Big data – Intelligence économique, Information et Influence… https://jacques.breillat.fr Le blog de Jacques Breillat Thu, 11 Feb 2021 13:12:52 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.21 https://jacques.breillat.fr/wp-content/uploads/2009/02/cropped-jb1-32x32.jpg Big data – Intelligence économique, Information et Influence… https://jacques.breillat.fr 32 32 Sur l’architecture distribuée du big data https://jacques.breillat.fr/concepts/sur-larchitecture-distribuee-du-big-data-2 https://jacques.breillat.fr/concepts/sur-larchitecture-distribuee-du-big-data-2#respond Sat, 17 Apr 2021 14:06:00 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3603 Savoir plus]]> Avec le Big data, la production volumétrique des données explose, constituant ce que Roberto di Cosmo appelle une « infobésité » ; c’est-à-dire la saturation de notre bande passante par un flux exponentiel d’information a priori peu ou pas utiles. Mais la nouveauté du Big data repose simultanément sur l’existence d’une nouvelle génération d’algorithmes qui permettent de gérer rapidement des milliers de données, de les mettre en relation les unes avec les autres et d’améliorer ainsi les capacités prédictives de tous les modèles d’analyse. Dans son ouvrage « Big data , penser l’homme et le monde autrement », Gilles Babinet rappelle justement que « la notion d’architecture distribuée permet alors d’accéder à la fois à des grandes quantités de données et de mobiliser de la ressource de calcul distribuée, c’est-à-dire située là où se trouve l’information elle-même distribuée. Toute l’astuce consiste à coordonner ces traitements de données dans le but de gérer les incohérences et les redondances ».
Ainsi, un service comme Google Flu permet de suivre presque en temps réel la propagation de la grippe. Ceci simplement en visualisant le nombre de fois ou les internautes tapent le mot grippe ou décrivent les symptômes de la grippe dans le moteur de recherche. Ces requête géolocalisées vont alimenter une représentation précise de la progression de la maladie et de la cartographier aussi bien dans le temps que dans l’espace. De la même façon, on serait capable de prédire l’évolution de la criminalité ou de localiser les zones d’embouteillage sur les routes. Ce type de démarche s’évérerait est aussi pertinente pour la météo, pour la prévention des maladies chroniques que pour l’émergence et la détection des tendances politiques. Même la cachette secrète de Ben Laden aurait été découverte grâce aux architectures distribuées du big data.
Pour caractériser la prégnance de ces nouveaux algorithmes, on parle volontiers d’une nouvelle « ère informationnelle », à partir de deux déterminants. D’une part, on mesure la multiplication des sources de données produisant des volumes exponentiels d’information. D’autre part, les nouvelles capacités de traitement et d’analyse permettent d’en extraire le sens explicite mais surtout d’en percer le sens implicite. Ce « sens caché » peut nourrir toutes les prédictions, en mettant en exergue les relations internes et la cohérence croisée des différentes bases de données.

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Sur l’architecture distribuée du big data https://jacques.breillat.fr/actualite-de-lie/sur-larchitecture-distribuee-du-big-data https://jacques.breillat.fr/actualite-de-lie/sur-larchitecture-distribuee-du-big-data#respond Sun, 01 Dec 2019 11:17:30 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3584 Savoir plus]]> big-data-318x2112Avec le Big data, la production volumétrique des données explose, constituant ce que Roberto di Cosmo appelle une « infobésité » ; c’est-à-dire la saturation de notre bande passante par un flux exponentiel d’information a priori peu ou pas utiles. Mais la nouveauté du Big data repose simultanément sur l’existence d’une nouvelle génération d’algorithmes qui permettent de gérer rapidement des milliers de données, de les mettre en relation les unes avec les autres et d’améliorer ainsi les capacités prédictives de tous les modèles d’analyse. Dans son ouvrage « Big data , penser l’homme et le monde autrement », Gilles Babinet rappelle justement que « la notion d’architecture distribuée permet alors d’accéder à la fois à des grandes quantités de données et de mobiliser de la ressource de calcul distribuée, c’est-à-dire située là où se trouve l’information elle-même distribuée. Toute l’astuce consiste à coordonner ces traitements de données dans le but de gérer les incohérences et les redondances ».
Ainsi, un service comme Google Flu permet de suivre presque en temps réel la propagation de la grippe. Ceci simplement en visualisant le nombre de fois ou les internautes tapent le mot grippe ou décrivent les symptômes de la grippe dans le moteur de recherche. Ces requête géolocalisées vont alimenter une représentation précise de la progression de la maladie et de la cartographier aussi bien dans le temps que dans l’espace. De la même façon, on serait capable de prédire l’évolution de la criminalité ou de localiser les zones d’embouteillage sur les routes. Ce type de démarche s’avérerait est aussi pertinente pour la météo, pour la prévention des maladies chroniques que pour l’émergence et la détection des tendances politiques. Même la cachette secrète de Ben Laden aurait été découverte grâce aux architectures distribuées du big data.
Pour caractériser la prégnance de ces nouveaux algorithmes, on parle volontiers d’une nouvelle « ère informationnelle », à partir de deux déterminants. D’une part, on mesure la multiplication des sources de données produisant des volumes exponentiels d’information. D’autre part, les nouvelles capacités de traitement et d’analyse permettent d’en extraire le sens explicite mais surtout d’en percer le sens implicite. Ce « sens caché » peut nourrir toutes les prédictions, en mettant en exergue les relations internes et la cohérence croisée des différentes bases de données.

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De l’art de décider https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/de-lart-de-decider https://jacques.breillat.fr/veille-strategique/de-lart-de-decider#respond Mon, 07 Oct 2019 23:01:28 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3571 Savoir plus]]> Busto de Pericles del siglo II d.C. Museo Británico, Londres.A l’heure du Big data, la question de la relation aux flux informationnels n’est pas neutre car elle oriente les travaux sur la prise de décision. En effet, l’information est classiquement considérée comme une sorte de carburant indispensable pour étayer des décisions. In abstracto, l’information doit venir nourrir, enrichir et alimenter l’ensemble d’un processus décisionnel. Ainsi, le chef d’entreprise, le décideur public ou le consommateur définissent un objectif ou expriment un besoin. Puis ils collectent, traitent, analysent et diffusent les informations disponibles, dans l’objectif de prendre (du moins l’espèrent t’ils) la « bonne décision ». C’est-à-dire la décision du meilleur choix, celle qui est à la fois efficiente et créatrice de valeur. Il peut s’agir d’augmenter le chiffre d’affaire, de renforcer l’attractivité d’une offre, d’acheter au meilleur produit ou service. Dans l’absolu, le statut de l’information est donc utilitaire. L’information est là pour éclairer un choix stratégique ou opérationnel.

Dans la réalité, il arrive que ce modèle soit fortement perturbé par un afflux massif d’information dont le volume vient saturer la « bande passante » du décisionnaire. Une volumétrie d’information trop abondante pour être traitée va neutraliser les capacités cognitives. Cette surabondance informationnelle a pour effet de noyer la prise de décision, sous une masse de signaux ingérables, inutiles ou contradictoires.  Ce processus quantitatif a été décrit par Roberto Di Cosmo sous le concept d’infobésité.

Mais au-delà de cette saturation informationnelle ou cognitive, le Big data questionne aussi toute une « économie de l’attention ». En effet, les producteurs d’information se sont multipliés (médias, bases de données, spécialistes de marketing, communicants, internautes…) . Dans un tel foisonnement,  il n’est pas aisé de détecter le « signal faible », ce message porteur d’opportunités ou de menaces. Le regard du décideur se perd alors entre des signaux multiples qui rivalisent d’intérêts. Ses capteurs s’affolent. L’organisation se voit alors privée de cap ou plus précisément le décideur devient incapable de choisir raisonnablement le cap. Ce phénomène de procrastination peut aboutir à une non décision du leadership. A défaut de pouvoir décider avec le maximum de garanties, on remet au lendemain la décision à prendre. Or dans un marché hyperconcurrentiel, l’agilité organisationnelle est primordiale. Pour l’entreprise, la non prise de décision se révèle donc être souvent le pire des choix à l’exception de tous les autres.

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Le 25 mai c’est RGPD https://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/le-25-mai-cest-rgpd https://jacques.breillat.fr/protection_des_informations/le-25-mai-cest-rgpd#respond Fri, 25 May 2018 08:47:05 +0000 http://jacques.breillat.fr/?p=3507 Savoir plus]]> visuel-RGPD-2018Aujourd’hui, le Règlement général de protection des données personnelles (RGPD) dans l’Union européenne entre en vigueur en France. Derrière ce sigle barbare se profile un texte incontournable pour les organisations publiques ou privées (PME/PMI, grandes entreprises, collectivités territoriales, associations…). Désormais, le traitement automatisé des données personnelles devra reposer sur le consentement écrit, clair et explicite de chaque internautes. Cette réglementation européenne plus restrictive représente un enjeu majeur pour les grandes entreprises du numérique. En effet, le modèle économique des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) repose largement sur l’exploitation et la valorisation des données personnelles. En collectant des nombreuses données (Like, statut, messages…) les réseaux sociaux précisent de profils d’utilisateurs qui permettent de caractériser des cibles marketing et publicitaires. Ces profils sont aussi enrichis par nos habitudes de navigation, sous la forme de cookies

La protection des données introduite par le RGPD repose sur quatre grands principes : majorité numérique, portabilité des données, droit à l’effacement et à la protection effective des données. Premièrement, chaque internaute doit prendre conscience de son consentement éclairé au commerce des données personnelles. La majorité numérique sera donc fixée à 15 ans en France. C’est l’âge à partir duquel un adolescent protégera lui-même ses données. Deuxièmement, chaque opérateur devra permettre la portabilité des données. Ainsi, des informations personnelles laissées sur une plateforme pourront migrer librement vers une autre plateforme.  Troisièmement, chaque internaute se voir reconnaître un droit à l’effacement de ses données personnelles. Par exemple, il pourra s’adresser à un site ou à un moteur de recherche pour ne plus être référencé à partir de son nom. Enfin en cas de piratage, chaque entreprise gestionnaire de données devra immédiatement informer la CNIL. L’autorité numérique examinera alors l’efficience des procédures et les moyens dévolus à la protection des données.

En cas d’infraction au RGPD, l’Union Européenne se dote d’une batterie de sanctions particulièrement coercitives. La Loi prévoit d’infliger jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires annuel pour une entreprise défaillante. Le montant de ces amendes parait suffisamment élevé pour s’avérer dissuasif. Par ailleurs en cas de manquement, le RGPD entend favoriser les recours collectifs des citoyens et les actions de groupe. Des collectifs pourront donc se constituer pour mettre un terme à l’exploitation illicite de données. Les internautes européens pourront s’organiser dans des collectifs et des associations de défense.  Le rapport au faible au fort pourrait ainsi progressivement s’inverser, mettant les grandes entreprises du numérique en position d’accusé et exposant leur E-réputation.

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