le consommateur augmenté. Ces trois idéaux-types de consommateurs correspondent à des étapes de développement du Web. Dans une première phase du web, le consommateur expérimente des moteurs de recherche visant à la pertinence et à l’exhaustivité des résultats. Il aborde une base de données mondiale et multilingue, dont les informations sont classées par l’indexation et le référencement. L’outil emblématique de cette phase est le moteur de recherche Google. La deuxième phase est celle du web 2.0, elle est marquée par l’avènement des médias sociaux et des réseaux sociaux. Les barrières d’entrée (expertise informatique, compétences graphiques) s’effondrent. Désormais, chaque consommateur dispose désormais de « porte-voix ». Il peut s’exprimer les forums, ouvrir un blog ou une page Facebook. La communication des consommateurs devient horizontale. Ils échangent librement entre eux (en communautés) et les uns avec les autres (en « one to one »). Dans la dernière phase du web 3.0, les progrès du web sémantique, le développement du web mobile et des réseaux sociaux permettent de délivrer des réponses personnalisées et d’anticiper les besoins. Ce web 3.0 « consacre la toute-puissance du Moi ». Pour Caroline Faillet, le consommateur ainsi est « augmenté » de six nouvelles dimensions. Le consommateur est prescripteur (publication d’avis, évaluations, recommandations…). Le consommateur est un média (billet sur des blog, publication de photos…). Le consommateur est producteur (location de ses biens personnels, voiture, appartement…). Le consommateur est un intermédiaire de service (en relation avec sa communauté). Le consommateur est fournisseur de données (collecte de données connectées, géolocalisation…). Le consommateur est financeur (participe au crowdfounding, prêts participatifs…).

Billet publié dans Aquitaine presse service le vendredi 13 janvier 2016

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Nettoyeur du web ? https://jacques.breillat.fr/web-2-0/nettoyeur-du-web https://jacques.breillat.fr/web-2-0/nettoyeur-du-web#respond Sun, 15 Nov 2015 08:59:24 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3315 Savoir plus]]> fbDe nombreuses offres de services émanant d’agences de marketing digital proposent de « nettoyer le web ». En effet, il peut être nécessaire d’intervenir pour redresser une E-Réputation négative, notamment suite à des attaques ou des dénigrements sur les réseaux sociaux. Pour autant, la formule « Nettoyeur du web » se révèle imparfaite pour de nombreux spécialistes.

Dans la réalité, l’action s’orientera prioritairement vers le dialogue. On échangera avec l’administrateur du site sur lequel est publié le propos incriminé pour en obtenir le retrait volontaire. Il s’agit plutôt de faire preuve de diplomatie pour trouver un terrain d’accord compatible avec le respect de la liberté d’expression. Un autre travail consistera à injecter massivement des contenus positifs sur le web, pour diluer l’impact des critiques. Il s’agira de repousser les points de vue négatifs en dehors du triangle d’Or, c’est à dire des dix premiers résultats de Google. Pour atteindre cet objectif, on investira alors les réseaux sociaux les mieux référencés (Twitter, Facebook, Viadeo…) pour diffuser des messages positifs. Cette technique s’appelle la technique du baronnage. Elle ne nettoie pas vraiment le web mais elle permet de reléguer et de noyer les contenus négatifs.

On le voit, au sens strict le nettoyage du web n’existe pas. Personne ne peut prendre la main sur les bases de données et l’indexation dans les moteurs de recherches. La solution passe nécessairement par le dialogue et la parole. Il faut surtout parler plus fort que ses détracteurs.

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Algorithme https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/algorithme https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/algorithme#respond Fri, 08 Nov 2013 11:16:51 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3186 Savoir plus]]>
L’algorithme d’un moteur de recherche est la formule complexe qui permet au moteur d’extraire et de trier les données contenues dans ses bases, afin de présenter les résultats les plus pertinents possibles. L’algorithme est donc, en quelque sorte, la « recette secrète » de chaque moteur. Selon une étude de 2011, Google utiliserait un algorithme complexe reposant sur plus de 200 critères parmi lesquels : l’autorité du nom de domaine, la fréquentation du site (nombre de clics), le nombre de liens pointant vers un site, la popularité d’une page, l’ancre des liens externes, les mots clés associés à une page, etc… Depuis la dernière mise à jour de son algorithme appelée Panda, Google semble consacrer d’avantage d’importance à la qualité et à l’originalité des contenus. Panda  pénalise notamment les portails d’agrégation, les fermes de contenus et les comparateurs.
L’algorithme de Google intègre donc désormais dans son mode de calcul des éléments tenant à l’autorité sociale des utilisateurs. Le comportement social des internautes est pris en compte dans les résultats, en fonction de plusieurs critères : niveau d’engagement sur les réseaux sociaux, degrés de participation et nombre de recommandations. Au final, des mécanismes de réseau social s’étendent aux moteurs de recherche, au travers de la simple recommandation de résultats de requêtes. Ce changement majeur dans l’algorithme de Google révise le calcul traditionnel du PageRank, en discriminant les résultats à partir de la confiance des internautes. Il remet aussi en question les règles de référencement naturel. Chaque dirigeant ou organisation qui veut se positionner sur le web et influencer son environnement concurrentiel doit donc apprendre à maîtriser l’algorithme.

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Information gratuite : miroir aux alouettes ? https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/information-gratuite-miroir-aux-alouettes https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/information-gratuite-miroir-aux-alouettes#respond Wed, 09 May 2012 10:52:43 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2889 Savoir plus]]> On trouve aujourd’hui de nombreuses bases de données économiques (spécialisées en marketing, en gestion ou en finance) et accessibles en ligne sur le Web. Selon la définition donnée par la Commission de Terminologie au Journal Officiel du 17 janvier 1982 : une  base de données est « un ensemble de données relatif à un domaine défini de connaissance et organisé pour être offert aux utilisateurs ». Ces bases regorgent des contenus à forte valeur ajoutée pour les décideurs publics ou privés. Les accès aux Database peuvent être gratuits mais ils sont souvent payants sur abonnement ou au « coup par coup » à la requête.  Les contenus des  bases de données sont tendanciellement mal référencés les moteurs de recherche classiques, ce qui pose un problème d’accès.

Les bases de données documentaires présentent pourtant un grand intérêt pour la veille stratégique. Elles allient la valeur ajoutée des contenus proposés avec un système de requête performant. Une étude menée en 2010 par Energy Technology Data Exchange (ETDE) tend à prouver la supériorité absolue d’une base de données structurée sur des moteurs de recherche classiques. Dans cette étude, une quinzaine de requêtes sont soumises à la base de données produite par l’ETDE dans le domaine de l’énergie. On compare ensuite les résultats précisément obtenus avec ceux des deux moteurs Google ou Google Scholar. Au final, la base de donnée structurée se révèle être la source la plus adaptée pour un public d’experts, notamment en cas de recherche thématique (type état de l’art).

En conclusion, la valeur ajoutée n’est pas toujours disponible en source ouverte (open data). La gratuité de l’information est aussi un « miroir aux alouettes ». Le chef d’entreprise doit parfois accepter de payer pour obtenir rapidement une information utile et de qualité.

 

 

 

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Search: « Qui donne à voir, donne à croire »! https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/search-qui-donne-a-voir-donne-a-croire https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/search-qui-donne-a-voir-donne-a-croire#respond Sun, 15 Apr 2012 08:21:32 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=2885 Savoir plus]]> Selon une récente étude Médiamétrie, 31,7% du trafic provient des résultats naturels des moteurs de recherche, 27% des accès directs, 14,7% des liens sponsorisés et 10% des sites référents (liens externes). Autrement dit, de plus en plus de visites sont générées sur les sites web par l’intermédiaire de moteurs de recherche. Avec plus d’un milliards de requêtes par jour, Google continue de dominer assez largement ce marché des moteurs de recherche. Aux États-Unis Google représente 65 % du secteur, contre 15 % pour Bing (Microsoft) et 14,5 % pour l’historique Yahoo (qui continue régulièrement de perdre des points d’audience). En Europe, les parts de marché de Google atteignent plus de 90% en France et dépassent 95% en Espagne.

Ainsi un phénomène nouveau (et parfois inquiétant) s’est progressivement installé depuis quelques années.  Nous sommes entrés dans une « société de la requête ». Les deux-tiers des internautes s’arrêtent de consulter les réponses après les dix premiers résultats. Et les moteurs de recherches entretiennent la confusion des genres en présentant et en classant les résultats, selon une logique fondée majoritairement sur leur popularité et non selon leur fiabilité. On mélange pour ainsi dire la notoriété et la crédibilité. On pourrait résumer le poids du Search à cette formule: « Qui donne à voir, donne à croire ».

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